7e SEDECO : Dire la « vérité scientifique » sur la SCADD

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La 7e édition de la Semaine du débat économique (SEDECO) s’est ouverte dans la soirée de ce lundi 24 juin 2013 à Ouagadougou. A l’initiative du CEDRES, cette 7e édition critiquera sous un  angle scientifique la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD), le nouveau référentiel du développement au Burkina Faso.

Le débat est ouvert à la 7e  SEDECO (Ph : B24)
Le débat est ouvert à la 7e SEDECO (Ph : B24)

C’est dans une salle de la Direction générale de la coopération qui s’est vite révélée petite qu’a eu lieu l’ouverture de la 7e SEDECO. Cette année, les enseignants, les chercheurs et les étudiants débattent de « la SCADD à l’épreuve des théories et des meilleures pratiques d’émergence ».

On ne dira pas « ce que les gouvernants veulent entendre »

Lucien Marie Noël Bembamba, co-parrain de la 7e SEDECO trouve le thème "louable" (Ph : B24)
Lucien Marie Noël Bembamba, co-parrain de la 7e SEDECO trouve le thème “louable” (Ph : B24)

Pendant une semaine (jusqu’au 29 juin 2013), il s’agit de jeter des idées pour une meilleure performance de cette politique économique du Burkina. Il n’est pas question de dire ce que « les gouvernants veulent entendre », précise le professeur Taladidia Thiombiano, directeur du CEDRES (Centre d’études, de documentation et de recherche économiques et sociales), en présence du ministre de l’Economie et des finances, Lucien Marie Noël Bembemba, co-parrain de cette 7e édition (le ministre en charge de l’emploi est l’autre co-parrain).

Il s’agit, selon toujours le directeur du CEDRES, organisateur de cette activité, de « dire la vérité scientifique », faire une « analyse froide » de la SCADD afin de proposer des solutions à même « d’aider le pays à aller vers l’émergence ». Chose que le ministre de l’Economie a jugée « louable » et qui mérite d’être « soutenue et encouragée ».

Avis partagés sur l’efficacité de la SCADD

Les étudiants, chercheurs et enseignants étaient nombreux à cette ouverture du débat économique (Ph : B24)
Les étudiants, chercheurs et enseignants étaient nombreux à cette ouverture du débat économique (Ph : B24)

Selon les termes de référence de cette 7e SEDECO, « après presque deux ans de pilotage de cette stratégie (la SCADD), les avis sur son efficacité sont partagés. A ce sujet, bien qu’il y ait eu de nombreuses contributions de part et d’autre, le CEDRES en tant que  Think tank, voudrait faire une analyse froide sur cette stratégie  à la lumière des théories économiques du développement et des meilleures pratiques connues dans certains pays émergents. »

En plus des étudiants et des enseignants-chercheurs (le CEDRES relève de l’Université Ouaga II), le SEDECO associe la société civile à cette activité de réflexion et de débat afin de donner des ingrédients que le CEDRES ajoutera aux efforts du Secrétariat technique national de la SCADD.

Aider le CEDRES à devenir un diamant !

C’est à un véritable plaidoyer que s’est adonné le Directeur du CEDRES, Pr Taladidia Thiombiano à l’ouverture de la 7e SEDECO. En effet, devant le ministre de l’Economie et des finances, le directeur a remercié les efforts fournis par le gouvernement, et plus particulièrement son ministère, pour redorer le blason du CEDRES. Il a cité les 36 millions de F CFA offerts en 2012 lors de la 6e SEDECO pour la construction d’un bâtiment R+2 au profit de la structure.

Le Pr Taladidia Thiombiano, Directeur du CEDRES (Ph : B24)
Le Pr Taladidia Thiombiano, Directeur du CEDRES (Ph : B24)

Mais il a cependant rappelé que contrairement aux apparences, le « CEDRES ne dort pas sur des milliards » et même s’il « brille comme un diamant, il n’est pas encore un diamant ». Brandissant les trophées engrangés chaque année par le CEDRES, dont le dernier est le classement parmi les 5 meilleurs instituts de recherche par la Banque africaine de développement (BAD), le Pr Taladidia Thiombiano a lancé un appel à des « réformes structurelles » du CEDRES qui lui assureront une « bouffée d’oxygène », « une autonomie », sans le ramener en arrière, mais « le mettant en orbite » afin qu’il apporte au mieux sa contribution scientifique au développement du Burkina. En réponse, Lucien Marie Noël Bembamba a assuré que « nous ne ménagerons aucun effort pour accompagner le CEDRES ».

A.Z

 

 

Née en 2007, la SEDECO a pour objectif de « créer un événement national grand public de référence en matière de réflexion sur les grandes questions économiques et du développement  et de favoriser un débat économique de qualité associant, autour de questions actuelles, tous les acteurs du monde économique ».

Abdou ZOURE

Pour Burkina 24

Abdou ZOURE

Abdou Zouré est le rédacteur en chef de Burkina24.

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