Les mauvais comptes de Nicolas SARKOZY

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Le conseil constitutionnel français a décidé  le 04/07/13 du rejet définitif des comptes de campagne 2012 de l’ancien chef d’état français, Nicolas SARKOZY. En effet, les “sages” (cdlr : c’est ainsi que sont surnommés les membres du conseil constitutionnel français) ont estimé que plusieurs dépenses effectuées en 2012 lors de la campagne présidentielle à deux tours ne figuraient pas dans le relevé présenté. Ainsi, certaines dépenses prises en charge par l’UMP telles que des meetings, des déplacements et autres tracts pour le compte du Président-candidat ne figureraient pas dans ses comptes de campagne en 2012. Le conseil constitutionnel, en intégrant toutes ces autres dépenses, trouverait alors un dépassement de l’ordre de 466 118 euros (soit plus de 300 millions de FCFA) représentant environ, 2,1% du plafond autorisé, lequel est fixé à 22 millions.

Dans la foulé de ce rejet, l’ancien président a annoncé sa “démission immédiate” du conseil constitutionnel pour dit-il “retrouver sa liberté de parole”. Cette démission inédite se résumerait en fait à une absence car en tant qu’ancien Président de la république il est membre de droit et ne peut démissionner. Notons comme membres de cette auguste institution figure entre autres les anciens Présidents Jacques CHIRAC et Valérie GISCARD D’ESTAING et dirigé par l’ancien président de l’assemblée nationale française (UMP), J-L. DEBRÉ nommé dans cette institution par J. CHIRAC en 2007 lors de sa présidence.

La loi ne prévoyant que seules 47,5% des dépenses engagées soient remboursées, alors l’ancien parti majoritaire aujourd’hui dans l’opposition, est la principale victime de cette décision de rejet définitif des comptes de campagne. En effet, le parti ne se verra pas rembourser près de 11 millions d’euros (plus de 7 milliards de FCFA) qu’il espérait, pour tenter d’assainir ses comptes plombés par sa défaite aux législatives 2012 et une dette de l’ordre de 30 millions d’euros. Face cette situation de “péril”,  le président de l’UMP, Jean-François COPE a lancé un appel aux dons auprès des militants et sympathisants. Cet appel ne manquerait pas d’être entendu car l’UMP compte dans ses rangs d’illustres richissimes donateurs  á l’instar de S. DASSAULT, ponte dans l’industrie de l’aéronautique et l’armement.

Notons enfin que cette décision du conseil constitutionnel n’est pas une première car déjà en 1995 puis en 2002 elle rejetait définitivement les comptes de campagne présidentielle respectivement de Jacques CHEMINADE et Bruno MEGRET.

source : Direct Matin

HDLC, correspondant France Burkina 24


Hubert DeLorenzo COMPAORE

Correspondant de Burkina 24 en France

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