Gestion pacifique du processus électoral : Des jeunes universitaires comme ambassadeurs de la SBDC

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2015 c’est bientôt. Le Burkina Faso vivra une élection à l’issue incertaine. La Société burkinabè de Droit constitutionnel (SBDC), elle, se positionne à l’avant-garde de la prévention des conflits électoraux et choisit de s’appuyer sur les jeunes universitaires pour sensibiliser sur les vertus de la gestion pacifique du processus électoral. A cet effet elle a organisée ce samedi 07 décembre à Ouagadougou, une compétition entre universités du Burkina sur la vulgarisation de bonnes pratiques en matière de gestion pacifique du processus électoral.

Au premier plan les membres du jury: de gauche à droite, le Pr Yarga Larba, le Pr Soma Abdoulaye et Désiré Pengdwendé, procureur du Faso. © BURKINA 24
Au premier plan les membres du jury: de gauche à droite, le Pr Yarga Larba, le Pr Soma Abdoulaye et Désiré Pengdwendé, procureur du Faso. © BURKINA 24

La SBDC a clos ce samedi une série d’activités dans le cadre d’un projet de sensibilisation sur les vertus de la gestion pacifique du processus électoral, fruit d’une coopération entre cette société savante et l’Ambassade des États-Unis d’Amérique au Burkina Faso. Après une formation organisée à leur profit le 19 octobre dernier, des jeunes universitaires ont procédé ce samedi soir à une restitution des connaissances acquises, sous forme de compétition.

Dans une bonne ambiance qu’on connaît au monde estudiantin à ces occasions, les étudiants de l’Institut polytechnique Shalom de Bobo, Université catholique d’Afrique de l’Ouest-Bobo, l’Université Aube Nouvelle, l’Université Ouaga 2, l’Université polytechnique de Bobo, l’Université privée de Ouagadougou et l’Université Saint Thomas d’Acquin, formés à la maîtrise du processus électoral, ont rivalisé de talents pour restituer les bonnes pratiques en matière de gestion politique pacifique d’un processus électoral. La compétition, devant un jury de trois juristes de grand renom, au sein de l’Amphi A 600 de l’Université de Ouagadougou, a été remportée par l’Université Saint Thomas d’Acquin, suivie de l’Université Ouaga 2.

Une scène de théâtre forum, l'un des formats de restitution des bonnes pratiques. © BURKINA 24
Une scène de théâtre forum, l’un des formats de restitution des bonnes pratiques. © BURKINA 24

Cette restitution réalisée sous différents formats, tels que le théâtre forum, les plaidoiries, les thé-débat ou débat télévisé, était le moyen pour la SBDC de s’assurer la vulgarisation des connaissances acquises lors de la formation du 19 octobre. Pour Josias Ouédraogo, étudiant en Droit publique approfondi à l’Université privée de Ouagadougou, la compétition a été l’occasion également de montrer devant un jury “comment nous appréhendons le droit électoral et comment nous transmettons cela au publique”, toute chose qui s’avère utile à la société.

Préparer 2015 dès maintenant

Le projet conduit par la SBDC vise à faire des étudiants, membres par ailleurs de la société, des ambassadeurs d’une culture de paix en matière électorale, dans leurs universités et dans leurs quartiers. Le choix des jeunes universitaires, selon le Pr Soma Abdoulaye, se justifie par l’importance qu’à un universitaire dans son milieu social. Selon Franck Guiguemdé, étudiant en licence 2 à l’université polytechnique de Bobo Dioulasso et membre de la SBDC, “la jeunesse est la base de l’avènement d’une société plus démocratique et c’est à elle qu’on doit d’abord inculquer les vertus d’une gestion pacifique du processus électoral”.

Le Pr Abdoulaye SOMA, président de SBDC. © BURKINA 24
Le Pr Abdoulaye SOMA, président de SBDC. © BURKINA 24

Pour la SBDC, cette activité s’inscrit surtout dans la préparation de l’élection présidentielle de 2015. « Les idées que nous défendons ici doivent prévaloir au moins jusqu’en 2015 pour assurer au pays la stabilité nécessaire pour son développement » a souhaité le Pr Soma Abdoulaye, pour qui, il n’est pas trop tôt que de commencer maintenant. Et si le projet s’achève là, la SBDC nourrit l’espoir que la coopération avec l’Ambassade se poursuivra jusqu’en 2015 pour faire aboutir le processus engagé, car de l’avis du Pr Soma, il faut surveiller les élections de 2015 comme de l’huile sur le feu.



Justin Yarga

Journaliste web qui teste des outils de Webjournalisme et datajournalisme, Media strategy consultant.

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