Sénégal : la corruption avance à grand pas dans la Police et la Justice

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policeL’ONG Transparency International dans son dernier rapport sur la corruption au Sénégal pointe du doigt la police et la justice ainsi que l’accroissement dangereux de ce mal au sein de l’administration publique sénégalaise.

Au cours de son enquête menée de septembre 2012 à mars 2013, il est ressorti que dans ces deux secteurs de l’administration publique, la corruption est pratiquement érigée en règle. Pour 61% des personnes interrogées c’est encore pire, car ils estiment que la corruption a beaucoup progressé au Sénégal ces douze derniers mois.

Ce rapport n’apporte rien de nouveau si ce n’est la confirmation de ce qui se ressent de plus en plus dans le pays.

Effectivement, pour qui a l’habitude d’une ville comme Dakar, il est très aisé de se rendre compte de la corruption qui sévit dans la police. L’une des manifestations les plus courantes est relative aux chauffeurs de « taxi clando » qui sont l’une des proies préférées des véreux de la police, lesquelles les rackettent dès que l’occasion se présente et si seulement ils ne créaient pas l’occasion.

On peut également s’en apercevoir au moment des contrôles d’identité lorsque ces « flics pourris » tombent sur les non Sénégalais (communément appelés « gnac ») à qui ils s’arrangent généralement pour soutirer quelques sous allant jusqu’à réclamer la présentation de la carte consulaire (qui en principe ne peut aire l’objet d’un contrôle de police pour un citoyen ouest-africain).

Ces faits mineurs laissent imaginer ce qui peut se passer sur les dossiers d’enquêtes où les enjeux sont plus élevés.

Pour la Justice, c’est assez semblable d’autant plus que l’on s’accorde désormais à dire que beaucoup de personnes sont aujourd’hui déférées à la suite d’enquêtes très partiales (le cas du journalisme Cheick Yérim Seck en est un pour beaucoup de juristes). Mais en plus, certaines relaxations de l’avis de certains experts ne sont rien de moins que le fruit de cette gangrène qui sévit au sein de l’administration judiciaire.

Cette corruption touche aussi bien les nationaux que les non nationaux. Ainsi donc ce rapport est le bien venu dans la mesure où il est une invite particulière au président Sall d’agir contre ce qui a causé la perte de nombreux Etats.

Si exemple il faut,  le président Sall et l’administration Sénégalaise peut regarder du côté du Mali, car au-delà de tout ce qui a été dit, la situation actuelle du Mali est la conséquence du clientélisme et de la corruption qui a gangrené tout son système laissant des forces de sécurité et de défense guidées plus par le gain facile que la par la sécurité du territoire.

Et voici le résultat, des ennemis ont pu aller et venir sur le territoire malien parce que certainement quelqu’un quelque part, pour un billet de 1000 F CFA, n’a pas pris la peine de faire un contrôle sérieux.

Youssouf Bâ

Pour Burkina 24



Youssouf Bâ

Juriste, Spécialisé en Droit de l'Intégration. Journaliste, Poète.

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Il y a 1 commentaire

  1. on croyait que c'?tait le messie qui arrivait!!!il est comme tous les autres!!plus pr?occup? ? soigner son image-fausse d'ailleurs – ? l'ext?rieur qu'? am?liorer le quotidien du s?n?galais!!!

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