L’Union européenne et l’Article 37 : «L’ambassadeur Holleville n’a pas pris position», selon Ablassé Ouédraogo

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Ablassé Ouédraogo, président du Faso Autrement, a été reçu avec d’autres membres de l’opposition politique burkinabè par l’ambassadeur de l’Union européenne au Burkina, Alain Holleville, selon notre confrère L’Observateur Paalga. Ils auraient discuté de l’article 37 et l’Union européenne aurait laissé transparaître une position « mitigée » sur le sujet. Ablassé Ouédraogo, joint au téléphone par Burkina 24, s’il ne contredit pas la tenue de cette rencontre, a émis cependant quelques réserves.

Ablassé Ouédraogo, Président du "Le Faso Autrement" (Ph: DR)
Ablassé Ouédraogo, Président du “Le Faso Autrement” (Ph: DR)

Burkina 24 (B24) : Confirmez-vous avoir été reçus par l’ambassadeur de l’UE ?

Ablassé Ouédraogo (A.O) : C’est vrai qu’on a eu un déjeuner. On était sept avec l’ambassadeur Holleville et son conseiller politique. Mais c’était le 23 novembre 2013, donc avant le 11 décembre.

On ne savait même pas que le président Compaoré allait parler de ça (l’article 37, ndlr) le 11 décembre.

On a échangé sur la situation nationale et sur la situation en Afrique. Mais ce n’était pas lié pas à la déclaration de Blaise.

B24 : Mais vos échanges ont porté sur l’article 37 de la Constitution ?

A.O : On a parlé de toute la situation nationale, y compris l’article 37.

B24 : Il y avait le Chef de file de l’opposition ?

A.O : On était tous là. Il y avait Diabré, Arba Diallo, Hubert Bazié, Tahirou Barry, Wendlassida François Kaboré et Norbert Tiendrébeogo.

B24 : Mais avez-vous eu l’impression que l’Union européenne était favorable à une éventuelle modification de l’article 37 ?

A.O : Un ambassadeur ne dira jamais qu’il est favorable ou défavorable. Chacun interprète comme il veut. Il a seulement raconté ce qu’il a vécu au Togo et au Niger au temps du tazartché.

Mais il a dit qu’il ne prend pas position. Il nous a dit d’ailleurs avoir reçu aussi les gens du pouvoir.

B24 : A propos, il  se murmure que le CDP préparerait une pétition pour demander une modification de l’article 37. En avez-vous entendu parlé ?

A.O : Cela reste à vérifier. Il y a des gens qui ont annoncé la date du 11 janvier (pour le lancement, NDLR).

B24 : Et si cela s’avérait, que ferait l’opposition ?

A.O : Je ne suis pas de ceux qui font de la politique fiction. Si c’est le cas, l’opposition a des possibilités de réfléchir et on réagira en conséquence. Dans tous les cas, laissez les sortir. On verra.

B24 : Que pensez-vous des bruits qui courent sur un éventuel parti qui sera bientôt créé par des mécontents du CDP ?

A.O :  Nous sommes dans une république. Tout groupe de citoyens ayant leurs droits peuvent à tout moment créer un parti. Ce n’est pas exclu.

Mais on ne créé pas un parti politique parce qu’on veut créer un parti politique. On le créé parce qu’on a un idéal à défendre, des convictions à réaliser.

Ce ne sera pas le dernier ou le premier parti. Attendons de voir venir. Ne devançons pas l’iguane de l’eau.

 Mais si c’est pour aller à la bataille de novembre 2015, ils ont intérêt à sortir très vite de la tanière, sinon, le temps risque de jouer contre eux.

Propos recueillis par Abdou ZOURE

Pour Burkina 24 

Abdou ZOURE

Abdou Zouré est le rédacteur en chef de Burkina24.

Il y a 11 commentaires

  1. Oloman sois un p s?rieux. Vous ne trouvez pas que chaque peuple a d?cid? de se prendre au s?rieux. Jeunesse Burkinab? montrons que nous sommes pauvres financi?rement mais avons quelque chose dans la t?te.

  2. la communaut? internationale va presser le pr?sident compaor? comme un citron pour le vider de son jus et le jeter par la suite.les m?diations et lib?rations d’otages profitent beaucoup plus aux occidentaux qu’aux africains.Aucun occidental n’est pour les mandats illimit?s.Ils jouent leurs int?r?ts et c’est tout. Si demain, un autre pr?sident vient et assure leurs int?r?ts, ils seront encore avec lui. Blaise, ?coute ton peuple, mieux vaut.

  3. c’est celui qui est chaque fois le premier ? prendre des initiatives qui sera toujours devant. les autres seront toujours a la traine car preoccup?s ? chercher des solutions.

  4. L’opposition a inter?t a rest? vigilente et surtout a etre plus causante.elle doit quitt? maintenant la defense et all? ? l’attaque

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