Ouagadougou: les élèves devancent leurs enseignants dans la rue

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Les élèves ont décidé de lutter pour le bien-être de leurs enseignants (Ph. B 24)
Les élèves ont décidé de lutter pour le bien-être de leurs enseignants (Ph. B 24)

Suite à l’annonce du mot d’ordre de grève des enseignants du secondaire lancé pour le 10 mai prochain, les élèves de Ouagadougou ont observé une grève ce 6 mai en brandissant des pancartes où on pouvait lire “Nous voulons une augmentation de salaire de nos enseignants“, “Nous ne voulons pas d’année blanche“.  

Les élèves de Ouagadougou ont déserté les classes au profit de la rue ce lundi 6 mai 2013 à l’appel de l’Association des élèves et étudiants de Ouagadougou (AEEO). D’abord réunis à la Place de la Nation aux environs de 8h, le cap a été mis sur le ministère des Enseignements secondaires et supérieures (MESS) dans le but de rencontrer le ministre Moussa Ouattara. Là, un dispositif sécuritaire a été mis en place pour prévenir d’éventuels débordements. Après des tractations avec les agents de la CRS, les élèves se sont finalement ravisé d’attendre le ministre. Au bout de près d’une heure et demie d’attente, le ministre qui, dit-on, était en partance pour la primature, a été obligé de faire demi-tour pour les satisfaire.

Aux environs de 10h 15mn, on assiste à un face-à-face ministre-élèves. Au menu des échanges, trois points essentiels, a indiqué Alexis Zoungrana de l’AEEO, section Lycée Nelson Mandela: le probable boycotte des enseignants du fait de la non satisfaction de leur plateforme revendicative, la question des sujets uniques aux examens du Baccalauréat et les conditions sociales dans les écoles telles les infirmeries scolaires, les cantines scolaires.

Il n y aura pas de blanchiment d’année ni d’examens pris en otage

Le ministre, pour sa part, a rassuré qu’il n y aura pas de blanchiment d’année et qu’aucun examen ne sera pris en otage par les enseignants parce que des rencontres sont prévues pour ce samedi avec les responsables des deux syndicats pour leur faire part des propositions du gouvernement. Le ministre en charge de la Fonction publique et lui-même examinent la question, a-t-il confié.

Concernant les questions uniques aux examens du Bac, des mesures sont prises dont un projet d’arrêté en cours de relecture pour une prise en compte des doléances des élèves. Le troisième point est assez essentiel selon le ministre Ouattara et des discussions seront menées avec le ministre de la Santé pour une amélioration des services sociaux dans les établissements.

Le ministre est venu nous embobiner

A l’issue de cet entretien, Dramane Sankara, qui est le Secrétaire général du Lycée professionnel régional du Centre (LPRC) a affirmé que le ministre est juste venu faire un acte de présence. Pour lui, il n ‘a rien dit de concret, “il nous a juste embobiner“. De ce fait, il met en garde en ces termes: “Si rien n’est fait de concret d’ici demain, les élèves vont encore ressortir dans la rue“.

Wendyida Germaine KERE

Pour Burkina 24



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Il y a 8 commentaires

  1. Rien ne sert d'envoyer des innocents dans la rue pour defendre vos interets chers enseignants.Essayer de trouver une porte de sortie de negociation que l'usage des voix publiques qui ne donne pas une bonne image du burkina a l'heure actuelle

  2. C’est tout a fait l?gitime d’utiliser les ?leves comme arme. Oui l’ETAT doit r?agir en donnant une suite favorable ? leur dol?ance datant de 2010. L’Etat burkinab? ne comprend que le language de la violence!?a il faut le reconnaitre!

  3. Ecoutez je pense qu’il faut eviter de le b?b? avec l’eau du bain. Pour celui la qui trouve que c’est parceque les ?leves n’aiment pas l’?cole et qui veut qu’on la supprime je pense le mieux c’est de proposer des solutions pour resoudre le probleme au lieu de raisonner de la sorte. Eleve.

  4. Merci Inou Ma?ga. regarde un peu les sujets qu’ils sont all?s aborder devant le ministre. Vous qui n’avez m?me pas le minimum de la bienseillance, qui intimider vos professeurs, qui ?tes les premiers ? donner ? l’?tat les pr?textes pour mettre des sous dans les batiments que vous vendaliser ? longueur de journ?e… c’est vous ?l?ves qui avez d?truit les conditions de vos enseignants et partant vos propre locaux… Vous ne savez m?me pas utiliser une poubelle dans vos classes!

  5. C’est bien facile ? vous d’?voquer les responsabilit?s de nos dirigeants qui soit dit en passants ne savent m?me plus quoi faire. Mais nous m?me chers camarades ?l?ve, sommes le premiers cauchemars de nos enseignants. La gr?ve des enseignants ?tait planifier, avec effet cons?quence, arguments et strat?gie. Par notre action, nous avons peut ?tre mis mal l?initiative des organisateurs. les ?l?ves sont all?s sur un coup de t?te aborder un sujet dont eux m?me sont responsable, et donnant ainsi au ministre la latitude d’agir a sa guise d?sormais, car ayant maintenant des arguments gagner du temps.

  6. Il me semble que les ?l?ves n’aiment plus l’?cole, autant les fermer toutes. Je comprends qu’ils veuillent soutenir leurs profs, mais observer une gr?ve avant m?me La GR?VE c’est une aberration.

  7. je pense que le gouvernement doit prendre ses responsabilit?s.a chaque foi les enseignants utilisent les ?l?ves comme bouclier pour revendiqu?.trop c’est trop

  8. En tant qu’?l?ve je pense que cette gr?ve est tout ? fait l?gitime au vu des conditions m?prisables dans lesquelles travaillent nos enseignants. Ce qui est d?plorable c’est l’organisation anarchique de la marche. Qui en plein centre ville font descendre des vieilles personnes du bus,se conduisant en intellectuels analphab?te, c’est trahir la trame de notre formation. Que Dieu b?nisse le Burkina Faso! Eleve Tle au zinda.

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