Création du Sénat : Responsabilité et civisme de tous les acteurs

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Les députés à l'hémicycle. ©Burkina24Depuis l’annonce de la mise en place d’un sénat au Burkina Faso, le débat politique s’est intensifié sur l’importance et le bien-fondé d’un tel instrument de démocratie. Si certains fustigent, d’autres reconnaissent le rôle important de cette deuxième chambre dans l’ancrage de la démocratie. Il est indéniable que la création du sénat n’est pas une imposition du gouvernement. Quoiqu’ayant la légitimité politique nécessaire pour faire des propositions de réformes, les autorités politiques ont choisi la voie de la concertation avec l’ensemble des animateurs de la vie politique nationale. 

En rappel, la mise en place du sénat a été une décision consensuelle émanant du Conseil Consultatif sur les Réformes Politiques (CCRP). Il apparaît alors illégitime qu’aujourd’hui des voix se lèvent pour contester la mise en place de cette assemblée voulue par les acteurs de la vie nationale pour préserver la paix et renforcer la démocratie dans notre pays.

Entre autres raisons avancées, l’inutilité du sénat à côté de l’Assemblée Nationale et le budget jugé trop élevé. Sur ce dernier point, le moins que l’on puisse dire, le budget du sénat n’est pas encore définitif. Le montant avancé de 36 milliards par les uns et les autres n’est aucunement justifié, car il n’est basé sur un quelconque budget officiel. Le sénat utile ou inutile ? La question ne se pose pas. A l’opposé de l’Assemblée Nationale, le sénat se veut une tribune de tous les acteurs, qu’ils soient politiques ou non, pour prendre des décisions sur les questions de développement et d’orientations politiques. Il n’est donc point nécessaire de faire une caricature pour montrer que le sénat est l’outil par excellence pour renforcer la démocratie et promouvoir le développement accéléré du pays. Malgré cette évidence, des voix se lèvent contre la création du sénat.

Des critiques acerbes fusent toujours et même des manifestations sont annoncées. En démocratie, la liberté d’expression étant reconnu à chaque citoyen, le gouvernement n’est nullement contre une telle démarche pour peu qu’elle se passe dans la plus grande responsabilité et dans la préservation de la cohésion sociale. Cette position des autorités se comprend aisément   à travers cette pensée de Voltaire : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire ». En effet, l’Etat reconnaît à tout citoyen des droits dans ses relations avec les autres citoyens, avec l’Etat ou avec les pouvoirs publics. Mais, leurs exercices  doit se faire dans le  respect des biens publics et dans le civisme.

Si les droits humains ont connu des avancées relativement significatives, la décennie écoulée, la promotion et la culture du civisme restent un grand défi à relever pour le Burkina Faso. Ainsi, la situation, au plan national, se caractérise par un regain d’incivisme et une remise en cause d’acquis en matière de droits humains. La crise sociopolitique que le pays a connue en 2011, a mis à nu des comportements de nature à ébranler la stabilité de notre société et à hypothéquer ses efforts de développement. Sont de ceux-là, les destructions de biens publics et privés, la défiance de l’autorité de l’Etat, la justice privée, expéditive et punitive. Or, en l’absence de civisme, une société, même démocratique, ne peut prospérer. Du même coup, les efforts de développement consentis par les acteurs sociaux peuvent être compromis.

Le gouvernement veut réaffirmer son ferme engagement à travailler pour la stabilité et la paix du Burkina Faso. Il reste entendu que les efforts du gouvernement doivent être accompagnés des actions des autres acteurs, notamment de la société civile et de la classe politique. Le développement suppose, entre autres, un niveau de conscience collective et individuelle qui n’est ni inné ni donné, mais qui s’acquiert notamment, par l’éducation à la citoyenneté.

Enfin, le vivre ensemble commande des attitudes telles que la tolérance qui est le fait d’accepter autrui dans ses différences. C’est la capacité à admettre le point de vue des autres et à avoir de l’ouverture d’esprit. Dans le cadre d’une société démocratique, cette valeur est indispensable à l’édification de la paix sociale, gage de tout développement.

Ce sont là autant de valeurs indispensables à la construction d’une nation démocratique que le gouvernement entend promouvoir.

