6e congrès du MBDHP: Chryzogone Zougmoré, reconduit à la tête du mouvement

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Le Mouvement burkinabè des droits de l’Homme et des Peuples (MBDHP) a tenu son sixième congrès ordinaire les 14, 15 et 16 novembre, instance suprême au cours de laquelle le président sortant du Mouvement, Chryzogone Zougmoré, a été reconduit.

Le 6e congrès ordinaire du MBDHP a clos ses travaux ce samedi 16 novembre après trois jours de travaux.  “Face à la crise sociopolitique que traverse le Burkina, renforçons le MBDHP en vue d’une protection accrue des droits humains et un meilleurs accompagnement des populations dans la revendication de leurs droits.” C’est le thème qui a guidé les travaux de ce congrès, au cours duquel les 137 délégués des sections nationales et des sections de l’étrangers, ont procédé à un diagnostic de la situation internationale, africaine, et nationale des droits humains. Comme pour le contexte africain, “caractérisé par la persistance des violations des droits humains”, au Burkina Faso, “la situation n’est guère plus reluisante”, notent les congressistes dans la résolution finale du congrès.

Chrisogone Zougmoré, président du MBDHP
Chrysogone Zougmoré, président du MBDHP

Les délégués ont procédé au renouvellement du comité exécutif national. Comme en 2010, à l’issu du 5e congrès, ils ont reconduit le président sortant, Chrysogone Zougmoré. Porté en 2007 à la tête du plus grand mouvement de droits de l’Homme au Burkina, il conserve les rennes du mouvement, appuyé par un comité exécutif national rajeuni, dont le Secrétaire général, Aly SANOU a été lui aussi reconduit.

Chrysogone Zougmoré et son équipe entendent travailler à adapter les méthodes de travail et d’action du mouvement au contexte d’ensemble du pays, “marqué par une grave crise sociopolitique”. Dans ce sens, d’importantes résolutions ont été prises, selon le président, pour renforcer les structures locales du mouvement, en vue “d’un meilleur accompagnement des populations dans la défense de leurs droits”. Déjà, le nouveau comité a deux chantiers de taille devant lui: la campagne pour faire reconnaitre les candidatures indépendantes et le dossier Norbert Zongo.

 Justin Yarga

Pour Burkina 24



Justin Yarga

Journaliste web qui teste des outils de Webjournalisme et datajournalisme, Media strategy consultant.

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Il y a 5 commentaires

  1. Les jaloux comme YARO vont maigrir ! La confiance des populations au MBDHP ne fait que grandir, parce qu’ils font un excellent travail de d?fense des plus faibles ! Gr?ce ? eux le Dosser Norbert ZONGO passe, ENFIN, devant la Cours africaine de justice. Il ne suffit as de bavarder, de publier des communiqu?s et de se taper la poitrine pour montrer qu’on travaille.

  2. mon cher YARO il ne faut pas parler pour parler. le combat de la promotion, protection et d?fense des droits de l’homme est un combat de longue haleine. le MBDHP est la seule structure de droit qui jusqu?aujourd?hui cherche ? faire lumi?re sur certains dossiers tel Norbert ZONGO.L’affaire Tuina n’est qu’une parmi tant d’autres que le MBHP a d?nonc? ? travers des d?clarations qui font font t?che d’huile aux yeux de l’opinion internationale.

  3. Faut pas confondre dynamisme et agitation f?brile. C’est pas parce qu’on passe son temps ? bavarder ou ? se pavaner qu’on est actif. Ce monsieur est discret mais tr?s efficace en action. En tout cas c’est ? cause de MBDHP que Moussa Keita notre fr?re est encore en vie. En toute chose il faut ?tre objectif, m?me si on n’aime pas telle ou telle organisation ou leurs dirigeants.

  4. yaro, il a ?t? ?lu en 2007 et r??lu en 2013. Avant lui c’?tait Alidou, o? est la question d’alternance ici? Moi je dirai plut?t qu’on ne sent pas le MBDHP sur le terrain (affaire Tuina par exemple).

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