Ouagadougou : « Pas d’accès Internet » à Wayalguin

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Un mois. Depuis la fin du mois d’octobre jusqu’à l’heure où ces lignes sont tracées, des clients ONATEL de Wayalguin, un quartier de Ouagadougou, sont coupés de l’Internet et de la ligne de téléphone fixe. Une situation qui commence à agacer.

Un modem au voyant rouge dans le bureau d'une société à Wayalguin (Ph : B24)
Un modem au voyant rouge dans le bureau d’une société à Wayalguin (Ph : B24)

« Allô ? Bonjour l’ONATEL. C’est encore le …. Nous venons voir si notre situation était réglée.» C’est le petit déjeuner d’une secrétaire d’une structure de formation installée à Wayalguin. Depuis un mois, il n’y a pas de téléphone ni de connexion à Internet. Une situation qui crée des désagréments.

Désagréments

« Nous n’arrivons pas à faire des formations parce que nous n’avons pas Internet », déclare la secrétaire qui a requis l’anonymat. « Nous sommes obligés de faire tout manuellement », ajoute le gérant d’une institution financière. En ce qui concerne le téléphone fixe, les conséquences sont tout aussi désagréables. « On n’arrive pas à nous joindre », se plaint la secrétaire.

Déficit communicationnel

Les échos de la société ne sont pas non plus rassurants. Les clients ne savent notamment pas pourquoi ils sont ainsi privés de ses prestations.  Les différentes structures approchées dans le quartier affirment avoir appelé le service clientèle, certains ont dit avoir fait le déplacement jusqu’au siège, mais sans gain de cause.

Des câbles vandalisés

Le département communication de l’ONATEL, contacté par Burkina 24, explique qu’il s’agit de conséquences d’actes de vandalisme sur ses câbles. La société a subi « 4 à 5 actes de vandalisme » cette année, explique-t-on. Ce qui voue à l’échec les différentes réparations. ONATEL SALe Chef du département, Boukari Ouédraogo, révèle que l’entreprise a alors décidé de procéder à un câblage  souterrain afin de limiter la force de nuisance des « prédateurs ». Un prestataire a été contacté à cet effet pour offrir cette garantie de sécurité aux clients de la zone de Wayalguin. Mais à quand la fin des travaux du prestataire ? « Dans quelques semaines », a indiqué le Chef du département communication. Les clients doivent donc continuer à prendre leur mal en patience.

A.Z

 

Les raisons de cette privation ne sont pas clairement expliquées. « Allez-y, ça va venir », répète le gérant de l’institution financière, rappelant ce que lui était répété à chaque fois qu’il s’adressait par téléphone ou directement au fournisseur.

Menaces de ne plus payer les factures si …

Las de se plaindre, certains se sont résignés à travailler sans téléphone et sans « connexion ». D’autres se sont rabattus sur les clés de connexion, mais sans grande satisfaction, souvent. Devant cet état de fait, des consommateurs envisagent de porter plainte.

D’autres prévoient des mesures plus drastiques, comme de ne pas payer les factures qui, elles, retrouvent régulièrement et sans coup férir les clients, même sans connexion et sans téléphone…

Abdou ZOURE

Pour Burkina 24  

Abdou ZOURE

Abdou Zouré est le rédacteur en chef de Burkina24.

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