Tarif extérieur commun de la CEDEAO : Il « déstructurera l’économie burkinabè »

Des organisations de la société civile burkinabè dénoncent la décision des Chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) d’accepter les Accords de partenariat économique (APE) avec l’Union européenne. Elles protestent également contre la structure définitive du Tarif extérieur commun (TEC). Pour la Confédération paysanne du Faso (CPF), ces décisions sont une catastrophe pour l’économie sous-régionale, et partant, pour celle du Burkina.

Bassiaka Dao, Président de la Confédération paysanne du Faso (Ph : B24)
Bassiaka Dao, Président de la Confédération paysanne du Faso (Ph : B24)

« Triste et regrettable ». C’est le jugement que réserve la CPF, accompagnée par plusieurs organisations de la société civile, dont le SPONG (Secrétariat permanent des organisations non gouvernementales), à la décision des Chefs d’Etat de la CEDEAO, lors du sommet extraordinaire de Dakar du 25 octobre 2013, de signer les APE.

Cet accord, selon Bassiaka Dao, président de la CPF, fragilisera encore plus l’économie africaine, dont l’agriculture, face aux produits européens fortement subventionnés.

Les organisations de la société civile burkinabè, lors d’une conférence de presse ce 7 novembre 2013, recommandent  aux Chefs d’Etat de la CEDEAO de revoir ces accords et demandent « l’arrêt des pressions et du chantage sur les Etats africains ». Pour elles, « rien et surtout pas l’OMC n’oblige les pays en voie de développement à s’ouvrir ».

Rejeter purement et simplement le TEC

La CPF dénonce également l’adoption de la structure définitive du TEC aux 15 pays membres de la CEDEAO. Pour Bassiaka Dao, l’application des droits de douanes de 35% sur les produits de première nécessité (riz, huile, blé, viande) portera un coup à l’élevage et à l’agriculture, principaux moteurs de l’économie africaine, dont celle burkinabè.

De son avis, plusieurs domaines seront touchés : l’emploi de 80% de Burkinabè qui vivent de l’agriculture, l’agro alimentaire qui risque de ne pas faire le poids et l’alimentation qui pourrait devenir inaccessible avec une éventuelle flambée des prix  provoquée par les spéculateurs.

« Une telle décision déstructurera l’économie burkinabè », conclut le Président de la CPF.

Reprenant les recommandations du « Sommet des peuples de la CEDEAO » des 24 et 25 octobre 2013 à Dakar, la CPF propose, entre autres, aux Chefs d’Etat de la CEDEAO  le « rejet pur et simple » du TEC dans sa structure actuelle et d’élaborer une politique commerciale régionale qui diversifie les  partenaires de la région ouest africaine.

Abdou ZOURE

Pour Burkina 24 



Abdou ZOURE

Abdou Zouré, journaliste à Burkina24 de 2011 à 2021. Rédacteur en chef de Burkina24 de 2014 à 2021.

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4 commentaires

  1. tous ?a c’est la faute ? nous citoyens africains, sourds, aveugles et muets, les dirigeants europ?ens ne prennent jamais jamais une d?cision qui ne va dans l?int?r?t de leurs peuples.

  2. c'est dommage que nos pr?sident se soumettent toujours au d?cision des europ?en. pourquoi ils ne pensent pas qu'ils sont l? d?fendre les int?r?ts de leurs concitoyens

  3. Comment nos dirigeants africains prennent des telles d?cisions sans au pr?alable consulter leurs populations int?ress?es dans ces dommaines.C’est tout simplement regr?table.

  4. C’est dommage que nos pauvres pays ont des dirigeants pauvre d’esprit et qui surtout sont incapable d’apprendre des lecons du passer qui coute la vie a leurs Peuples!

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