Délégation des tâches en chirurgie essentielle : un système salutaire pour la santé maternelle

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Le système consiste à déléguer les tâches de SONU à des médecins généralistes
Le système consiste à déléguer les tâches de SONU à des médecins généralistes

La santé maternelle et infantile s’est beaucoup améliorée au Burkina Faso grâce à la mise en place de la délégation des tâches en chirurgie essentielle la prise en charge des Soins obstétricaux et néonataux d’urgence (SONU) dans les centres médicaux et district sanitaire à travers le pays, avec l’appui du système des Nations unies.

Selon une étude commanditée par l’UNFPA, en 2013, la mise en place et en œuvre de la délégation des tâches en chirurgie essentielle a renforcé la conviction des partenaires et des acteurs de la santé maternelle et néonatale, au regard des résultats atteints.

En effet, le système consiste à déléguer les tâches de SONU à des médecins généralistes dans les localités n’ayant ni chirurgien ni gynécologue. Quatre vingt trois pour cent (83%) des gynécologues exercent dans les deux grandes villes du pays, Ouagadougou et Bobo-Dioulasso.

Entre 1992 et 2013, 279 médecins ont ainsi été formés et exercent dans les 42 centres médicaux avec antennes chirurgicales (CMA) de districts fonctionnels. La formation inclue la gynécologie et l’obstétrique, la chirurgie générale et viscérale, la traumatologie et la réanimation, l’urologie et la gestion de l’antenne chirurgicale.

En termes de résultats concrets, la réduction des accouchements à domicile, la baisse de la mortalité maternelle dans l’ensemble du pays passant de 566 pour 100 000 naissances vivantes en 1993 à 484 en 1998 et 341 en 2010 ; elle devrait chuter à 121 en 2015.

Aussi, sans la délégation des tâches, il aurait fallu évacuer à Ouagadougou les quelques 40 000 personnes qui ont bénéficié des SONU en une année dans la région du centre-sud. En six années de pratique, le district sanitaire de Dandé dans les Hauts-Bassins n’a enregistré que 2 décès maternels.

Le système a été mis en place face au nombre très élevé de décès maternels et au manque d’accès des femmes à la césarienne dans un pays essentiellement rural où 21,2% de la population réside à plus de dix kilomètres d’un centre de santé.  Il fallait imaginer moyen, en attendant d’avoir des chirurgiens et des gynécologues dans toutes les structures de référence.

Boureima LANKOANDE

Pour Burkina 24

Etude chirurgie essentielle.

Il y a 1 commentaire

  1. “En six ann?es de pratique, le district sanitaire de Dand? dans les Hauts-Bassins n?a enregistr? que 2 d?c?s maternels”,c’est archi-faux.De gr?ce arr?tez de mentir pour les financement car vous jeter le discr?dit sur notre syst?me d’information sanitaire.

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