RN1 de Bobo : Manifestants dispersés, circulation fluide

Le jeudi 4 juillet 2013 au soir, les manifestants qui barricadaient la Route Nationale 1 (RN1) de Bobo, ont été dispersés à coups de gaz lacrymogène. Peu après, les camions stationnés ont pu continuer leur chemin, et le trafic a recommencé.

 

Les manifestants sur la RN1 dans la matinée du jeudi 4 juillet (Ph : Page Mouvement 29 juin)
Les manifestants sur la RN1 dans la matinée du jeudi 4 juillet (Ph : Page Mouvement 29 juin)

Après la médiation infructueuse du Ministre Vincent Zakané, les autorités ont fait appel aux autorités coutumières et religieuses. Le porte-parole de ces dernières, un imam, a déclaré aux manifestants que des poteaux électriques (au nombre de 12) étaient sur les lieux et que les travaux démarreraient ce vendredi.

Ce que la rue a refusé, arguant du nombre insuffisant de ces poteaux et de leur méfiance quant à la promesse. « Il faut qu’on démarre les travaux devant nous », criaient certains manifestants. D’autres, qui voyaient les forces de l’ordre s’organiser, menaçaient  d’incendier les stations-services et les camions si elles tentaient de les disperser.

Quelque temps après, les policiers ont repoussé les manifestants jusqu’à leur « QG » où ils avaient érigé une tente, et les ont dispersés avec du gaz lacrymogène. Les barricades ont été levées et la circulation a repris.

Les conséquences économiques de la « Prise d’otage »

Le bras de fer, qui aura duré 17 heures, a certainement eu de considérables incidences économiques. En effet, outre les camions et les cars bloqués sur la Nationale 1, l’agence locale d’une banque et deux hôtels voisins de la route ont vu leurs chiffres d’affaire journaliers baisser.

Interrogé juste après la dispersion, le Gouverneur des Hauts-Bassins, M. Joseph N. Bakouan, confiait à B24 que toutes les procédures de dialogue avaient été épuisées avant que l’ordre de disperser ne soit donné. En outre, le Gouverneur a invité les populations à se méfier des manipulations politiciennes.

Vendredi matin, les travaux  d’électrification n’avaient pas débuté, mais les autorités assurent que l’appel d’offre est déjà lancé.  Selon en effet un communiqué du Service d’information du gouvernement (SIG), parvenu à B24, « le gouvernement a négocié et obtenu auprès de l’Union européenne un financement en vue de son électrification et les travaux attribués à l’Entreprise SATOM commenceront bientôt ».

Michel KONKOBO

Pour Burkina 24



Abdou ZOURE

Abdou Zouré, journaliste à Burkina24 de 2011 à 2021. Rédacteur en chef de Burkina24 de 2014 à 2021.

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3 commentaires

  1. HA HA HA…HA!!!! C’est pas mieux pour vous je pensais que le regime de Blaise ?tait invinsible. C’est ne que le d?but du commencement et ?a soyez-en s?r et certain.

  2. "En outre, le Gouverneur a invit? les populations ? se m?fier des manipulations politiciennes." Une r?action spontan?e populaire suite ? un accident qui a occasionn? 4 morts, Qu'est ce que la politique ? avoir dans ?a? Ou bien les gens sont devenus moutons ? tel point qu'ils peuvent plus raisonner plus d'eux m?me?

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