Gouvernement burkinabè : Tourner sept fois la langue désormais

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Beyon Luc Adolphe Tiao, Premier ministre du Burkina Faso
Beyon Luc Adolphe Tiao, Premier ministre du Burkina Faso

Le mercure du thermomètre social est descendu d’un cran cette semaine. Le bras de fer Gouvernement-toubibs a penché en faveur … des populations. Mais le Premier ministre y a laissé des plumes et le porte-parole du gouvernement, la voix.

Les Burkinabè saufs de la bataille des éléphants

Les Burkinabè peuvent pousser un soupir de soulagement car assurément, la levée de cette grève de dix jours sauvera des vies et fera l’économie de souffrances inutiles. Bravo au gouvernement d’avoir reculé (parce que le Mercure de la semaine passée le lui a demandé) et bravo aux syndicats d’avoir mis du vin dans leur alcool qui montait vers 100°.

Mais il est temps de solder les comptes, surtout du côté du Premier ministre.

La rançon des déclarations hâtives

Sans conteste, le gouvernement sort de ce bras de fer les oreilles basses. Et il n’aura qu’à s’en prendre à son chef qui est allé vite en besogne en déclarant devant une Assemblée nationale un 4 avril 2013 qu’il ne reculera pas et ne pliera pas devant les revendications du syndicat.

Une position aussi tranchée ne pouvait que mener dans un cul-de-sac, surtout lorsqu’on sait maintenant que le gouvernement ne semble pas être allé au bout de ses investigations avant de sanctionner l’agent de santé. En plus, le SYNTSHA a eu l’idée de s’allier les faveurs de l’opinion en adoptant un style de grève qui ne crève pas la tirelire déjà trouée des malades.

A l’avenir donc, le Premier ministre ou tout membre du gouvernement devrait remuer sept fois la langue avant de sortir des propos qui les jetteront plus tard dans l’embarrassante boue du  ridicule comme c’est le cas pour ce coup-ci (à moins que ce ne soit calculé).

Quel crédit accorder désormais aux positions fermes du gouvernement ?

Une situation qui permet d’émettre des doutes  à l’avenir sur la crédibilité des sorties, promesses et décisions du gouvernement et de son chef.

En l’espace d’un mois, le Premier ministre a subi deux rebuffades cinglantes (Université de Ouaga et affaire Nonguebzanga Kaboré). Les prochaines poseront, plus que des interrogations sur sa crédibilité, des questions sur sa légitimité et sa capacité à diriger l’organe exécutif du Burkina.

La Rédaction

Il y a 11 commentaires

  1. LAT, pendant la journ?e du paysan, fait ton chaud et donne ta d?mission. Ce n’est pas un conseil, c’est une revelation. Tu peux ne pas y croire

  2. il y a une t elle precar?t? morale et intellectuelle en afriqeu que j ai peur pour notre pays le burkina mais le peuple burkinab? est unis pour toujour

  3. prions pour notre pays plus de 20ans au pouvoir c est inquietant un pouvoir corripu car le pays est mal gouvern? il faut un changement au sommet de l, etat

  4. sans commentaire, c,est la real politik qui le(L.A.T) rattrape BLAISO vs devez savoir qui st ceux ki veule le bien du pays.. PREMIER MINISTR JUSKO DERNIER MINISTRE OUSST!!

  5. trop trop presser arrive trop tard. de nature je n'aime pas kelk1 qui parle trop car on s'en rend tj compte qu'ils agissent peu. c'est juste une le?on honteuse car je me demande de fois ke font ces milliers de conseillers de Blaise? LAT doit d?missionner avec tt son gouvernement

  6. Rien de tout ?a ne me surprend. A propos de cette gr?ve et suite ? la d?claration de gu?rre du PM contre le SYNTSHA apres une discution chaude avec un coll?gue je disais que les position fermes c’?tait avant.. Quant on est coup? des realit?s quotidiennes de la populace,Quant on ne represente plus vraiment un peuple, on a pas de position ferme. On cherche ? colmater les br?che en attendant que cela soit impossible.. LA VERITE ARRIVE A GRAND PAS.

  7. Il faut d?sormais que nos dirigeants ?vitent de poser des actes ou d’en faire poser sur des base purement hasardeuses et sans consultations des vrai acteurs.

  8. A sa place, je rends ma demission.Ou il est lechef du gouvernement ou il ne l’ai pas. Je me rappelle encore lorsque Tiao arrivait comme premier ministre, il disait qu’il avait les mains libres pour travailler, mais le temps nous montre que ce n’est pas le cas. il a certes ?t? reconduit mais que vaut-il maintenant, surtout aux yeux de ses d?tracteurs, qui pensent qu’il parle trop pour ne rien dire ou faire.

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