MACO: Les mères détenues à l’honneur à l’occasion de la fête des mères

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Le Laarlé Naaba, parrain de la cérémonie de commémoration de la fête des mères à la MACO. Ph.B24
Le Laarlé Naaba, parrain de la cérémonie de commémoration de la fête des mères à la MACO. Ph.B24

A deux jours de la fête des mères, le personnel féminin de la Garde de sécurité pénitentiaire a eu une pensée pour les mères détenues. Une cérémonie qu’il a organisée a réuni autorités, artistes, détenus et personnel de la prison au sein de la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou ce vendredi dans la matinée. Dans une ambiance de fête pour les pensionnaires, l’occasion se prêtait à un plaidoyer en faveur de conditions de détention plus humaines. Les citoyens ont également été invités à jouer leur rôle dans la socialisation des détenus.

Un jour pas comme les autres pour les pensionnaires de la Maco, et ce, à l’initiative de l’amical du personnel féminin de la prison. C’est un hommage aux mères détenues, mais surtout une activité qui vise “l’épanouissement et la resocialisation des détenus, particulièrement les femmes et les mineurs”, a expliqué Rachel Tiendrebeogo, délégué du personnel féminin.

Rachel Tiendrebeogo, délégué du personnel féminin de la GSP. Ph.B24
Rachel Tiendrebeogo, délégué du personnel féminin de la GSP. Ph.B24

Organisée en collaboration avec l’amical des artistes du Burkina, la cérémonie a été dominée par des prestations d’artistes qui ont redonné, en une matinée, de la vie à un milieu coupé de l’ambiance de la ville. Pour l’occasion, la représentante du Ministre de la promotion de la femme et du genre, ainsi que les autres intervenants n’ont pas manqué de souligner le rôle de tous les citoyens, aux côtés de la Gardes de sécurité pénitentiaire, dans la ré-socialisation des détenus. Car, “un détenu ré-socialisé, c’est un capital humain recouvré“, a conclu la représentante de la marraine.

Et pour le parrain, le Laarlé Naaba Tigré, qui a promis d’intensifier son engagement pour de meilleures conditions de détention des prisonniers, des gestes comme une visite, un don, sont une façon pour tout citoyen de contribuer à leur ré-socialisation. “Personne ne peux jurer qu’il ne sera pas un jour ici, à tord ou à raison” a-t-il lancé, avant de souhaiter aux détenus: “Que Dieu vous libère de cette prison afin que vous veniez contribuer au développement de ce pays”.

En plus d’aider à l’exécution des peines privatives de liberté, la Garde de sécurité pénitentiaire, corps paramilitaire qui compte 1 851 éléments dont 253 femmes, contribue à la réinsertion sociale des personnes détenues en assurant leur préparation à un retour à une vie libre et normale dans la société.

Justin Yarga

Burkina 24

Justin Yarga

Journaliste web qui teste des outils de Webjournalisme et datajournalisme, Media strategy consultant.

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