Opposition burkinabè en 2015 : S’unira, s’unira pas ?

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L’opposition politique burkinabè présentera-t-elle une candidature unique à l’élection présidentielle de 2015 ? La question court sur le bout des langues depuis l’épilogue des dernières élections couplées législatives et municipales. La réponse par l’affirmative a effleuré certains observateurs devant l’unité d’action des opposants burkinabè. Mais ce ne semblerait pas être aussi simple.

Les chefs de partis d'opposition à la rentrée politique le 2 novembre 2013 (Ph : B24)
Des chefs de partis d’opposition politique à leur rentrée politique le 2 novembre 2013 (Ph : B24)

Quand on leur pose  la question, les chefs de partis politiques affiliés au Chef de file de l’opposition tournent autour du pot et font usage de beaucoup de « si ». Illustration avec le locataire de la maison voisine du ministère des affaires étrangères,  Zéphirin Diabré, au détour d’une cérémonie : « Tout dépendra ».

Jusqu’à présent donc, la présentation d’un représentant unique de l’opposition en 2015 est conjuguée au conditionnel. C’est d’abord une question de stratégie. C’est ce que laisse croire en tout cas le patron de l’Union pour le progrès et le changement. « Est-ce que c’est la meilleure stratégie ? », s’interroge-t-il.

Est-ce stratégique de s’unir ?

Le développement qu’il en fait renseigne qu’en 2015, l’opposition burkinabè pourrait faire comme ses sœurs en Afrique : partir en rangs dispersés au premier tour, quitte à faire front commun au second tour contre l’adversaire à mettre hors course. Une stratégie qui n’aura de chance de prospérer que si second tour, il y a !

Mais cette tactique peut ne pas être utilisée. « Tout dépendra des circonstances politiques dans lesquelles le pays sera à l’époque », précise Zéphirin Diabré, qui ajoute « surtout du  candidat qu’il y aura en face ».

L’union à la tête du client

Et bien, nous y voilà ! Les plans d’attaque et de défense de l’opposition burkinabè dépendraient donc de comment le Burkina sera et de qui il y aura en face en 2015.

S’il s’agit de Blaise Compaoré avec tout ce que cela implique (scénario « Article 37 KO ! » ou un scénario encore plus imprévisible), il est certain que l’attitude ne sera pas la même que s’il s’agissait de son successeur, dont on attend impatiemment de voir le visage du côté de l’opposition.

Mais beaucoup de choses peuvent se passer avant 2015. Par exemple, la potentielle naissance d’une nouvelle donne au  sein du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), qui, à en croire certains échos (voir : Bataille finale sur le CDP : Les stratégies et les forces de chacun des camps), semble en proie à une mue profonde et … agitée.

Abdou ZOURE

Pour Burkina 24



Abdou ZOURE

Abdou Zouré est le rédacteur en chef de Burkina24.

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Il y a 5 commentaires

  1. L’opposition burkinab? doit rester serein pour ne pas tomber dans le pi?ge du r?gime en place. Mieux que tout rester unie car seul l’union fait la force.Une premi?re dans l’histoire du burkina que de voir une opposition assez dynamique et qui donne du fil ? retordre au pouvoir. Surtout tendez la mains ? tout ce qui feront d?fection du CDP et m?me les aigris, les rejett?s et les frustr?s du CDP. A l’heure actuelle m?me s’il faut faire pacte avec le diable mieux vaut le faire pourvu que notre cher Burkina soit d?barrass? de ce r?gime.

  2. l’oposition burkinab? restera toujours faible si elle n’arrive pas a s’unir e avoir des avis communs sur certaines decisions nous concernant tous dans ce pays.cette division est une force,un tres grand atout pour le pouvoir en place.neammoins,nous population sommes pas aveugle et savons ce que nous voulons.

  3. Il est temps que l?opposition et le peuple oubli le s?nat et l?article 37, et revenir aux choses s?rieuses, pr?parer un programme solide a la compr?hension du peuple Burkinab? pour qu?il se tourne vers l?alternance. Le s?nat sera instaur? et il aura du cafouillage dans l?article 37, mais si l?opposition mette le ton sur l?injustice, la corruption, l??ducation, la sant?, et l?agriculture, surtout s?impliquer dans les faux d?bats du gouvernement pour berner le peuple, ce sont l? les seules armes solides pour enterrer le s?nat et conforter la l?gitimit? de notre article 37. J?encourage l?opposition dans leur lutte pour l?alternance.

  4. Merci ? l?Opposition.
    Nous peuple int?gre du Burkina, nous disons non au SENAT et ? la modification de l?article 37.
    Nous restons toujours mobiliser pour la lutte quelque soit sa forme pourvu le Senat ne voit pas le jours et que l?article 37 reste t-elle.
    LA PATRIE OU LA MORT NOUS VAINCRONS.

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