Football: Le jeune Nafi Dicko-Raynauld en plein succès au Canada et fier de ses origines burkinabè.

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Nafi Dicko-Raynauld © Yvan Doublet
Nafi Dicko-Raynauld © Yvan Doublet

Agée de 22 ans, Nafi trouve l’équilibre entre ses études d’ingénieur en génie mécanique et sa passion le football communément appelé soccer en Amérique du nord. Burkina 24 vous présente cet athlète professionnel qui joue au poste de défenseur pour l’équipe du Rouge et Or de l’Université Laval.

Burkina 24 (B24): Qui est Nafi Dicko-Raynauld?

Nafi Dicko-Raynauld (NDR) : Je suis un Québécois, né d’un père Burkinabè et d’une mère Québécoise, qui a vécu toute sa jeunesse à Gatineau, une ville à 200 km de Montréal. J’ai 22 ans et j’étudie actuellement à l’Université Laval dans la ville de Québec. Je joue dans l’équipe de soccer du Rouge et Or depuis maintenant trois ans.

 

B24 : Peux-tu nous parler de ton parcours?

NDR : Depuis mon plus jeune âge, le soccer a toujours fait partie de ma vie. J’ai commencé officiellement à jouer à l’âge de 5 ans dans les catégories récréatives à Hull, un secteur de la ville de Gatineau. J’ai joué dans l’équipe représentant ma région, soit l’Outaouais, à partir de l’âge de 12 ans. À 18 ans, j’étais le capitaine de mon équipe et nous avons été sacrés champions de la province du Québec et avons terminé au quatrième rang à l’échelle nationale. Par la suite, j’ai joint les rangs du Rouge et Or de l’Université Laval, l’une des puissances du soccer universitaire canadien. En janvier 2013, j’ai été élu capitaine de l’équipe et notre équipe a remporté le championnat universitaire québécois pour la saison hivernale.

 

B24 : Comment arrives-tu à trouver l’équilibre entre ta formation d’ingénieur et les exigences liées à la pratique de soccer de haut niveau?

NDR : Mes parents m’ont inculqué depuis que je suis tout petit que l’école était très importante dans la vie, et que malgré mes réussites sur le plan sportif, il fallait toujours garder l’école et plus précisément l’éducation comme l’une des priorités. C’est pourquoi j’ai toujours mis les efforts non seulement sur le terrain de soccer, mais aussi dans mes livres d’école, ce qui me permet d’être à deux ans de graduer et de devenir ingénieur.

 

Nafi Dico-Raynauld © Pierre Bonenfant
Nafi Dico-Raynauld © Pierre Bonenfant

B24 : Tu feras partie de l’équipe universitaire représentant le Canada en Russie en Juillet prochain. Peux-tu nous en parler un peu plus et nous dire qu’est-ce que cela représente pour toi?

NDR : Cela va être la troisième fois que je vais représenter mon pays sur la scène internationale. Cependant, ce sera la première fois pour du soccer extérieur, les deux autres fois étant respectivement pour du futsal au Venezuela et du soccer 7 contre 7 au Brésil. Avec une nomination sur la première équipe d’étoiles universitaires canadiennes cet automne, cette sélection sur l’équipe canadienne universitaire n’est pas une surprise à mes yeux. Je dirais que c’est plutôt une belle récompense pour tous les efforts que j’ai investis dans mon sport.

 

B24 : Quelles sont tes ambitions pour les 5 prochaines années?

NDR : Il me reste encore deux ans d’éligibilité au niveau universitaire, donc je vais tout faire pour tenter de remporter le championnat canadien universitaire. Il faut savoir que l’équipe de soccer masculine du Rouge et Or de l’Université Laval en a remporté un en 2009, l’année avant mon arrivée. Après la fin de ma carrière universitaire, je n’ai pas encore songé à ce que j’allais faire en termes de soccer. On verra les opportunités qui s’offriront à moi à ce moment, mais je préfère plutôt penser au moment présent et investir toute mon énergie pour mes deux années restantes.

 

B24 : Considérerais-tu une expérience avec les Étalons du Burkina si l’opportunité t’était offerte?

NDR : Il est clair que je suis très fier de mes origines burkinabè. Je serais donc effectivement très honoré que l’équipe nationale m’offre cette opportunité que j’accepterais volontiers.

 

B24 : Ton dernier mot Nafi?

NDR : Cela m’a fait un grand plaisir de répondre à vos questions et je suis très flatté de l’attention que vous m’avez portée. Au plaisir de se reparler un de ces jours.

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