Le G-cloud, « un projet extrêmement ambitieux, assez audacieux », selon Richard Nouni du groupe CFAO Technologie

785 2

Notre pays, le Burkina Faso s’est engagé sous l’impulsion des plus hautes autorités dans la mise en oeuvre de projets majeurs dans le domaine de l’économie numérique. Aujourd’hui, on assiste, en effet, à l’implémentation des premiers projets d’infrastructures numériques nécessitant des plans de financement pour lesquels l’Etat s’investit pour trouver des mécanismes de financement innovants. De ces projets on peut citer le backbone national, le e-Conseil des ministres, le G-Cloud (cloud gouvernemental).

-

Au cours d’une visite de courtoisie au ministre du Développement de l’Economie numérique et des Postes, le 04 mars dernier, le directeur général de Business technologie du groupe CFAO, Richard Nouni a loué la vision des autorités burkinabè qui se sont lancé dans le cloud. Selon M. Richard Nouni « c’est un projet extrêmement ambitieux, assez audacieux parce que ça va être le premier cloud public africain. Aucun autre pays africain à l’exception de l’Afrique du Sud n’a pris pareille initiative ».

Le cloud c’est une mutualisation de ressources ; mutualisation de ressources réseaux, de ressources de puissance de calcul, de stockage, de ressources logiciels et de ressources humaines. Le projet G-cloud participe, ainsi,  à  cette volonté du gouvernement burkinabè d’exploiter les opportunités qu’offrent les TIC pour impulser le développement et rattraper un peu le temps perdu. « Aujourd’hui, l’Afrique n’a plus malheureusement le temps de former les chirurgiens dont elle a besoin parce que la démographie n’attend pas et il faut dix (10) ans pour former un chirurgien. Et le même temps il faut s’occuper de l’éducation et de la malaria. Dans ce contexte, il nous faut trouver des solutions alternatives » a soutenu le directeur général de Business Unit technologie du groupe CFAO Richard Nouni, Et ces solutions viendront des infrastructures que le Burkina Faso  est entrain de développer dans le domaine des TIC.

Le backbone national  va constituer  un tremplin pour le développement des  solutions comme la télémédecine, la télé-chirurgie la télé-éducation, la télé-enseignement. « Vous pensez que le Burkina a les moyens et les capacités de construire autant d’universités pour répondre aux besoins de sa démographie ? » se demande M. Richard Nouni. Pour répondre à cette interrogation, il va falloir faire des sauts. « C’est le Cloud, ce sont les transformations technologiques majeures fondamentales qui vont permettre de faire ces sauts » a-t-il soutenu.  L’Europe s’est développée grâce à la révolution industrielle. « Et si votre pays conduit à bien les différents projets qu’il a entrepris dans le domaine des TIC, vous aurez fait votre révolution industrielle » a déclaré M. Nouni.

DCPM/MDENP



Justin Yarga

Journaliste web qui teste des outils de Webjournalisme et datajournalisme, Media strategy consultant.

Article similaire

Il y a 2 commentaires

  1. Ce sont l? de belles initiatives.
    Mais si on n’y prend pas garde ce sera encore une occasion manqu?e et un endettement et encha?nement approfondis par rapport ? l’occident. Parce que des projets de cette importance pour notre souverainet? ne peuvent pas ?tre confi?s ? des groupes comme CFAO. Misons donc sur les ing?nieurs locaux quitte ? les former.

Leave a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *