Zéro collectif aux étudiants d’Histoire: La goutte d’eau qui fait déborder le vase

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Un zéro collectif octroyé à la première année du département d’Histoire de l’université de Ouagadougou,  c’est l’un des éléments déclencheurs d’une grève de 48 heures, ponctuée d’un sit-in. Le mot d’ordre lancé par la corporation ANEB (Association nationale des étudiants burkinabè) de l’UFR/SH (Unité de formation et de recherches en sciences humaines) a pris effet ce 13 mars 2014. Rassemblés au jardin de l’UFR/LAC, les étudiants entendaient amener les autorités à de meilleurs sentiments.

Les étudiants pendant le sit-in (Ph : B24)
Les étudiants pendant le sit-in (Ph : B24)

La grève de 48 heures avait pour objectif principal l’annulation du zéro collectif infligé à la première année d’Histoire. En rappel, le 18 février 2014, les résultats des évaluations affichaient un zéro collectif à la promotion, dans la matière de Géomorphologie.

 Cette sanction fait suite à deux propositions d’évaluation refusées par les étudiants concernés.

«C’est légitime que les étudiants demandent un peu de temps pour composer dans les meilleures conditions», a clamé Adama Ganamtoré, délégué général de la corporation. Selon lui, Dia Christophe Sanou, enseignant en charge de la matière, a fait son cours de 60 heures en 18 heures et a voulu faire l’évaluation le 30 octobre 2013, date de la fin de son cours.

Après le refus des étudiants, la date de composition a été ramenée au 4 novembre. Une seconde date boycottée par les étudiants. En effet, toujours selon Ganamtoré Adama, les  cours vont de 7 h à 13 h, et de 15 h à 21 h.

Temps de réflexion à l’administration

En plus, le fait d’avoir plusieurs matières dans la même période ne permettait pas aux étudiants d’avoir assez de temps pour étudier en une semaine.

«Nous pensons que nos problèmes peuvent être résolus », a ajouté le DG de la corporation ANEB de l’UFR/SH. Il dit compter sur la bonne volonté de l’administration pour lever la sanction, en plus du sérieux et de la rigueur attendus dans la formation des étudiants de l’UFR/SH à l’issue des 48 heures de grève.

 Après ce temps de réflexion qu’ils disent laisser à l’administration, les étudiants comptent se donner les moyens pour l’intégration de leurs intérêts des étudiants dans l’évolution des cours et des évaluations au niveau de l’UFR/SH, si rien n’est fait.

Mouniratou LOUGUE (Stagiaire)

Pour Burkina 24



Rédaction B24

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Il y a 8 commentaires

  1. Courage Camarades! Seule les luttes peuvent ameliorer nos conditions au plan universitaire,et de fa?on g?n?rale au B.F.par consequent d’autres ont plut?t besoin d’education que ceux q’ils invite ? se fair eduqu

  2. Je suis ?tudiant. L’?tudiant n’a pas le droit de boycotter un devoir.IL fallait composer et apr?s on verra.Chers parents ?duquez vos enfants car ils aiment maintenant la facilit

  3. Certaines personnes n’aiment que les situations tendues. Comment dans ce contexte de situation politique et sociale tendue, on se permet de cr?er des ?tincelles pour enflammer davantage ce qui est v?cue comme calvaire pr?sentement? “Faites le toit mes amis ?ducateurs car des prog?nitures, vous en avez aussi! A moins que ce ne soit pas le cas! Et l?, ce n’est pas ? ceux des autres d’en subir les cons?quences.

  4. camarade seul la lutte lib?re donc il faut maintenir l cap pour la lev?e de cette sanction et l plus vite possible

  5. Je pense que l’administration a int?r?t ? r?agir le vite possible car beaucoup de promotions de l’UFR/SH commen?aient leur deuxi?me session dans cette semaine et certaines ?valuation ?taient programm?es pour demain et qui seront probablement report?es.

  6. on ne peut quant meme pas se permettre de bousiller la vie des ?tudiants comme ?a.
    ? tous les coups ce sont eux qui subissent.et ces gens qui nous pourissent la vie ne seraient pas l? si on leur avait aussi dispens? 60h de cours en 18h

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