Vision Afrique 50: Les financements innovants de l’infrastructure sur la table des bailleurs

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Photo illustratif
Photo illustratif.

Le continent s’est doté d’une vision sur les 50 années à venir, sur ce qu’il entend faire au niveau des infrastructures. Les financements sont donc très attendus des bailleurs traditionnels  avec un plus grand dynamisme.

Les chefs des principales organisations africaines impliquées dans la conception et le financement de l’infrastructure en Afrique se réuniront le 19 juillet 2013 à Tunis pour une table ronde de haut niveau destinée à dynamiser le financement du secteur dans le cadre de la vision africaine pour les 50 années à venir.

Elle sera axée sur les financements innovants pour soutenir les propres efforts de développement de l’Afrique et définir les priorités et actions, dans le droit fil de la vision des leaders africains visant à “transformer le continent sur les 50 prochaines années et à collaborer étroitement avec les communautés économiques régionales ainsi qu’avec d’autres partenaires pour promouvoir l’Agenda d’un continent prospère et intégré.

Organisée conjointement par la Commission de l’Union africaine (CUA), la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (UNECA) et la Banque africaine de développement (BAD), la table ronde se penchera sur le « Fonds Afrique 50 », qui a été adopté en mai 2013 par les ministres des Finances lors des Assemblées annuelles de la BAD à Marrakech.

S’il est généralement admis que l’Afrique a besoin de résorber son déficit en infrastructures – ce qui pourrait dynamiser la croissance sur le continent de 2% par an en moyenne –, plusieurs pays en développement subissent actuellement de graves pressions budgétaires, obérant leur capacité à dédier les ressources de développement que requiert l’Afrique.

Dans ce contexte en mutation, l’Afrique doit profiter de ses propres réservoirs de capitaux pour financer son développement. En se fondant sur son mandat et sa position avantageuse de catalyseur financier, de courtier du savoir et de partenaire, la BAD s’est engagée à jouer un rôle de premier plan dans cet effort pour mobiliser, à travers son « Fonds Afrique 50 », les fonds pour financer le déficit en infrastructures.

Le développement par les ressources endogènes

Les besoins financiers du cadre stratégique de la transformation de l’Afrique à travers une infrastructure moderne, le Programme pour le développement de l’infrastructure en Afrique, s’élèvent à 68 milliards USD d’ici 2020.

Alors que le financement de l’infrastructure régionale s’est faite de manière dispersée et par à-coups, le « Fonds Afrique  50 » ambitionne d’établir un cadre mieux coordonné et délibéré pour accroître les niveaux de financement requis pour accélérer l’agenda de transformation de l’Afrique.

Il constitue l’un des moyens qui permettront à des financements innovants d’apporter une solution aux défis de l’Afrique en utilisant ses ressources propres.

Les récentes découvertes de pétrole et de gaz, ainsi que de nouveaux dépôts de minerais dans un certain nombre de pays africains, fournissent une source viable de financement pour le développement de l’infrastructure de l’Afrique, en grande partie à partir de ses ressources endogènes.

Si les revenus en découlant sont bien gérés et bien utilisés, ils peuvent être investis dans l’infrastructure essentielle pour la transformation du continent et ainsi contribuer directement à la vision de l’Union africaine de 2063 d’une « Afrique intégrée, prospère et paisible, conduite par ses propres citoyens et représentant une force dynamique dans l’arène mondiale ».

Participeront à la table ronde Nkosazana Dlamini Zuma, présidente de la CUA, Carlos Lopes, secrétaire exécutif de l’UNECA,  Donald Kaberuka, président de la BAD, ainsi que les premiers responsables des communautés économiques régionales et des institutions régionales de financement du développement.

Boureima LANKOANDE

Pour Burkina 24

Source : Communiqué de presse BAD

NB : la titraille est de la rédaction



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