Presse bobolaise : Halte aux journalistes fictifs!

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L’univers médiatique de Bobo s’est enrichi ces dernières années avec la création de nouvelles entreprises de presse et la décentralisation de certains organes d’envergure nationale. Cependant, des journalistes fictifs infiltrent les rangs de ces vaillants soldats de la plume.

Le nombre élevé de journalistes et la diversité des organes de presse assurent la pluralité de l’information. Mais, à Bobo-Dioulasso, certains individus n’appartenant à aucun organe de presse, et n’étant pas reconnus comme des pigistes ou des indépendants, usurpent le titre de journaliste.

Présents seulement dans les cérémonies où les chances d’obtenir des sous sont élevées, ces journalistes d’un jour pourraient porter préjudice aux professionnels qui font consciencieusement  leur travail.  En effet, leurs conduites s’écartent des activités traditionnelles des journalistes, à savoir la collecte, le traitement et la diffusion de l’information.

Dans l’hypothèse où ces individus venaient à commettre des délits ou des contraventions (escroquerie par exemple) en tant que « journalistes », c’est toute la famille médiatique de Bobo qui risque d’en pâtir.

Le Conseil Supérieur de la Communication a déjà consenti des efforts, en initiant les cartes de presse. L’on espère que l’Observatoire Burkinabè des Médias, en collaboration avec les associations et syndicats de presses, prendra ce problème à bras le corps. Les organisateurs d’événements devraient, eux, être vigilants, et demander les couvertures médiatiques avec professionnalisme. Un avocat non inscrit à un barreau n’est pas un avocat. De même, un journaliste qui ne travaille dans aucun organe de presse ou une structure similaire, devrait se garder  de s’immiscer dans les activités de la presse.

 

Michel KONKOBO

Pour Burkina 24

 



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