Rentrée judiciaire 2013-2014 : la justice burkinabé toujours en quête d’une meilleure image

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L’institution judiciaire burkinabé est toujours en quête d’une meilleure image aux yeux des citoyens. Cela a été réaffirmé au cours de l’audience solennelle qui a marqué la rentrée judiciaire 2013-2014, ce mardi 1er octobre 2013.

Les premiers présidents des hautes juridictions du Burkina.
Les premiers présidents des hautes juridictions du Burkina.

L’année judiciaire 2012-2013 a pris fin ce lundi 30 septembre. Ce mardi 1er octobre 2013 s’est ouverte une nouvelle année judiciaire que la famille judiciaire a choisi de placer sous le signe de la quête renouvelée d’une bonne image.

« Donner encore plus une bonne image du juge et que le justiciable se sente défendu et protégé par nous qui sommes chargés de dire le droit », a déclaré le premier président de la Cour des Comptes, Noumoutié Herbert Traoré.

Pour le Ministre de la justice, garde des sceaux Dramane Yameogo, après la période de tensions traversée au cours de l’année judiciaire précédente, le moment est à la reconstitution et au renouement avec la confiance des populations qui a subi un coup.

Le ministre de la justice, garde des sceaux, Dramane Yameogo.
Le ministre de la justice, garde des sceaux, Dramane Yameogo.

A l’audience solennelle de ce mardi, délocalisée pour l’occasion et en présence du Président du Faso, la famille judiciaire s’est penchée sur la nature, la fonction et le rôle du juge dans la société, guidée par le thème : « Le juge, au sens de l’article 124 de la constitution ».

L’article 124 dispose en effet que « le pouvoir judiciaire est confié aux juges ; il est exercé sur tout le territoire du Burkina Faso par les juridictions de l’ordre judiciaire et de l’ordre administratif déterminées par la loi ».

Par ce thème, l’institution judiciaire veut se faire mieux connaître des justiciables. « A maints égards, parler de juges sans autres précisions […] peut conduire le visiteur ou le demandeur de justice à errer sans fin dans la salle des pas perdus d’un palais de justice, autant dire sur les sentiers d’une aventure quelque peu ambiguë », a expliqué le procureur général près la Cour des Comptes, TOÉ Émile Badou.

Le procureur près la Cour des Comptes dans son développement du thème, a émis le souhait de reformes qui pourraient concerner le statut de la Cour des comptes et la carrière des magistrats non professionnels.



Justin Yarga

Journaliste web qui teste des outils de Webjournalisme et datajournalisme, Media strategy consultant.

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