Le REJAT-Burkina Faso se lance dans la lutte contre les industries de tabac

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Le Réseau des journalistes anti-tabac au Burkina Faso (REJAT-Burkina Faso) en collaboration avec l’Union internationale contre la tuberculose et les maladies respiratoires (UNION) a organisé le mercredi 4 septembre 2013, à Ouagadougou, une conférence de presse en vue d’éclairer les journalistes sur les stratégies utiliser par les industries de tabac pour infiltrer certains médias burkinabè.

Les journalistes ont été invités à déjouer toute ingérence de l'industrie de tabac dans leur média (PH:B24)
Les journalistes ont été invités à déjouer toute ingérence de l’industrie de tabac dans leur média (PH:B24)

Le tabagisme fait plus de 6 000 000 millions de morts par an, soit un décès toutes les six secondes dans le monde, selon l’OMS. Face à cet fléau, la Convention cadre de l’OMS pour la lutte antitabac (CCLAT) constitue un instrument important pour aider les pays à lutter contre le tabac.  177 pays dont le Burkina ont ratifié la CCLAT.  La conférence de presse organisé le mercredi 04 septembre par le REJAT-BF a pour but d’outiller les journalistes afin déjouer les stratégies utilisées par les industries de tabac pour dissuader les meneurs.  

Les différents collaborateurs présents lors de la conférence de presse (PH:B24)
Les différents collaborateurs présents lors de la conférence de presse (PH:B24)

Selon Sylviane Ratte, conseillère technique tabac (Union internationale contre la tuberculose et les maladies respiratoires), cette lutte fait face à des obstacles dont l’industrie du tabac qui est l’ennemi numéro un de la santé publique. Il est donc important pour elle, que les populations sachent que  l’industrie de production du tabac tente par tous les moyens trompeurs de saper les efforts de lutte antitabac dans les pays. « C’est une industrie dont les intérêts sont diamétralement opposés à l’intérêt de la santé publique », a-t-elle déclaré. Sylviane Ratte reste persuadée que l’article 5.3 de la CCLAT précise le caractère irréconciliable entre les intérêts de l’industrie British American Tobacco (BAT) et la santé publique.

Pour le docteur Souleymane Ly, président d’Afrique contre le tabac (ACONTA), si rien n’est fait, le tabac va détruire la planète et seul la CCLAT et l’article 5.3 pourront y remédier. « Nous sommes convaincu qu’avec l’engagement de l’UNION et celle des 177 pays, nous auront des résultats », a-t-il indiqué.  

Sandrine Ashley GOUBA

Pour Burkina24                       

sandy

Journaliste chargé des affaires en société et développement

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Il y a 5 commentaires

  1. je crois que le fait de passer par les m?dias pour passer les info prouvent que la presse est un acteur puissant. il faut que nos journalistes soient int?gres et pensent aux personnes qu’ils vont envoyer vite dans la tombe s’ils diffusent ces messages

  2. il est a mon avis urgent de veiller ? ce que les vendeurs de tabac arr?tent de mentir ? nos jeunes. j’ai fum? depuis que j’avais 14 ans. ajourd’hui ? 40 ans, j’ai les pires maladies respiratoires. le tueur doit payer

  3. si les prix du tabac augmente, on pourra engranger des taxes et r?duire la consommation. C’est dans ce sens qu’il faut orienter la lutte

  4. l’engagement des journalistes sera une arme puissante pour inverser la tendance dans la lutte contre le tabac. j’esp?re qu’ils sauront rester int?gres face ? cette industrie

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