« Dommage que le président n’ait pas voulu cautionner la médiation », dixit Nathanaël Ouédraogo de l’UPC

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En marge de la conférence de presse bilan des élections partielles du 23 février 2014, nous avons voulu avoir le point de vue de l’UPC sur l’échec de la médiation. Nathanaël Ouédraogo, responsable de campagne du parti donne son point de vue, dit-il, personnel. En résumé, il rejette la faute sur le président du Faso qui devait montrer sa bonne foi à travers une caution morale.

©Burkina 24
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A l’issue du 3è round de la médiation qui s’est déroulé le 10 mars 2014, chaque partie, aussi bien de l’opposition que de la majorité a accusé l’autre d’avoir fait échouer la médiation. Au niveau de l’UPC, on ne l’entend pas de cette oreille. Nathanaël Ouédraogo estime que le chef de l’Etat a manqué l’occasion de montrer sa bonne foi. « L’UPC trouve dommage qu’après avoir rencontré le président du Faso, rencontré l’opposition et la majorité, le président n’ait pas voulu cautionner cette médiation » s’est-il exprimé.

A en croire, le président de la direction de campagne de l’UPC, le mandat exigé par l’opposition avait bien sa raison d’être et il n’est pas ici question que la majorité accuse l’opposition. Pour lui, du fait que le chef de l’Etat est impliqué d’une manière ou d’une autre dans la médiation, ce dernier devrait donner sa caution morale.

Les médiateurs disent avoir rencontré le chef de l’Etat dans le cadre de la médiation. Pour Nathanaël Ouédraogo, s’il est vrai que les médiateurs internes ont rencontré le président Blaise Compaoré, « ce dernier devrait donner une caution publique ». La faute incombe donc à la majorité du fait de son refus car cette caution présidentielle aurait permis d’entrer dans le débat. « Mais, ils sont restés dans le dilatoire et accusent l’opposition d’avoir bloqué la médiation. Non, » précise t-on à l’UPC. Il en veut pour preuve, l’exemple de la mise en place du collège des sages qui a valu une décision du chef de l’Etat à appliquer ce qui en serait issue et « cela a donné de la confiance et les gens ont adhéré ». En tout état de cause, « ce qui était recherché, c’était juste une caution morale auprès même des médiateurs ».
Somme toute, Nathanaël Ouédraogo félicite les médiateurs qui se sont auto-saisis de la question. A Les médiateurs ont lancé un appel au chef de l’Etat et Nathanaël Ouédraogo dit souhaiter que leur prière dite en concluant la médiation soit entendue.

Lorraine KALMOGHO (Collaboratrice)



Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

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Il y a 10 commentaires

  1. En ce moment de crise chacun va jeter la pierre sur l’autre mais jamais se mettre en question. Je pense que la morale et la bonne foi doit ?tre r?ciproque. L’opposition a voulu imposer quelque au Pr?sident. Chose qu’elle sait ? l’avance que le pr?sident ne va jamais accepter. L’opposition n’est pas en mesure d’imposer quoi que se soit au pr?sident. Le pr?sident est au dessus de l’opposition et m?me de la majorit

  2. NATHA; PRKOI AVOIR ATTENDU TAN? il es bien just k le tps de reaction es pac?.le presiden blaise ne pe k refuser;apre tou ces an?s de silenc et daceptation suivi de diferen decoration;de nomination.concevon un nveau soleil ki naura jamai eu de pots du presiden blaise et il acceptera.

  3. De toute fa?on les choses vont se d?canter opposition ou majorit? ou MPP Je pense que le Burkina plus particuli?re OUAGA coonaitrait des jours ? venir sanglants .
    BURKINABE VOUS ALLER VOIR .

  4. OU VA NOTRE CHER BURKINA? PAYS DES HOMMES INTEGRES!
    APRES CETTE MEDIATION AVORTEE, JE ME DEMANDE SI LE CDP (MAJORITE) ENCLACHE LA MACHINE DU REFERENDUM ET QUE SI L?OPPOSITION S?OPPOSE, QUI VA CONCILIER CES DEUX (02) PARTIS.
    ON PEUT DIRE QUE SI CETTE SITUATION ADVIENDRAIT, C?EST LE DEBUT DU SCENARIO CATASTROPHIQUES QU?A FAIS CAS LA MEDIATION AUTO-SAISIE.

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