Assemblée Générale de l’ONU : réunions parallèles et échanges bilatéraux et multilatéraux

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Le Président du Faso a conduit à New York, du 23 au 27 septembre 2013, la délégation burkinabè au débat général de la 68ème session de l’Assemblée Générale de l’ONU. Cette session à l’instar des autres a été marquée par la tenue de plusieurs réunions parallèles ainsi que de rencontres bilatérales et multilatérales. Le Chef de la diplomatie burkinabè qui accompagnait le Chef de l’Etat a, participé à ces réunions et eu des entretiens avec des partenaires bilatéraux et multilatéraux du Burkina Faso.

La ville de New York en l’espace d’une semaine a été le lieu de convergence des dirigeants de la planète à la faveur du débat général de la 68ème session de l’Assemblée Générale de l’ONU. Cette session comme toutes les autres a été une aubaine pour institutions et pays de mobiliser et interpeller les uns et les autres autour des grandes questions du moment. Elle a aussi permis de renforcer les liens d’amitié et de coopération et de prospecter d’autres possibilités de partenariat. La partie burkinabè n’a pas été en reste dans ce rendez-vous incontournable de la diplomatie mondiale.

Accompagnant le Président du Faso, le Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Régionale, SEM Djibrill Bassolé, a, durant son séjour, participé à des rencontres sous régionales, régionales et internationales. Parmi ces rencontres on peut noter entre autres, une concertation ministérielle informelle de la Francophonie, une table ronde ministérielle sur la paix et la sécurité au sahel, une réunion du Groupe de Contact de l’OCI sur le Mali, une réunion ministérielle du Groupe des Amis de la médiation, une réunion de haut niveau de l’Assemblée Générale sur le désarmement nucléaire, une réunion de haut niveau sur le Sahel et la 8ème conférence sur la facilitation de l’entrée en vigueur du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires.

Paix et sécurité internationales au menu

L’essence de l’ensemble de ces rencontres portait sur un point essentiel : la paix et la sécurité dans le monde. De la question des trafics de tous ordres(drogues, armes, personnes, blanchiment d’argent…) dans le Sahel, à la nécessité du désarmement nucléaire, en passant par l’impérative satisfaction des attentes quotidiennes des populations (santé, alimentation, scolarisation, respect des droits des femmes, protection des enfants, la paix, la stabilité et la sécurité), les participants ont montré leur engagement à œuvrer pour un monde de paix, de sécurité et de stabilité.

Le Burkina Faso qui a activement participé  à ces rencontres a apporté sa contribution aux échanges. Ainsi, lors de la réunion de haut niveau sur le Sahel, organisée par le Secrétaire Général de l’ONU, Ban Ki-moon, et à laquelle a pris part le Président du Faso, notre pays s’est félicité de l’adoption de la Stratégie intégrée des Nations Unies pour la région du Sahel. Notons que cette Stratégie intégrée est une initiative des Nations Unies suite à la crise malienne qui a mis à rude épreuve l’ensemble de la sous région. Elle est basée sur la bonne gouvernance dans l’ensemble de la région, l’élaboration de mécanismes de sécurité nationaux et régionaux à même de relever tous les défis sécuritaires. Elle prend également en compte l’intégration des plans de développement et des interventions humanitaires.

La 8ème Conférence sur la facilitation de l’entrée en vigueur du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires a connu la participation du Burkina Faso qui a été représenté par le Ministre d’Etat Djibrill Bassolé. En sa qualité de vice-président, le Chef de la diplomatie burkinabè qui a présidé une partie  de cette rencontre a, par ailleurs, fait une déclaration au nom du Burkina Faso. A la tribune de cette importante rencontre, il a réaffirmé l’urgence de l’entrée en vigueur du Traité car « les armes nucléaires constituent une véritable menace pour la paix et la sécurité internationale ». Il s’est félicité du fait que « le Traité d’Interdiction Complète des Essais Nucléaire (TICE) de par ses missions et attributions, nous donne l’opportunité d’œuvrer à la prévention et au maintien de cette paix et de cette sécurité, et de contribuer efficacement à leur préservation, partout dans le monde ». Il rappellera aussi qu’ « un des rôles du TICE est de promouvoir les applications civiles et scientifiques de la technologie nucléaire. Au vue donc des objectifs du TICE, le Ministre Bassolé a réitéré l’engagement du Burkina Faso à œuvrer à la mise en œuvre de ce Traité. Cet engagement a été explicitement exprimé par la présence du Président du Faso à la 40ème session de la Commission préparatoire de l’organisation du TICE, le 13 juin 2013 à Vienne.

Pour terminer, le Ministre Bassolé a invité les Etats qui n’ont pas encore ratifié le Traité, à le faire dans les meilleurs délais, car son entrée en vigueur et son universalisation restent un gage de paix et de sécurité, aussi bien pour nous que pour les générations futures.

Contacts bilatéraux et multilatéraux

Outre sa participation aux réunions parallèles, le Ministre Bassolé a eu des entretiens avec des partenaires dans le cadre de la coopération bilatérale et multilatérale.

Ainsi, il a échangé avec son homologue finlandais SEM Erkki Tuomioja sur l’état du processus de sortie de crise au Mali, et plus généralement sur les défis sécuritaires et de développement dans l’ensemble de la zone sahélienne.

Djibrill Bassolé a aussi rencontré son homologue soudanais SEM Ali Ahmed Karti. Leur entretien a essentiellement porté sur la coopération entre les deux pays, notamment son renforcement à travers la nomination prochaine d’un Ambassadeur résidant du Soudan à Ouagadougou.

Le Chef de la diplomatie Burkinabè a également reçu en audience le Sous-secrétaire général et Directeur exécutif adjoint du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), Monsieur Ibrahim Thiaw. Monsieur Thiaw qui a séjourné au Burkina Faso de 1997 à 2007 comme directeur régional du Bureau de l’Union mondiale pour la nature pour l’Afrique de l’Ouest (BRAO) a échangé avec le Ministre d’Etat sur la notion de l’économie verte et la prise en compte des questions environnementales dans la recherche de solutions au développement. Pour lui, il est impératif de travailler à la promotion de « l’énergie propre » comme le soleil et le vent afin de permettre aux pays de la région (s’ils se mettent ensemble), d’être à terme un marché pour l’énergie alternative. Cela précisera-t-il nécessite la mise en place d’une politique commune en la matière. En réponse, le Ministre Bassolé a exprimé l’adhésion du Burkina Faso à cette vision qui répond pleinement à ses attentes.

Djibrill Bassolé a aussi échangé avec le Dr Alan Goodman, Président de l’Organisation « Institute of International Education », une structure internationale qui œuvre pour la promotion de l’éducation de haut niveau et des échanges d’expériences à travers le monde. Avec le Dr Alan, le Ministre d’Etat a prospecté les possibilités de faire profiter aux jeunes de la sous région ouest africaine les opportunités qu’offre cette organisation. Il a expliqué à son interlocuteur l’importance pour notre sous région de travailler d’avantage à promouvoir l’éducation et la formation des jeunes en vue de les mettre à l’abri des appâts des trafiquants et des extrémistes de tous ordres qui menacent aujourd’hui la paix et la stabilité des pays du Sahel. Le Dr Goodman a exprimé sa disponibilité à poursuivre les échanges sur cette préoccupation majeure et à les approfondir avec les autres partenaires de l’Organisation.

Yolande Kalwoulé

DCPM/MAECR



Justin Yarga

Journaliste web qui teste des outils de Webjournalisme et datajournalisme, Media strategy consultant.

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