Accidents de la route au Faso : A quand la fin de la routine ?

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Une routine. Les accidents  (mortels) de la route au Burkina sont devenus une routine, presqu’une fatalité.

Ce début d’année a encore été marqué par le décès brutal, sur le macadam, de 20 Burkinabè. Vingt personnes arrachées brutalement à l’affection de leurs proches, tout juste après qu’elles se sont souhaité une année pleine de santé, de bonheur, de … longévité.

(Photo d'illustration - Crédit : DR)
(Photo d’illustration – Crédit : DR)

Les premiers responsables de la circulation routière, qui se sont déplacés au chevet des blessés à Kari et se sont inclinés sur la dépouille des disparus (paix à leurs âmes), ont accusé l’excès de vitesse. En effet, l’excès de vitesse est le péché mignon de certaines compagnies de transport en commun, pour ne citer qu’elles.

Il y en a qui en ont fait leur marque de fabrique, allant jusqu’à en faire une fierté. Ces compagnies sont connues. Mais  ont-elles reçu des sermons ? Si elles en ont reçus, apparemment, cela n’a pas eu d’effet.

Les premiers responsables ont également indexé la fatigue des chauffeurs. C’est effectif. A titre d’anecdote, la presse a fait écho, à une époque, d’un même chauffeur qui a fait la distance Ouaga-Bobo (plus de 300 kilomètres de route) aller-retour sans prendre la peine de se reposer. Ce dernier dormait au volant. La compagnie pour laquelle il travaillait y serait pour quelque chose.

Sensibiliser

Il faudrait aussi ajouter le mauvais état des routes. Il est difficile d’éviter des accidents sur des chaussées truffées de nids de poule. Il est connu également que le transport mixte est dangereux et est donc interdit.

Mais combien de camions continuent-ils de rouler avec hommes et bêtes sur nos routes parsemées de postes de contrôle de police ?

Les responsabilités de ces accidents mortels se situent à tous les niveaux. Les passagers parce qu’ils ferment les yeux et se font complices. Les forces de l’ordre parce qu’elles ne sont pas très rigoureuses.

Il faudrait mettre l’accent sur la sensibilisation. Faire comprendre aux Burkinabè de ne pas prendre place dans un car surchargé, de ne pas être clients d’une compagnie qui a fait du « rouler à tombeau ouvert » sa devise, etc.

Cette solution a freiné les accidents de fête de fin d’année dans la ville de Ouagadougou cette année. Elle pourrait, sinon stopper, au moins atténuer la monotonie de cette mortelle routine.

Burkina 24 

Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

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Il y a 4 commentaires

  1. Paix en l?ame des disparus… C?est toujours le meme rituel macabre… On prie pour les victimes des accidents,et pratiquement RIEN N?EST FAIT POUR SAUVER LES VIVANTS. On est tous responsables de cette situation deplorable qui n?a que trop dur?…

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