Fête du Cinéma d’Animation : « Aya de Yopougon » à l’honneur

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Du 24 au 31 octobre à l’Institut Français de Ouagadougou a lieu la Fête du Cinéma d’Animation. Les festivaliers y découvriront des films d’animation de divers horizons, et en exclusivité ‘’Aya de Yopougon’’ sorti en France en juillet dernier. La réalisatrice de ce long métrage, Marguerite Abouet, a présenté son film à la presse ce mardi 29 octobre au Petit Méliès.

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Le présidium de la conférence de presse donnée par Marguerite Abouet (au centre) Ph.B24

La Fête du Cinéma d’Animation est un évènement annuel qui permet au monde du dessin animé de s’ouvrir plus largement au public. La présente édition montre aux festivaliers des courts métrages africains tels que La Folie des Esprits (Burundi), Ti Sentaniz (Sénégal) et Afrogames du Burkinabè Serge Pitroipa. Des longs métrages sont aussi présentés, comme Le Jour des Corneilles de Jean-Christophe DESSAINT (France). Un atelier de création de film d’animation a été proposé aux plus jeunes.

Le clou de la Fête de cette année est certainement la projection en avant-première de Aya de Yopougon, film tirée de la série de BD du même nom, qui est un best-seller en France. Il raconte la vie à ‘’Yop City’’ de Aya, une jeune fille de 19 ans, sérieuse, préférant rester étudier à la maison plutôt que de sortir faire la fête avec ses copines. L’histoire se passe à la fin des années 70, et l’auteur dit y raconter ses souvenirs d’enfance : « A travers Aya, je voulais raconter cette Afrique qui m’a été arrachée malgré moi et la partager avec le plus grand nombre ».

Marguerite Abouet, co-auteure et réalisatrice de "Aya de Yopougon" Ph.B24
Marguerite Abouet, co-auteure et réalisatrice de “Aya de Yopougon” Ph.B24

Marguerite Abouet est née en Côte d’Ivoire et a vécu dans le quartier Yopougon d’Abidjan, entourée de voisins de diverses origines africaines. C’est de là qu’elle tire l’inspiration pour écrire l’histoire de Akissi, puis Aya de Yopougon qu’elle mettra en bande dessinée avec la complicité du dessinateur Clément Oubrerie. L’adaptation de la BD au cinéma a été motivée, selon les auteurs, par les lecteurs qui en demandaient plus. L’opération a nécessité un budget de cinq millions d’euros pour faire travailler une équipe de deux cent personnes sur trois années.

Dans le film, on n’entend que des voix d’acteurs africains, parmi lesquelles le Burkinabè Jacky Ido qui interprète cinq rôles différents. « Le film est africain, pas seulement ivoirien. C’est la première fois qu’en France on sort un film avec seulement des noms africains, nous nous sommes beaucoup battus pour cela et j’en suis fière », explique Marguerite.

Après la Côte d’Ivoire et le Sénégal, le Burkina est la troisième étape de la tournée africaine que la jeune auteure et réalisatrice a entrepris de faire avec son film. Aya de Yopougon passera au Grand Méliès de l’Institut Français le jeudi 31 octobre en deux séances, 18h30 et 20h30. Les cinéphiles pourront se procurer sur place des exemplaires des bandes dessinées et se les faire dédicacer par Marguerite Abouet.

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