Kadré Désiré Ouédraogo à propos des APE: “Plutôt ne pas signer que de signer un accord au détriment de nos intérêts”

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Kadré Désiré Ouédraogo, président de la commission de la CEDEAO. © Burkina 24
Kadré Désiré Ouédraogo, président de la commission de la CEDEAO. © Burkina 24

Le président de la Commission de la CEDEAO, Kadré Désiré Ouédraogo, a annoncé ce mardi 14 janvier que des négociations s’ouvrent bientôt autour des Accords de partenariat économiques (APE) et que la CEDEAO ne signerait d’accords que s’ils prennent en compte la dimension “développement” pour la zone. De passage à Ouagadougou, Kadré Désiré Ouédraogo a saisi l’occasion d’un petit déjeuner de presse pour échanger avec les journalistes burkinabè. Les APE, la monnaie unique, le Tarif extérieur commun (TEC), libre circulation des personnes et des biens, ont constitué le menu des échanges avec Kadré Désiré Ouédraogo.

Les négociations pour la conclusion d’APE complets régionaux doivent encore se poursuivre. Pour sa part, la CEDEAO entend faire prendre en compte la dimension développement dans ces accords, une condition sine qua non pour signer ces accords.  « Nous préférons ne pas signer d’accord du tout que de signer un accord au détriment de nos propres intérêts » a indiqué Kadré Désiré Ouédraogo, le président de la commission de la CEDEAO, alors que des négociations s’ouvrent la semaine prochaine à Dakar pour tenter de parvenir à un accord.

D’importantes questions doivent encore être réglées à propos des APE, notamment, leur financement, les coûts d’ajustement, les problèmes de compensations, les règles d’origine et un certains nombre de clauses pour lesquelles il y a encore des divergences entre les parties. « Pour nous, les APE n’ont de sens que s’ils sont des APE porteurs de développement et nous veillerons à ce que les intérêts de notre zone soient respectés », a précisé le président de la Commission. « Les APE devraient être un instrument de développement et pas seulement un instrument commercial » a-t-il ajouté.

De bonnes performances économiques pour la région

Organisé par le réseau des journalistes économiques (RJE) l’Union Catholique Africaine de la Presse (UCAP), le petit déjeuner de presse a été l’occasion pour aborder plusieurs sujets liés à la CEDEAO, comme celui du Tarif extérieur commun. Kadré Désiré Ouédraogo a salué l’adoption du TEC lors du sommet de Dakar, qualifié de sommet historique. Le TEC qui entrera en vigueur en janvier 2015, est selon lui, le fondement d’un marché régional unifié et l’un des piliers de la politique économique de la zone vis-à-vis de l’extérieur.

Le président de la commission a également salué les performances économiques de la région, qui, a-t-il souligné, sont satisfaisantes. Des performance qui s’appuient sur les secteurs des mines, des hydrocarbure et sur la bonne production agricole. Ainsi, avec un taux de croissance de 6,3% en 2013, 6,6% en 2012 et un taux de croissance attendu de 7,1% en 2014, la CEDEAO reste la région d’Afrique qui enregistre le plus fort taux de croissance, et ce, malgré les crises qui ont secoué cette sous-région.

Justin Yarga

pour Burkina 24

Justin Yarga

Journaliste web qui teste des outils de Webjournalisme et datajournalisme, Media strategy consultant.

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Il y a 4 commentaires

  1. Si les chef d'Etat salue la signature du Tarif exterieur commun TEC comme une bonne avanc?e, il faut noter que les organisations paysannes et les organisations de la soci?t? civile ont d?nonc? les clause de ce TEC. Voici la d?claration de la soci?t? civile ? Dakar:? L?Afrique de l?Ouest D?Abord ? M?morandum de la soci?t? civile de l?Afrique de l?Ouest sur l?Accord de Partenariat ?conomique (APE), le Tarif ext?rieur Commun (TEC) et l?int?gration r?gionale ? lire sur http://www.spong.bf/spip.php?article379

  2. Je crois sinc?rement que nous avons l? et d?j? un grand technicien ?conomique dont on a besoin au des Institutions ?conomiques Internationale, et qui devrait aider beaucoup au dialogue entre les puissances ?conomiques et les souverainet?s des pays dits pauvres. C’est la condition sine qua none pour booster notre d?mocratie. Reste maintenant ? trouver dans nos pays, de vrais dirigeants politiques avec un projet de soci?t? consistant, pour ne pas rendre vaine la lutte de son Excellence Ou?draogo, pour le d?veloppement.

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