Etats généraux de l’enseignement supérieur : le « cessez-le-feu » non consensuel

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Les états généraux de l’enseignement supérieur ont pris fin ce 14 juin 2013 à Ouagadougou. Des recommandations ont été faites, mais le moratoire de cinq ans qui devrait tenir lieu de « cessez-le-feu » au sein de l’espace universitaire n’a pas été consensuel.

Université de Ouagadoudou (Ph : B24)
Université de Ouagadoudou (Ph : B24)

Des divergences

Des divergences, il y en a eu. Comme l’a reconnu le ministre de l’Enseignement supérieur, Moussa Ouattara. La première des divergences, est que la proposition d’un moratoire de cinq ans, dont le but est de suspendre les « hostilités », notamment les mots d’ordre de grève, n’a pas été agréée par la partie estudiantine.

Ce refus est sans doute expliqué par la proposition qui a été lancée d’augmenter les frais d’inscription à 50 000 F CFA (ils sont actuellement à 15 000 F CFA), les tickets de restaurant universitaire à 250 F CFA (100 F CFA actuellement) et de revoir le prix des chambres universitaires à 10 000 F CFA. Et ce, en contrepartie d’une attribution de bourses aux étudiants durant les trois premières années universitaires (L1, L2 et L3).

La suspension du système LMD n’a également pas été acceptée. A ces points non consensuels, un refrain déjà entendu a été entonné : ils feront l’objet de réflexions futures, selon le ministre Ouattara.

Faire de l’enseignement supérieur une priorité

Mais une proposition a fait l’unanimité et c’est peut-être l’essentiel : que le gouvernement fasse de l’enseignement supérieur une priorité au même titre que l’enseignement primaire et que les bailleurs de fonds l’inscrivent dorénavant comme tel dans leurs projets d’appui au développement.

L’autre consensus transformé en recommandation, c’est d’accentuer le personnel enseignant en quantité et en qualité au sein des universités. Il a en effet été prouvé que le ratio enseignant/étudiant était largement disproportionné. La mise à niveau et la généralisation des technologies de l’information et de la communication dans les universités ont  également été recommandées.

Même si tout n’a pas mis tout le monde d’accord, ces états généraux de l’enseignement supérieur ont au moins réussi une prouesse : réunir tous les acteurs du monde de l’enseignement supérieur du Burkina autour de la même table. Il ne reste plus qu’à semer et à fructifier le peu de semences consensuelles recueillies.

Abdou ZOURE

Pour Burkina 24



Abdou ZOURE

Abdou Zouré est le rédacteur en chef de Burkina24.

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