Liberté provisoire des « 50 étudiants prévenus » : le dossier reprogrammé devant le TGI

La Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance (TGI) a convoqué de nouveau les avocats défendant les 50 étudiants prévenus dans l’affaire des manifestations du 31 juillet et 1er août 2013 à une audience le mardi 20 août 2013. Elle dit vouloir trancher sur la question de liberté provisoire qu’elle avait pourtant refusée aux prévenus à son audience du 13 août 2013.

Les étudiants étaient présents au Palais de Justice pour soutenir leurs camarades (Ph : B24)
Les étudiants étaient présents au Palais de Justice pour soutenir leurs camarades le 13 août 2013 (Ph : B24)

Le dossier des « 50 prévenus » est reprogrammé pour le 20 août devant le TGI de Ouagadougou pour, selon Me Prosper Farama,  l’un des avocats de la défense, statuer sur la question de  la liberté provisoire des prévenus.

Le Tribunal avait en effet, à son audience du 13 août 2013, refusé la liberté provisoire aux étudiants. Les avocats de la défense avaient alors fait appel de cette décision devant la Cour d’appel. Mais ce ne sera pas le procès en appel qui aura lieu ce mardi, mais plutôt « une reprogrammation » du dossier devant le même tribunal.

Une procédure « inédite »

 « On nous a informés que le dossier est reprogrammé devant le même tribunal pour retrancher sur la question de la liberté provisoire qu’ils nous ont refusée il y a à peine quelques jours », indique Me Prosper Farama. Me Guy Hervé Kam, un autre des avocats du  collectif, a également écrit ceci sur son mur Facebook :  « Je vous informe que nous avons été convoqués devant le TGI de Ouagadougou en son audience de demain 20 août 2013 dans l’affaire concernant les étudiants ».

Me Prosper Farama a exprimé son étonnement sur cette convocation.  Pour lui, une fois l’appel interjeté, la question de la liberté provisoire ne relève plus du TGI mais doit être tranchée par la Cour d’appel. 

« Pour moi, personnellement, c’est inhabituel. C’est même inédit ! », commente l’avocat. Il a indiqué que le Procureur pourra certainement les éclairer sur cette procédure « inédite » ce mardi à 8h au TGI.

Pour rappel, arrêtés lors des manifestations consécutives à la fermeture des restaurants et cités universitaires de Ouagadougou, 50 étudiants et non étudiants ont comparu devant le TGI de Ouagadougou le 13 août 2013 pour fait de vandalisme et de blessures volontaires sur des forces de l’ordre.

Le tribunal avait renvoyé le procès afin que le Conseil Constitutionnel tranche une question préjudicielle, mais avait rejeté la demande de liberté provisoire invoquée par un collectif constitué d’une quinzaine d’avocats.

Abdou ZOURE

Pour Burkina 24 



Abdou ZOURE

Abdou Zouré, journaliste à Burkina24 de 2011 à 2021. Rédacteur en chef de Burkina24 de 2014 à 2021.

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11 commentaires

  1. Ce n’est pas leur faute, ils ont re?u des instructions venant du sommet de la pyramide judiciaire.

  2. si ces vraiment de la democratie sans condition il doivent libere les etudiant inocent qui veule la bonne marche de leur pay le

  3. Il n’est pas tard que la justice fasse manchine arriere pour voir la vraie version des faits qui en aucun cas ne peut trancher ces jeunes de coupable.Je remercie tous(tes) les etudiants(es) pour cette soutient a leurs confreres car c’est dans cette esprit de solidarite que cette jeunesse pourra venir a bout les defits majeurs de ce pays.Encors courage pour les 50 etudiants.

  4. Notre souhaite est qu on les lib?re le pulot possible pour l interet de tous .

  5. ce sont ceux-l? qui ont donn? l’ordre de ne pas accorder la libert? provisoire ? ces pauvres ?tudiants qui ont redonn? l’ordre, sous la pression de l’opinion publique nationale et internationale de reconsid?rer ?ventuellement la situation. Attendons donc de voir.. Lorsqu’on parle de « Justice sous ordre », c’est une r?alit

  6. Ils n’ont pas le choix. Ils doivent lib?rer sans condition ces ?tudiants. C’est les cons?quences de l’irresponsabilit? des dirigeants de l’Universit? qui a suscit? ce qui s’est pass

  7. Ils ont inter?t ? donner la libert? provisoire ? ces inocents qui revendiquaient des meilleurs conditions de vie sinon…

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