Arrondissement 4 de Ouaga : Jusqu’à quand le CDP boudera-t-il Anatole ?

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Finalement, le pardon et les excuses publics d’Anatole Bonkoungou, le militant du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) qui « a osé » braver le tout-puissant Secrétariat exécutif national, semblent ne pas vouloir émouvoir les cœurs des « gourous » du parti au pouvoir. Certains discours et comportements  l’attestent.

Les militants qui respectent  les consignes du parti (Ph : B24)
Les militants qui respectent les consignes du parti (Ph : B24)

Samedi 25 mai 2013. Place de la nation à Ouagadougou. Meeting de remerciement du CDP aux militants du Kadiogo pour la victoire éclatante du parti aux élections couplées. L’affaire « Arrondissement 4 » se signale déjà par une banderole grand format maintenue par deux bouts de bois que tiennent des jeunes. Il est clairement écrit en français balbutiant : « Les militants de l’arrondissement n°4 qui respectent les dirigeants et les consignes du parti ».

Conséquences à tirer. Un, les militants qui ne respectent pas les dirigeants et les consignes du parti, donc les partisans d’Anatole Bonkoungou, ne sont pas présents à ce meeting ou ne sont en tout cas pas les bienvenus. Deux, ces militants ne sont toujours pas les bienvenus au sein du parti puisque celui qu’ils ont choisi y est persona non grata. Trois, la hache de la dissidence n’est pas encore prête de connaître le parfum du sous-sol.

A quand les candidatures indépendantes ?

Et le directeur provincial de campagne du CDP, Arthur Kafando, confirmera.  Pendant les félicitations qu’il adressait aux militants pour avoir permis au parti de régner sur tous les arrondissements de la capitale, Arthur Kafando a glissé (entre parenthèses) que « même ceux qui ne sont pas soumis, se soumettront », un sourire ironique aux lèvres.

Le bras de fer continue donc. Mais jusqu’à quand ? Il est bien vrai que ce linge  sale est celui du CDP et que la façon dont il le lave regarde. Mais cette situation vient poser une question : les partis politiques se soucient-ils réellement de la volonté des populations qu’ils disent représenter ? N’est-il pas temps pour le Burkina d’essayer l’expérience des candidatures indépendantes pour échapper à la dictature des partis politiques ? Le débat mérite d’être remis sur le tapis. Et le plus tôt possible.

Abdou ZOURE

Pour Burkina 24



Abdou ZOURE

Abdou Zouré est le rédacteur en chef de Burkina24.

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Il y a 2 commentaires

  1. KOURAOGO BOUKBRE je suis tres contant avec le senat. article 37 n’est pas le coran. On doit le modifier. ? LUI DE CHOISI SON REMPLACANT. Dieu lui a donn? la change de toute tous. le pouvoir, la forune la patience, ect.

  2. Cmt peut accepter le pardon de celui qui a tu? et rejeter pr le soi disant trahi?Ns sommes mal gouvernes.

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