Front social au Burkina : Le tir de semonce du SYNATEB

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Le Syndicat national des travailleurs de l’éducation de base du Burkina (SYNATEB) a organisé des sit-in  sur l’ensemble du territoire national ce mercredi 29 mai 2013. A Ouagadougou, c’était à la Direction régionale de l’éducation de base et de l’alphabétisation (DREBA)   qu’un millier d’enseignants du primaire se sont réunis, selon le SYNATEB, pour réclamer de meilleurs conditions de travail.

Les enseignants lors du sit-in à la DREBA (Ph : E. Kafando - "Le Pays")
Les enseignants lors du sit-in à la DREBA (Ph : E. Kafando – “Le Pays”)

Les responsables du syndicat réclament à leur ministère de tutelle, celui de l’Education nationale et  de l’alphabétisation (MENA), l’amélioration de leurs conditions de travail. Il s’agit principalement des « frais de fonctionnement des circonscriptions d’éducation base (CEB), des écoles, la prise en charge des enseignants lors des groupes d’animation pédagogiques et des conférences pédagogiques », a confié à Burkina 24, le Secrétaire  général du SYNATEB, Tahirou Traoré.

1 point satisfait sur 8

SYNATEB 2Il explique que le SYNATEB a eu plusieurs rencontres avec le MENA avant celle du 9 mai lors de laquelle le ministère a remis les réponses à sa plateforme revendicative déposée au sortir de son 17e conseil syndical. « Quand on a reçu les réponses, nous les avons examinées le 17 mai lors d’une réunion avec le bureau syndical. C’est là qu’on a constaté que sur les 8 points, il y a un seul point de satisfait et deux qui étaient partiellement satisfaits », explique Tahirou Traoré.

Pourquoi transférer les revendications au ministère des Finances ?

Les points qui font l’objet du courroux des enseignants ont été transférés au Ministère de l’économie et des finances (MEF), révèle le SG. « Pour nous, comme c’est une lutte sectorielle, le MEF n’est pas notre interlocuteur », rétorque-t-il avant d’ajouter : « Notre ministère de tutelle c’est le MENA, et c’est le MENA qui doit chercher des solutions avec le MEF pour nous satisfaire. Le sit-in de ce matin vise à ce que le MENA réexamine nos revendications et faire en sorte que nos conditions de travail s’améliorent».

Tahirou Barry, SG du SYNATEB : "Nous avons juste voulu nous faire entendre" (Ph : synateb.canalblog.com)
Tahirou Barry, SG du SYNATEB : “Nous avons juste voulu nous faire entendre” (Ph : synateb.canalblog.com)

8 000 F CFA de dotation en carburant par trimestre pour un inspecteur

A titre d’illustration, concernant notamment les CEB, Traoré révèle que  leur ministère de tutelle alloue 20 000 F CFA de carburant  par circonscription et par trimestre. «Si vous faites le ratio, cela revient à 8 000 F CFA chacun pour le conseiller pédagogique et l’inspecteur ; quel travail peuvent-ils faire avec 8 000 F CFA de carburant pour trois mois ? » Il ajoute que les motos utilisées par les inspecteurs sont vétustes et insuffisantes, même s’il salue la fourniture par le MENA cette année de 200 motos aux CEB.

A.Z

 

Le SYNATEB ne menace pas les examens

Cependant, le SYNATEB ne menace pas de prendre en otage les examens du Certificat d’études primaires (CEP), précise le SG, qui ajoute que leur action est « différente » de celle du SYNAPAGER. « En tant qu’éducateurs, ce n’est pas notre objectif (…), chez nous ce n’est pas notre vision », avant d’indiquer toutefois que  « nous avons voulu nous faire entendre et nous pensons que le MENA, après avoir vu la mobilisation de ce matin à travers l’ensemble du pays, trouvera les moyens de comprendre  cette mobilisation et d’aller  vers les solutions ». Des solutions qu’il juge « objectivement » possibles à trouver.

Le sit-in à Ouagadougou  a  débuté à 7 h et a pris fin aux environs de 12 h. Les responsables du SYNATEB auront ensuite une rencontre pour faire le bilan du sit-in sur l’ensemble du territoire, a appris Burkina 24.

Abdou ZOURE

Pour Burkina 24



Abdou ZOURE

Abdou Zouré, journaliste à Burkina24 de 2011 à 2021. Rédacteur en chef de Burkina24 de 2014 à 2021.

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There are 7 comments

  1. El Commandant |

    “MIEUX VAUT TARD QUE JAMAIS ” Loin d’?tre enseignant je me demandais que faisaient les syndicats d’education de base?pendant que les autres posaient leurs probl?mes et engrengeaient des acquis eux ,ils sont rest?s ? la traine. Seul la lutte dans l’union lib?re. Seule les enseignants ne sont pay?s ? la hauteur de leur tache.

  2. chers educateurs,j n vs cprends pas,tres prochainement vs beneficierai d un statut particulier aussi allechant que les policiers.n devancer pas l iguane dans l eau.a defaut arreter de ns distraire

  3. c’est biendit Mr le SG. c’est bien de se clamer ?ducateur. Sachez seulement que vous n-?tes plus ?ducateurs que vos amis du SYNAPAGER. Lorsqu’un responsable de votre trame doit s’exprimer, il faut peser les mots. Les moyens de lutte sont mainteneant vari?es surtout avec ce regime. Mais bref, j’oubliais d?j? que vous ?tes un SG ? vie. quelle diff?rence avec ce pouvoir. si seulement mes coll?gues enseignant prenaient comme moi la mesure des choses. De toute fa?on, nous souhaitons bon vent au SYNATEB.Vigilence surtout.

  4. Le T?m?raire |

    Messieurs du SYNATEB, plantez bien cela dans vos cr?nes: ce gouvernement moribond r?agit exactement comme l’?ne: il avance quand il est tortur?. La seule arme qui vaille pr cet ?ne et que vous pourriez utiliser reste les EXAMENS SCOLAIRES. Alors faites-en bon usage o? vous ne serez jamais ?cout?s. ? ce que je sache les revendication ne date pas d’aujourd’hui. Et si l’?tat a les moyens de se doter 15 voitures ? pr?s d’un milliards, s’il peut allouer 6 milliards/an pour une institution dont la cr?ation divise les burkinab?, alors qu’il aussi songe ? l’?ducation. Cela est plus qu’un choix politique, c’est un devoir moral. Essayons la “NON EDUCATION”?

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