Processus de paix au Mali : Kidal reste le nœud gordien à trancher

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« Processus de paix au Mali » et « Kidal » ont été les maîtres mots ce lundi 3 juin à Ouagadougou

Les représentants du médiateur de la CEDEAO, des NU, de l'UA et de l'UE face à la presse (Ph. B24)
Les représentants du médiateur de la CEDEAO, des NU, de l’UA et de l’UE face à la presse (Ph. B24)

au cours d’une concertation entre les représentants du médiateur de la CEDEAO, des Nations unies, de l’Union africaine (UA) et de l’Union européenne (UE) et une délégation commune du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et du Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et un émissaire de Bamako pour le Nord du Mali.

“Kidal reste la question la plus importante à résoudre dans le processus de paix au Mali. Elle renferme en elle-même toute la problématique qui se pose aujourd’hui au Nord-Mali.

Il nous faut donc de faire en sorte que Kidal ne soit pas exclue de ce processus de normalisation et du processus électoral. Tous les acteurs sont d’accord sur l’essentiel mais il reste quelques modalités à régler. Lesquelles modalités feront l’objet de négociations dans les jours à venir”.

 Ces propos du représentant du médiateur de la CEDEAO, Djibrill Bassolé, font la synthèse des pourparlers qui se sont menés le 3 juin dernier dans la capitale burkinabè entre les différentes parties prenantes intervenant dans le processus de paix au Mali.

Les élections du 28 juillet sur fond d’optimisme

Les représentants de l’Union africaine au Mali, Pierre Buyoya, de l’Union européenne, Michel Reveyrand de Menthon, des Nations unies, David Gressey, et de la CEDEAO, Djibrill Bassolé, unanimement, se disent optimistes quant à la tenue effective des élections le 28 juillet prochain.

Pour preuve, “les différentes parties sont prêtes  à dialoguer” selon eux. Buyoya a laissé entendre qu’elles “convergent sur les principes de base, notamment l’unité nationale, l’intégrité territoriale, la souveraineté, la laïcité et sur l’objectif immédiat de ce dialogue qui est de créer les conditions  pour la tenue effective des élections sur toute l’étendue du territoire malien”.

En outre, les parties acceptent de  commencer prochainement les pourparlers directs en vue d’un accord cadre. Les détails pour régler définitivement le conflit au Mali, quant à eux seront négociés après l’élection du 28 juillet, a confié Pierre Buyoya. Par delà tout, tous ont lancé un appel: “Nous souhaitons qu’à partir de maintenant soit observée la plus grande prudence et que les parties elles-mêmes construisent la confiance, créent un environnement favorable au dialogue et les conditions propices à la tenue des élections du 28 juillet“.

Wendyida Germaine KERE 

Pour Burkina 24 



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