Mali : l’armée annonce vouloir reprendre Kidal, Anefis repris

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Bamako, mardi 4 juin, l’armée malienne  a  annoncé  vouloir  reprendre la ville de Kidal occupée par des rebelles du MNLA qui refusent l’autorité de Bamako. Le mercredi 5 juin aux environs de 9h, elle a pris Anefis, localité située à une centaine de kilomètres au sud de Kidal et jusque-là occupée par le MNLA. 

Un soldat malien, à proximité du village de Kadji à Gao. REUTERS/Joe Penney
Un soldat malien, à proximité du village de Kadji à Gao.
REUTERS/Joe Penney

Plusieurs colonnes de soldats maliens étaient en route ce mardi 4 juin, vers la ville de Kidal, à l’extrême nord du Mali, toujours occupée par des rebelles Touaregs du MNLA  (Mouvement national de libération de l’AZAWAD), selon Jeune Afrique.

Ce mouvement de troupes en direction de Kidal intervient après l’expulsion ce week-end vers Gao de dizaines de membres des communautés noires de la ville par le MNLA.

Anefis repris

 A cet effet, Souleymane Maïga le porte-parole de l’armée a déclaré : « Pour le moment, il s’agit d’aller à Anefis en vue de préparer l’entrée à Kidal ».

Des échanges de tirs à l’arme lourde ont lieu en effet ce mercredi 5 juin 2013 au matin entre l’armée malienne et les rebelles Touaregs à une quinzaine de kilomètres à l’ouest d’Anefis, selon Jeune Afrique.  Aux environs de 9h , toujours selon Jeune Afrique, l’armée malienne est finalement entrée à Anefis avec 300 véhicules dont 80 blindés, remportant ainsi une première victoire. Les responsables du MNLA ne parlent pas de pertes ni de retraite, mais plutôt d’une volonté de ne pas combattre dans les villes afin d’éviter que les habitants ne soient touchés.

Jusque-là, toujours pas de précision sur  le nombre exact de soldats maliens envoyés pour reconquérir Kidal. Selon  le porte-parole de l’armée Souleymane Maïga, il y aura une mobilisation  de quatre « groupements tactiques interarmes »  pour y parvenir et « redéployés dans d’autres secteurs stratégiques » afin « de resserrer le dispositif autour de Kidal ».

Le MNLA menace de rompre les négociations

 « Si nous sommes attaqués (à Kidal), ce sera la fin des négociations et nous irons jusqu’au bout du combat », a aussi déclaré, Mahamadou Djeri Maïga,   le vice-président du MNLA sur Jeune Afrique.

 Le gouvernement malien pour sa part dénonce une « épuration raciale » contre les populations noires à Kidal, et réaffirmé que la présence de l’armée malienne dans cette ville n’était « pas négociable » et interviendrait le plus vite possible avant le premier tour de l’élection présidentielle prévu le 28 juillet.

Melho Armelle (stagiaire)

Pour Burkina 24



Abdou ZOURE

Abdou Zouré est le rédacteur en chef de Burkina24.

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Il y a 4 commentaires

  1. J’esp?re que le Capitaine Sanogo pour une fois nous montrera qu’il a des couilles et se joindra ? la troupe au lieu de se terrer ? Kati comme un rat. C’est maintenant l’occasion pour cette arm?e de montrer ce qu’elle vaut apr?s les quelques mois d’intruction qu’elle a re?u.

  2. Institut Burkinab? des Arts et M?tiers
    l'arm?e malienne ne doit pas attendre le feu vert de la communaut? internationnale pour La reprise de kidal ….. La n?gociation n'aboutira jamais …chose certaine

  3. l'arm?e malienne ne doit pas attendre le feu vert de la communaut? internationnale pour La reprise de kidal ….. La n?gociation n'aboutira jamais …chose certaine

  4. Que vivement les Africains se mettent au travail pour le bonheur de ses fils au lieu de cr?er ou de faire la guerre pour des inter?ts personnels.

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