1er Congrès de l’UNIR/PS : Se redynamiser pour « conduire la jeunesse à la révolution »

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Le parti de l’œuf, l’Union pour la renaissance/parti sankariste (UNIR/PS), tient du 21 au 22 décembre 2013, son premier congrès ordinaire à Ouagadougou. L’objectif est de dégager une « nouvelle dynamique pour une alternative sankariste».

Le premier congrès ordinaire de l'UNIR/PS veut conduire une nouvelle dynamique pour une alternative sankariste (Ph : B24)
Le premier congrès ordinaire de l’UNIR/PS veut conduire une nouvelle dynamique pour une alternative sankariste (Ph : B24)

Ce 21 décembre 2013, le premier congrès ordinaire de l’UNIR/PS a ouvert ses travaux le jour date d’anniversaire de la naissance du Président Thomas Sankara et dans un Palais de la culture Jean Pierre Guingané rempli des 250 délégués provinciaux du parti et des militants habillés aux couleurs du parti de l’œuf. Les slogans « l’impérialisme à bas » ont succédé « aux partisans du référendum à bas ».

L’ombre de Fidèle Kientéga

On aura aussi noté « les Sankaristes collabos à bas », « les « sankaristes démissionnaires à bas » et « les Sankaristes corrompus à bas ». Ce qui n’est pas sans rappeler la récente démission d’un des cadres importants du parti, Fidèle Kientéga.

Si interrogé par la presse, Me Bénéwendé  Sankara, président du parti, a déclaré que « nous ne les (les militants démissionnaires, ndlr) considérons plus comme étant de l’UNIR/PS, nous ne pouvons plus les juger », il a cependant fait des commentaires dans son discours d’ouverture.

Me Sankara a déclaré que dans « le long cheminement du parti », « certains vont flancher », « qu’il y a eu des abandons, des défections parfois de la trahison » et que des « hommes  face à leurs intérêts » ont détruit « la confiance », clé de succès du parti. Cette phrase, dans le discours, sonne comme une réponse à Fidèle Kientéga :

 « Nous n’avons pas non plus à masquer notre incompétence et notre manque de confiance en soi  dans la diatribe pour nous soustraire lâchement de notre responsabilité ». Il poursuit en disant que « le sankariste doit s’assumer car, il doit vivre en révolutionnaire et vaincre en révolutionnaire ou mourir les armes à la main (…) ».

Conduire  la jeunesse à la révolution

Me Bénéwendé Sankara (cravate rouge) a déclaré ne pas vouloir de jugements sur les militants démissionnaires du  parti (Ph : B24)
Me Bénéwendé Sankara (cravate rouge) a déclaré ne pas vouloir faire de jugements sur les militants démissionnaires du parti (Ph : B24)

Parlant de révolution, c’est l’un des objectifs de ce premier congrès de l’UNIR/PS. Il est expliqué par Me Sankara comme une halte pour évaluer les forces et faiblesses du parti qui est dans le creux de la vague au sortir des dernières élections législatives et municiaples.

L’UNIR/PS, dont, selon son président, l’esprit est « d’appréhender les choses dialectiquement justes et correctes et matériellement faisables », doit « conduire la jeunesse à la révolution ». Me Sankara se base sur le fait que les jeunes de moins de 26 ans, qui n’ont donc pas connu Thomas Sankara, réclament « avec force » la période révolutionnaire.

« L’article 37 reflète la température du pays »

Ce congrès a eu le soutien du Parti communiste français. Son représentant, Georges Dominique, a fait un commentaire remarqué sur l’article 37 de la Constitution burkinabè. « L’article 37 reflète la température du pays, a-t-il apprécié. Il est préférable de maintenir 37, sinon, la fièvre risque de monter au pays ».

Le premier congrès ordinaire de l’UNIR/PS se tient 4 ans après sa naissance de la fusion de plusieurs partis d’obédience sankariste en mars 2009. Il procèdera au renouvellement des instances du parti.

Abdou ZOURE

Pour Burkina 24



Abdou ZOURE

Abdou Zouré est le rédacteur en chef de Burkina24.

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Il y a 9 commentaires

  1. Les Burkinab?s sont plus que jamais ?clair?s sur la mise en place du SENAT et de la modification de l?article 37 suit aux propos du Pr?sident Blaise au lendemain de la f?te du 11 d?cembre ? Dori. Nous sommes plus que unis et Blaise, son fr?re et ses compagnes seront hors des commandes du pays apr?s 2015. NA LARA AN SARA

  2. Nous avons honte du grand fr?re Fid?le KIENTEGA. Quelle ?ducation un homme comme lui peut donner ? la jeunesse. Se vendre pour d?stabiliser un parti qui lui a tout donn?. Ses fr?re qui l’ont tant soutenu. Fid?le tu n’est plus notre grand fr?re, tu n’est plus notre Papa. Tu n’en vaut pas la peine

  3. Je salue Me SANKARA pour son sens de la pers?v?rance. Je n’ai pas cautionn? par contre l’attitude de Fid?le KIENTEGA que je respecte beaucoup du fait que j’ai ressenti cela comme un plaisir de sa part de faire du mal ? un moment inopportun, ? son parti et m?me ? toute l’opposition. Dans la vie, ?vitons d’agir de la sorte m?me en politique.

  4. Mon soutien inconditionnel ? l’UNIR/PS. Par ailleurs, je soutiens tout mouvement ou parti politique qui est contre le S?nat et contre la modification de l’article 37. Mon souhait est de voir d’autres comp?tences diriger notre cher Faso de Thomas Sankara.

  5. Me sankara ton art vestimentaire africaine est plus s?duisant que l’art occidentale.je n’es pas encore vu thomas sankara en veste cravate.du courage

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