Sécurité alimentaire : Un forum pour prouver l’efficacité des exploitations agricoles familiales

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La Confédération paysanne du Faso (CPF) continue sa croisade pour la reconnaissance des exploitations agricoles familiales au Burkina. Du 28 au 30 novembre 2013, elle organise un forum pour prouver leur capacité à relever le défi de la sécurité alimentaire et inviter le gouvernement à les prendre en compte dans les différentes politiques agricoles.

Les participants  à l'ouverture du meeting paysan ce 28 novembre 2013 à Ouagadougou (Ph : B24)
Les participants à l’ouverture du meeting paysan ce 28 novembre 2013 à Ouagadougou (Ph : B24)

Au Burkina, les exploitations agricoles familiales n’ont pas la cote. C’est le constat que dresse Bassiaka Dao,  président de la CPF, au meeting paysan marquant l’ouverture d’un forum axé sur ces exploitations.

« Elles font l’objet de plusieurs stéréotypes tenaces », a-t-il déploré dans son discours d’ouverture. « Dans l’esprit d’un certain nombre de responsables politiques africains et partenaires au développement, continue-t-il, l’exploitation paysanne familiale évoque pour eux un modèle de production archaïque,  sclérosée et orientée surtout vers l’autosubsistance. »

Pourtant, dit-il, les exploitations agricoles familiales ont leur rôle à jouer et sont une alternative contre le défi de la sécurité alimentaire. Et le président de la CPF a des arguments.

Les exploitations agricoles familiales comptent

Bassiaka Dao, président de la CPF (Ph : B24)
Bassiaka Dao, président de la CPF : “Les exploitations familiales tiennent compte des réalités de 85% de Burkinabè”  (Ph : B24)

Ces exploitations « tiennent compte des réalités des 85% des Burkinabè » qui n’ont pour seule activité que l’agriculture. Ensuite, elles préservent l’environnement contrairement aux exploitations industrielles. Enfin, les exploitations familiales s’adaptent plus facilement aux calamités naturelles, aux crises économiques et à la demande en matière de production céréalière.

Toutefois, ce qui les freine, souligne Bassiaka Dao, outre les préjugés, ce sont les aléas climatiques, l’accès aux intrants, aux financements (les banques sont réticentes à les financer), au marché et la non prise en compte des petits producteurs par les politiques publiques.

D’où l’organisation d’un forum du 28 au 30 novembre 2013 dans la capitale burkinabè. Ses objectifs sont de démontrer la viabilité socio-économique des exploitations familiales et amener l’Etat et ses partenaires à mieux les prendre en compte dans les politiques agricoles.

Le Forum verra la participation de cinq pays voisins (Sénégal, Niger, Mali, Côte d’Ivoire, Bénin) qui partageront avec le Burkina leurs expériences en la matière.

Le forum se terminera par le lancement de l’année internationale de l’agriculture familiale, le 30 novembre prochain.

Abdou ZOURE

Pour Burkina 24

 



Abdou ZOURE

Abdou Zouré est le rédacteur en chef de Burkina24.

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Il y a 4 commentaires

  1. l''agriculture familiale reste et restera un maillon fort pour notre pays. il faut juste une meilleure consid?ration des ces acteurs et leur apporter les appuis n?cessaires ( mat?riels, financiers et techniques) et vous verrez les r?sultats!!

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