Bientôt 5 400 km de fibre optique sous le sol burkinabè

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C’est l’un des projets importants du ministère burkinabè de l’économie numérique en 2014 : le backbone. Il permettra de truffer le territoire burkinabè de 5 400 km de fibre optique et d’offrir aux Burkinabè une meilleure connectivité Internet. Jean Kouldiaty annonce pour bientôt le lancement des travaux, lors d’un point de presse ce 23 janvier 2014.

Jean Kouldiaty, ministre burkinabè de l'économie numérique (Ph : B24)
Jean Kouldiaty, ministre burkinabè de l’économie numérique (Ph : B24)

Trois projets phares sont inscrits à l’ordre du jour du département de Jean Kouldiaty pour l’année 2014. Il s’agit du projet Backbone, de la transition à la Télévision numérique et la mise en œuvre du projet E-conseil des ministres.

Pour le projet Backbone national, il a été approuvé le 19 juin 2013 par le conseil des ministres, a rappelé le ministre. Il vise à doter à terme le Burkina, de 5 400 km de fibre optique afin d’améliorer la connectivité à Internet et la communication.

120 milliards de F CFA pour 100 Go/seconde de débit Internet

Les chefs-lieux des 45 provinces, 82 localités et bien entendu les zones urbaines seront raccordés pour bénéficier  d’un réseau de débit très élevé allant de 100 Gbps dans le cœur du réseau à  40 Gbps dans les artères secondaires.

Les contrats sont en cours de signature avec le leader du domaine Huawei Technology, assure le ministre Kouldiaty et l’ensemble du projet devrait coûter environ 120 milliards de F CFA pour un délai d’exécution de 30 mois.

Le second projet important du ministère de l’économie numérique est la formalisation du conseil des ministres sans papier. Le ministre espère le rendre réel dans le premier semestre de 2014.

Le passage à la télévision numérique devrait également se faire en cette année, a confié Jean Kouldiaty.

« La qualité des appels téléphoniques laisse à désirer » 

Ce dernier est revenu sur la qualité des services des opérateurs de téléphonie mobile. « Nous sommes obligés de reconnaître que la qualité des appels téléphoniques laisse à désirer », a reconnu Jean Kouldiaty.

 Il a déclaré que pour y remédier, le gouvernement a rencontré les trois opérateurs en novembre dernier. Les trois opérateurs ont pris l’engagement, selon le ministre, « de travailler à une amélioration substantielle de la qualité de leurs prestations ».

Le gouvernement n’a pas pour autant abandonné l’idée des sanctions. « La main du gouvernement ne tremblera pas lorsque l’ARCEP lui proposera des sanctions », a assuré le ministre.

Mais de son avis, l’approche pédagogique est peut-être préférable aux sanctions pécuniaires dans la mesure où, dit-il, « il est plus simple pour un opérateur de payer 3 milliards de F CFA, qui ne représente qu’une journée d’appel au Burkina, que de consentir des investissements».

Du reste, le dossier d’un quatrième opérateur, le Vietnamien Vietel Télécommunications, est en cours d’étude par le gouvernement, informe Jean Kouldiaty, qui espère qu’avec ce dernier, l’ordre et la qualité pourraient enfin régner dans le monde de la téléphonie mobile au Burkina.

Abdou ZOURE

Pour Burkina 24

Document : Les acquis  en 2013 et les perspectives du Ministère de l’économie numérique en 2014



Abdou ZOURE

Abdou Zouré est le rédacteur en chef de Burkina24.

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Il y a 9 commentaires

  1. Si on bitumais d?j? tous nos axes routiers ?
    avant d’avoir un bon reseau internet/telephonique, il faudrait qu’on puisse se d?placer proprement. Quand on voit les trous sur l’axe Ouaga – Bobo… On est pas fier…

  2. Huawei Technology c’est de la chinoiserie! On va encore rester derriere les autres. Pauvre Burkina! Il faut que ?a change. Et ?a va changer!

  3. Le backbone est le maillon interne des autoroutes de l’information le Burkina pourra communiquer avec le Burkina ? grand d?bit. Bravo pour ce projet. Mais qu’en est il de la Bande passante du Burkina vers l?ext?rieur ?. Le solution du satellite par son cout exorbitant n’est pas la bonne. La seule solution structurelle cr?dible est la connexion par fibre optique aux c?bles sous-marin par les pays cotiers mais avec une strat?gie intelligente qui ?vite aux maximum les interm?diaires (traverser le mali pour acc?der au c?ble sou marins par Dakar et se faire factur? ? prix fort par la Sonatel ne fait que rench?rir le couts de l’acc?s internet). Il faut une politique nationale ambitieuse d’acc?s s?curis? au c?bles sou-marin par le Togo, le B?nin le Ghana et la Cote d’ivoire par le biais de soci?t?s cr?es avec ces pays dans lesquelles le Burkina est actionnaire.

  4. Internet rapide pour quoi? M?me si c’?tait 1000 GB/s,
    Quand on s’offre une charrue sans b?ufs afin de clamer partout qu’on a aussi une charrue, ?? s’appelle mal-gouvernance. Modernit?, quand tu nous tiens!

  5. de grand projet inclus de que grande responsabilit? . Si vous donner le march? a un va-nu-pieds je dit bien un va-nu-pieds le peuple va vous mater on s’amuse plus il vous qu’on avance

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