Régulation des marchés publics: une mission mauritanienne s’inspire de l’expérience du Burkina

Le président de l’Autorité de régulation des Marchés publics (ARMP) de Mauritanie, Abou Moussa Diallo
Le président de l’Autorité de régulation des Marchés publics (ARMP) de Mauritanie, Abou Moussa Diallo

Une délégation de l’Autorité de régulation des Marchés publics de la Mauritanie a séjourné au Burkina Faso du 21 au 26 octobre 2013 pour s’inspirer de l’expérience du « Pays des Hommes intègres » dans le domaine de la régulation des Marchés.

Conduite par le président de l’Autorité de régulation des Marchés publics (ARMP) Abou Moussa Diallo avec qui nous nous sommes entretenu à l’issue de la mission, la délégation s’est dite impressionnée par les acquis du Burkina dans ce domaine depuis 2008, date de création de l’ARMP.

La mission au Burkina est justifiée par M. Diallo par le fait que la réforme des marchés publics dans son pays a mis en place un système semblable à celui du Burkina, avec bien entendu des similitudes et différences du point de vue organisationnel et fonctionnel.

Créée seulement en 2012, l’autorité de régulation des marchés publics de Mauritanie compte bien tirer profit des acquis du Burkina constatés au cours de cette mission, notamment dans le mode de traitement des recours et plaintes et la structuration de l’autorité.

Il s’agit surtout de la « séparation des pouvoirs » au sein de l’autorité, c’est-à-dire l’exécutif (le secrétariat permanent) et l’administratif (le conseil de régulation). «Chez nous, le président du Conseil est  en même temps le premier responsable de l’organe exécutif (le secrétariat permanent, NDLR)», a dit M. Diallo.

Selon le président de l’ARMP-Mauritanie, la participation des différentes parties aux sessions du Comité de régulation des différends est aussi une expérience réussie qui peut être mise en œuvre chez lui.

Prenant part aux discussions, les parties ont aussi pris la décision séance tenante, ce qui amoindrit les contestations.

Il y aurait moins de plaintes en Mauritanie compte de la jeunesse de l’institution, mais aussi et surtout au regard du fait que les commissions sont constituées par secteur regroupant plusieurs autorités contractantes ; au lieu d’une commission au niveau de chaque contractante comme c’est le cas au Burkina. Il y a donc moins de fautes dans l’attribution des marchés.

La délégation mauritanienne a, aux dires du président Abou Moussa Diallo, récolté une bonne quantité d’informations à travers des séances de travail avec l’ARMP-Burkina, des réunions, des rencontres d’échanges avec la Direction générale du contrôle des marchés publics et des engagements financiers (DGCMEF).

Cette mission est la troisième de l’ARMP de la Mauritanie au Burkina Faso pour s’inspirer des acquis en matière de régulation des marchés publics.

Boureima LANKOANDE

Pour Burkina 24



Un commentaire

  1. il est bien vrai k certain pays s voir d s'inspirer des exp?riences en mati?re d passations et d r?gulations d diff?rends en march?s publics, mai l'arbre n doit pa cacher la foret. Des d?fits restent tjrs ? relever ds la lutte contre la corruption

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