La pédophilie, un phénomène galopant au Faso

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Photo d'illustration. Des enfants africains
Photo d’illustration. Des enfants africains

Un homme politique disait que la morale agonisait au Burkina. Continue-t-elle d’agoniser ? Assurément non. Peut-être pourrit-elle dans le sépulcre des ignominies. En effet, une pratique révoltante, la pédophilie, prend de l’ampleur au Burkina ces derniers temps.

La mouvance de l’actualité intrigue : Un blanc a été arrêté pour viol d’enfants de 4 à 14 ans,  et  présenté aux journalistes le 30 mai. Plus tôt, toute la presse nationale faisait écho de viols de plusieurs garçonnets par un entraineur autoproclamé, « Gina Rouge », à Kombisssiri. La semaine dernière, à Bobo, un autre pédophile, reconnu coupable de séquestration et viol d’un garçon de 13 ans, a été condamné à 20 ans de prison ferme. Toujours dans la deuxième ville burkinabè, dimanche dernier, une fillette de 4 ans a subi les mêmes supplices d’un esclave de la libido.

Ce qui aurait favorisé le phénomène

La pornographie, la perversion des mœurs et le non-respect de la discipline familiale pourraient expliquer l’émergence du fléau de la pédophilie. En effet, visionner des films montrant des ébats sexuels sans égard à aucune règle morale, peut pousser les hommes à confondre le virtuel et le réel. Aussi, le Burkina n’est plus le même réputé pour la droiture morale de ses citoyens. Cela s’explique en partie par le fait que certaines valeurs traditionnelles et familiales sont foulées au pied. A titre d’exemple, l’inceste faisait l’objet de bannissement de la famille chez les Mossi, et la zoophilie donnait lieu à une discrimination à vie. Mais, de nos jours, ces normes sont sacrifiées sur l’hôtel du modernisme et de la quête déraisonnée du bonheur individuel.

Les précautions à prendre

Si l’on n’y prend garde, le Burkina Faso risque de basculer sur le mauvais chemin de certains pays de l’Afrique Australe, où la pédophilie et le viol sont  « sensés » guérir du SIDA ou procurer richesse. Pour cela, il faut une ferme législation en la matière. Mais en attendant, mieux vaut prévenir que guérir. C’est pourquoi il importe de parler de viol aux enfants, avec un  langage adapté. Car, nombre de ces prédateurs attirent les enfants dans des endroits clos, par les moyens de friandises, de jouets et de flatteries. Les ONG de protection des droits des enfants doivent également agir. C’est déjà bien de lutter contre le travail des enfants. Mais, il faut aller plus loin, en protégeant la vie de ces mineurs. Car des troubles psychologiques, la contraction d’IST et autres, peuvent survenir suite à la pédophilie. Des sensibilisations, des actions de suivie et des poursuites judiciaires sont donc nécessaires.

Michel KONKOBO

Pour Burkina 24



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Il y a 2 commentaires

  1. Merci pour cet article instructif et bien ?crit dans son ensemble. Et merci aussi d’aborder ce sujet car la p?dophilie est une pratique absolument ignoble et un sujet encore trop tabou au Burkina. Cependant, j’aimerais faire une remarque : je suis g?n?e de voir ?crit par un journaliste, “un blanc a ?t? arr?t?…”. Ce genre d’appellation, selon moi, est r?ductrice. Pourquoi ne pas dire “un fran?ais r?sidant au Burkina”, ou “un homme d’origine europ?enne…”. Se faire appeler “le blanc” quand on se ballade en ville ou dans le quartier, m?me si ?a agace, est tol?r? dans ce contexte. Mais de la plume d’un journaliste, je trouve personnellement cela peu appropri?. Je pense que cela a ?t? ?crit machinalement et sans m?chancet?, mais je ressens le besoin de le souligner lorsqu’il s’agit d’un homme de lettres qui ?crit… Bravo tout de m?me pour votre article !

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