« Prêt ma voiture » de BOA : Avoir sa voiture neuve à moindre coût

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La Bank Of Africa (BOA) Burkina Faso lance un nouveau produit au profit de ses clients et aussi de ceux qui ne le sont pas encore. Le « Prêt Ma Voiture » est une solution offerte aux Burkinabè de s’acheter à crédit une voiture neuve à un prix réduit. Le produit a été lancé ce jeudi 13 juin 2013 à Ouagadougou.

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“Prêt Ma voiture” de BOA a été lancé ce jeudi 13 mai 2013 (Ph : B24)

BOA Burkina Faso veut aider les Burkinabè à rouler dans des voitures neuves sans que cela ne leur coûte cher. C’est le résumé du « Prêt Ma Voiture » qu’octroie BOA Burkina tant à ses clients qu’aux Burkinabè qui n’ont pas de compte domicilié chez elle.

Le règne du véhicule d’occasion

Sébastien Toni, DG de BOA Burkina Faso (Ph : B24)
Sébastien Toni, DG de BOA Burkina Faso (Ph : B24)

Le produit a été présenté ce jeudi 13 juin 2013 à Ouagadougou par le staff de BOA Burkina, appuyé par celui de la société SALAFIN. Cette société est une filiale de la  BMCE, le groupe bancaire marocain, actionnaire majoritaire du Groupe Bank Of Africa auquel appartient BOA Burkina.

Le président du directoire de SALAFIN, Amine Bouabid, a expliqué que le marché de l’automobile burkinabè est marqué, entre autres, par l’absence d’une incitation fiscale, un financement des véhicules qui se fait souvent sur fonds propres, une tendance à une consommation forte des deux roues et une concurrence de l’informel avec des véhicules d’occasions.

Mais BOA Burkina compte bien contribuer à changer cette donne en se basant sur l’expertise de SALAFIN.

Avoir sa voiture  neuve en 48 heures

Comment ça marche ?

Un véhicule de 10 000 000 de F CFA est accessible pour un salaire mensuel de 500 000 F CFA. Si le client apporte par exemple 2 250 000 F CFA (après avoir par exemple vendu sa voiture d’occasion), il aura à payer par mois à BOA Burkina 165 000 F CFA jusqu’au remboursement total.

 

 

Mais qu’est-ce que le « Prêt Ma Voiture » ? Il s’agit d’une procédure rapide qui permet à un client d’avoir la réponse à sa demande de financement en 48 heures, explique Sébastien Toni,  Directeur général de BOA Burkina.

Amine Boubid, président du directoire de SALAFIN (Ph : B24)
Amine Bouabid, président du directoire de SALAFIN (Ph : B24)

La procédure, explique Amine Bouabid, commence chez le concessionnaire de véhicules. Dès que le client a fait le choix de sa voiture, une procédure à quatre étapes s’engage entre trois partenaires (la BOA, les compagnies d’assurance et le concessionnaire) qui permettra de décider du financement et de l’émission du bon d’enlèvement (avec un pack assurance véhicule comprenant l’accident, le vol et l’incendie et l’assurance décès invalidité). Mais ce délai sera plus long (48 heures de plus) si le client n’a pas de compte à la BOA.

Crédit gratuit sur 12 mois

Le montant minimum financé est de trois millions de F CFA avec une maturité de 12 à 60 mois avec des taux plutôt étudiés, explique Amine Bouabid. En effet, le crédit est gratuit pour les maturités de 12 mois. A 24 mois, le taux passe à 3% HT, puis à 5% (HT) pour une maturité sur 36 mois. L’apport du client est compris entre 20 % et 80% du prix du véhicule (voir encadré 1).

Concessionnaires :

– DIACFA

– Africa Motors

– CFAO

– SEAB

Compagnies d’assurance

– UAB : Assurance décès et invalidité

– Raynal : Responsabilité civile, vol et incendie sans franchise ; tierce collision ; tierce complète

 

 

Le staff de BOA Burkina et de ses partenaires se disent prêts pour accueillir les clients du "Prêt Ma Voiture" (Ph : B24)
Le staff de BOA Burkina et de ses partenaires se disent prêts à accueillir les clients du “Prêt Ma Voiture” (Ph : B24)

Mais « Prêt Ma Voiture » sera-t-il accessible au Burkinabè moyen ? Amine Bouabid indique que le montant du salaire déterminera le montant du prix de la voiture. Pour lui donc, les Burkinabè moyens peuvent bien y accéder. Mais il prévient qu’un dispositif en « oui – non – peut-être » est établi dès le stade du concessionnaire et décidera prestement si le client aura ou non accès au crédit.

 Les concessionnaires, comme Joseph Fadoul, directeur général de DIACFA,  présents à la conférence de presse affirment être prêts à accompagner ce produit qui permettra de donner une meilleure santé au marché de l’automobile au Burkina.

La voiture comme une commodité

Avec ce produit, assure Sébastien Toni, la BOA Burkina a la volonté de participer à l’essor du marché de l’automobile. Amine Bouabid le voit comme le  précurseur d’un Burkina qui verra bientôt la voiture, non pas comme un bien de luxe, mais comme une commodité.



Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

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Il y a 2 commentaires

  1. Salut “L’homme int?gre”. Tes observations sont justes, mais songes ? ne pas trop g?n?raliser: acqu?rir une voiture neuve n’est pas donn? ? tous les BURKINABES,mais ce produit n’est pas destin? ? “tous les Burkinab?s”. Vous avez des personnes qui ont le salaire qu’il faut pour s’acheter une nouvelle voiture, qui ne vont pas en souffrir et qui ne veulent meme pas entendre parler de “France au revoir”. N’oubliez pas, les moutons se prom?nent ensemble,…

  2. Qui vous a dit qu’on veut des voitures neuves ici au Faso? On a les moyens de les s’acheter sans cr?dit. Qui est fou? Voiture neuve sur des routes caboss?es de Ouaga et du Faso, il faut ?tre …. qUAND L’Etat ou les institutions commandent les voitures neuves, ils en ont pour combien de temps? Pas plus de 10 ans. Laissez nous avec nos “France au revoir”; on vit mieux comme cela. Et puis il faut que nos fr?res mecano aussi gagnent un peu de temps en temps avec nous. Avec 10 millions, j’ai 3 bons “France au revoir”. Ma France au revoir date de plus de 10 ans, climatis?e, demarrage au quart de tour. Nous voulons les credits de 10 millions pour construire nos maisons mais pas acheter des voitures neuves. Merci

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