Blocus contre Cuba : Un 22e projet de résolution devant l’ONU le 29 octobre

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Voilà 53 ans que  la république de Cuba est sous un blocus économique, financier et commercial instauré par les Etats-Unis. Un « génocide », selon l’ambassadrice de Cuba au Burkina, qui sera dénoncé devant les Nations Unies le 29 octobre prochain.

L'ambassadrice de Cuba au Burkina (à d.) lors du point de presse le 22 octobre 2013 (Ph : B24)
L’ambassadrice de Cuba au Burkina (à d.) lors du point de presse le 22 octobre 2013 (Ph : B24)

Le 6 avril 1960, Lester Mallory, alors sous-secrétaire d’Etat américain, rédigeait un mémorandum, instaurant un blocus économique, financier et commercial sur Cuba. 53 ans après, les Cubains, à l’instar de Ana Maria Rovira, ambassadrice de Cuba au Burkina, se disent fatigués de cette discrimination qui ne dit pas son nom.

Selon l’ambassadrice, s’exprimant lors d’une conférence de presse ce 22 octobre 2013 à Ouagadougou,  son pays soumettra pour la 22e  fois, le 29 octobre 2013 à l’Assemblée Générale des Nations Unies, un projet de résolution intitulé « nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les Etats-Unis ».

Barack OBAMA, le sauveur qui n’est plus attendu ?

Ana Maria Rovira rappelle l’étendue du blocus.  Cuba est privé d’ « importer et d’exporter librement des produits et des services vers et depuis les Etats Unis, d’utiliser le dollar US dans ses transactions et d’ouvrir des comptes dans cette monnaie sur des banques des pays tiers. L’aide que pourraient offrir des institutions financières internationales comme la Banque mondiale, le Fonds Monétaire International ou la Banque Interaméricaine de développement  lui est aussi interdite », souligne-t-elle

Au démarrage de ses activités administratives en 2009, le Président des Etats Unis, Barack Obama, avait pourtant rassuré sur un nouveau « début » vis-à-vis de Cuba. Mais quatre ans plus tard, le constat reste amer, selon Rovira. De graves pertes économiques sont subies par Cuba et étaient estimées en avril 2013 à plus de 1 000 milliards de dollars, chiffre l’ambassadrice.

Un soutien international

Conscients des conséquences néfastes  de ce blocus, plusieurs pays se mobilisent pour demander le rétablissement de la souveraineté du pays de Fidel Castro. En 2012, 188 Etats membres des Nations Unies ont voté cette résolution, précise Ana Maria Rovira.

 A ce jour, seul un pays membre du Conseil de Sécurité des Nations Unies, à savoir les Etats-Unis, ne soutient pas la levée de ce blocus, accompagné par Israël et Palau.

Aminata BELEMVIRE (Stagiaire)

Pour Burkina 24

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