« L’avenir du Burkina est dans les TIC », selon Mme Mercy Tembon

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La representante residente de la Banque mondiale au Burkina, Mme Mercy Tembon.
La representante residente de la Banque mondiale au Burkina, Mme Mercy Tembon.

Le ministre du Développement de l’Economie numérique et des Postes, Pr Jean Koulidiati, a accordé, le lundi 10 mars 2014, une audience à une délégation de la Banque mondiale conduite par la représentante résidente de cette institution au Burkina, Mme Mercy Tembon. Objet principal de la visite : l’initiative Open Data. En effet, la Banque mondiale est venue réaffirmer son engagement à accompagner le Burkina Faso dans la mise en œuvre de cette initiative qui ambitionne de mettre à la disposition de la population toutes les données gouvernementales non sensibles. A l’issue de la visite, la représentante résidente de la Banque mondiale a dit toute son admiration pour le Burkina Faso qui s’est lancé dans des projets majeurs dans le domaine des TIC.
Notre pays est entrain de mettre en œuvre une initiative appelée «Burkina Government open data » qui ambitionne de mettre à la disposition de la population des données gouvernementales non sensibles. Pensez-vous que le Burkina Faso a pris la bonne décision ?

L’avenir du Burkina est dans les Technologies de l’information et de la Communication. Et le fait que le gouvernement se soit engagé dans cette initiative de l’ouverture des données à la population (Open Data) est une bonne chose.  Le Burkina Faso devient ainsi le premier pays francophone à se lancer dans cette initiative. De ce fait, il va servir d’exemple et de modèle aux autres pays de la sous région. A cet effet, je voudrais féliciter le gouvernement burkinabè pour son engagement.   Comme vous le savez, l’inconnu fait toujours peur. Mais je pense qu’avec le temps les uns et les autres comprendront mieux. Et en voulant saisir toutes les opportunités qu’offrent les TIC comme le font les pays développés, le Burkina est sur le chemin de l’émergence.

La Banque mondiale s’est engagé aux cotés du Burkina dans la mise en œuvre de cette initiative. Pouvez-vous revenir sur cet engagement de la Banque Mondiale ?

La Banque mondiale s’est engagée à accompagner le Burkina Faso dans cette initiative parce que la Banque mondiale, elle-même, est dans le « Open Data initiative». Depuis quelques années, toutes les données de la Banque mondiale sont ouvertes. Les gens ont accès aux données dans le cadre de leur recherche ou dans l’élaboration des projets et programmes sur des données fiables. Ça veut dire que la Banque mondiale épouse cette initiative, raison pour laquelle elle va soutenir le Burkina Faso dans la promotion de cette initiative. Actuellement nous avons une équipe de techniciens qui va travailler avec les techniciens burkinabè pour une bonne mise en œuvre de cette initiative Open Data. Et nous allons procéder par des étapes. Pour cette première étape, il s’agit du lancement du portail Open Data. Après cette étape, on va aller beaucoup plus loin pour mettre en cohérence tous les autres projets que le gouvernement est entrain d’entreprendre dans le domaine des TIC. Il y’aura bientôt le projet Backbone avec la fibre optique qui va parcourir tout le pays. Comment utiliser tous ces projets au profit de la population ? La Banque mondiale est prête à aider le Burkina Faso à atteindre cet objectif. Nous sommes un partenaire de longue date, un partenaire sûr pour le développement  du Burkina Faso.

Quel appel avez-vous à lancer à ceux qui sont réticents quant à la libération des données non sensibles ?

L’essentiel, c’est la communication. Mieux les gens comprendront l’utilité de partager les données, mieux ils adhéreront à cette initiative. Au début, ça ne sera pas facile de convaincre tout le monde. Ça se fera au fur et à mesure avec une bonne stratégie de communication, avec des échanges, avec les opportunités de « Open Data ». J’ai beaucoup d’espoir que quelques mois après le lancement de cette initiative, les gens vont commencer les opportunités et les bénéfices qu’ils peuvent en tirer et ils vont adhérer.

Propos recueillis par DCPM/MDENP



Justin Yarga

Journaliste web qui teste des outils de Webjournalisme et datajournalisme, Media strategy consultant.

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Il y a 1 commentaire

  1. j informe le publique burkinab? du fait que cela se place dans les premiers souci de pr?sident Blaise et c est pour cela il a pris la d?cision de demander un renouvellement du bureau de son parti et y introduire des jeunes afin que les programme de l outil soit bien ex?cuter parce que pour lui ce n est pas de leur ?poque c est la 1 ere cause des des d?part bravo au chef de l Etat de cette vision alors la bonne d?cision a tous!!!

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