Chronique du Gouvernement

Source: Service d’Information du Gouvernement



Justin Yarga

Journaliste web qui teste des outils de Webjournalisme et datajournalisme, Media strategy consultant.

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Il y a 13 commentaires

  1. le S?nat ne peut pas faire la paix comme vous le pr?tendez. Ce qui la fait c’est plut?t la justice dans toute ses dimensions, l’?quit?, l’autosuffisance alimentaire, la sant?, l’eau potable, la sant? pour tous. Nous allons vous envahir dans vos palais, vos ch?teaux comme des criquets p?lerins.

  2. Je suis d!accord avec imiougbiiga.vous laisser la population dans la souffrance et vous voullez qu!elle reste blotie. Meme l!animal ne reste pas tranquille qand il a faim.

  3. j’ai honte d’entendre parler du s?nat au lieu de se soucier de sa population on se soucie ? remplir sa poche on aurait du subventionner les denr?es de premi?res necessit

  4. H?iii!(A l?oppos? de l?Assembl?e Nationale, le s?nat se veut une tribune de tous les acteurs, qu?ils soient politiques ou non, pour prendre des d?cisions sur les questions de d?veloppement et d?orientations politiques). Donc les d?put?s ne font rien actuellement. Il faut dissoudre l’Assembl?e Nationale alors.Ces d?put?s d?cident ils pour les moutons du pays? J ai assist? ? un meet ing du CDP. Les gens ont pill? la nourriture. Des femmes, des jeunes , des vieux tous ont pill?. Je veux vous dire que le peuple a faim cher CDPistes. Opposition fo ka mii fo ka sokd? ( Tu connais pas tu demandes pas) ? Tu sais comment grand p?re est arriv? au pouvoir? Gu?ne gu?ne w?hla! Du courage!!!

  5. SUPRA LUCIDE, ALAIN DAMBRE; Lisez votre message par rapport aux autres! Un effort pour mener des ?change riches et constructive. On peut bien avoir ses id?es contraires mais les relater de mani?re scientifique! la tribune est ? ceux qui ont une notion du d?bat du genre! Faites place aux « intell… »

  6. une journ?e de marche ne peut pas reculer ? ces vempirs.occupons la place des nations jusqu’? la chute de cet gouvernement.Ils nous ont trahit le 15 octobre,peuple du burkina n’acceptons plus la 2e trahison.cet senat= ? un coup d’Etat.un president qui a tu? son predeceseur est loin pour ?tre democrate,ils nous trompent.r?veillons-nous pour liberer le pays de thomas sankara notre pays que nous aimons.A bas au president assassin et ses ministres voleurs.La patrie ou la mort nous Vaincrons.

  7. mes fr?res dites moi quel est la r?le de s?nat ? car nous les citoyens lamda nous sommes tr?s sous informer souvent les politiens nous utilisent pour attendre leurs objectifs personnel donc nous voulons une explication concr?te de cette fameuse s?nat

  8. ne vous trompez pas le citoyen lamda aujourd’hui a une lecture propre de la politique au faso le s?nat est et demeure une imposition du gouvernement mais atention a une revolte de la population

  9. arr?ter car vous n’arriverez pas ? nous convaincre.ON N’A PLUS BESOIN D’INSTITUTION BUDGETIVORE. NON A LA CR?ATION D’UN S?NAT.

  10. quand vous parlez d`incivisme sachez que cest vous et ceux qui vous ont precede qui ont forme l citoyen d`aujourd`hui.ce citoyen qui vivait la peur au ventre a si faim et n`aimerait pas qu`une institution comme le senat gaspille autant de milliard au benefice des vautours du regime en place.vous avez raison dans ce faso ou tout est cher pour le contribuable tout est gratuit pour vous et vos neveux ;cousin;maitresses … Mieux vaut donc d`ecouter le peuple et non votre majorite calquee

  11. Si je ne me trompe pas le CCRP a aussi trouve une decision consensuelle sur la non modification de l'article 37 et la suppression du RSP ! Ou en est on de ses decisions ?! Arretez de vous foutre du peuple ! Tchrousss

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