Rentrée universitaire : Cités rénovées, affluence morose

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A la fin du mois de juillet, les étudiants avaient été expulsés de force des cités universitaires de Ouagadougou pour cause de réfection. La réouverture des cités et restaurants universitaires a été annoncée pour le 25 septembre.  Deux semaines après, tous les étudiants n’ont pas regagné leurs chambres.

Aperçu de la cité Kossodo (PH:B24)
Aperçu de la cité Kossodo (PH:B24)

Le  gouvernement avait expliqué l’expulsion des étudiants  des cités et restaurants universitaires par un besoin de réfection.

Ces réfections ont effectivement eu lieu dans trois cités universitaires (Kossodo, Chinoise et Patte d’Oie), a constaté Burkina 24. Ousséni Ouédraogo, délégué de la cité Kossodo, confirme en effet que quatre bâtiments ont été réfectionnés.

Adama Sawadogo, délégué adjoint de la Cité Patte d’Oie, indique que  la peinture des chambres  a été refaite et le parking a été bien aménagé. Il  a également félicité les autorités quant au travail abattu du côté de la restauration.

Des difficultés

L'intérieur des bâtiments ont subit également un changement (PH:B24)
L’intérieur des bâtiments a subi également un changement (PH:B24)

Cependant, des difficultés persistent. Elles sont liées au fonctionnement de certains équipements, notamment sanitaires. « Il y a des douches qui commencent à se dégrader ainsi que l’écoulement des eaux », évoque le délégué de la cité Kossodo.

Quant à la Cité Patte d’Oie, la tyrolienne n’a pas été touchée, il n’y a pas eu  d’équipements nouveaux (les matelas sont toujours usés), les eaux stagnent à cause des canalisations bouchées, énumère le délégué adjoint.

La réouverture des cités a été annoncée pour le 25 septembre 2013. Deux semaines après, les étudiants n’ont pas encore totalement réintégré leurs chambres.

Etudiants découragés par l’expulsion

Adama Sawadogo, délégué général adjoint de la cité Patte D’oie,  a indiqué que pour ce qui est de sa cité, l’engouement n’est pas de taille : « concernant le retour des étudiants à la cité Patte d’oie, il faut dire qu’il a été morose ; les gens reviennent doucement et l’engouement se fait plus sentir au niveau des nouveaux ».

Des lits usés à la Cité Patte d'Oie (Ph : B24)
Des lits usés à la Cité Patte d’Oie (Ph : B24)

Il estime cependant les retours à 80%. Ce taux est plus bas dans les cités Kossodo et Chinoise où il est estimé à 60%, selon les délégués.

Plusieurs raisons peuvent expliquer ces chiffres. La principale cause est liée à la manière dont les étudiants ont été expulsés de leurs dortoirs. Daouda Kaboré, locataire à la Cité Kossodo, parle de “découragement”.

Ousséni Ouédraogo a souligné que certains de leurs camarades, suite à la situation qui a prévalu, ont préféré louer des maisons au niveau de la ville et ne se sont plus signalés pour habiter au sein de la cité.

Rentrée universitaire timide

Adama Sawadogo informe que beaucoup ayant trouvé refuge soit dans des familles, chez des tuteurs ou des amis, préfèrent y rester par peur de revivre une pareille situation qu’il a qualifiée de « décevante et indigne ».

La résidence des filles à la cité chinoise (PH:B24)
La résidence des filles à la cité chinoise (PH:B24)

La rentrée universitaire jugée timide est l’autre raison de cette affluence mitigée. “Actuellement, ceux qui n’ont pas cours ne sont pas encore revenus”, déclare Karim Drabo, délégué de la Cité Chinoise.

Adama Sawadogo ajoute : «Les choses ne sont pas totalement rentrées en ordre. Moi qui suis à l’UFR/SH, particulièrement en histoire,  je n’ai pas eu cours toute la semaine dernière puisque des professeurs sont indisponibles. Cette semaine s’annonce aussi vide. Ce n’est pas la joie pour le moment».

Sandrine Ashley GOUBA et Aminata BELEMVIRE (stagiaire)

Pour Burkina 24

sandy

Journaliste chargé des affaires en société et développement

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