Burkina : Le taux de croissance en baisse de 3% en 2013

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Le Premier ministre burkinabè Luc Adolphe Tiao a prononcé son discours sur la situation de la nation devant le Parlement, ce 3 avril 2014. Si des acquis ont été engrangés dans divers secteurs, des défis perdurent. Le taux de croissance du PIB, qui était de 9% en 2012, est descendu à 6,8 %.

Luc Adolphe Tiao (droite) était à l'Assemblée nationale ce 3 avril 2014 (Ph : B24)
Luc Adolphe Tiao (droite) était à l’Assemblée nationale ce 3 avril 2014 (Ph : B24)

Le taux de croissance du PIB au Burkina est à 6,8% en 2013, soit une baisse d’environ 3 % comparé à l’année 2012, où il était de 9%. Mais pour le Premier ministre, qui a avancé ces chiffres devant l’Assemblée nationale ce 3 avril 2014 à l’occasion de son discours sur la situation de la nation, les institutions financières internationales ont jugé que le Burkina a fait de « bonnes performances» pour cette même période.

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Ces évaluations s’appuient notamment sur le taux d’inflation moyen, qui est « en forte baisse », selon les termes de Luc Adolphe Tiao. Il était à 0,5% en fin décembre, contre une hausse de 3,8% en 2012.

D’une manière générale, peut-on dire du discours du PM, le Burkina ne s’est pas trop mal porté en 2013.

 Les ressources internes mobilisées ont atteint 1 115 milliards de F CFA, la production céréalière pour la campagne agricole 2013-2014 est évaluée à plus de 4 millions de tonnes, plus de 100 000 emplois ont été créés au profit des jeunes, entre autres, même si le député Bénéwendé Sankara du groupe parlementaire ADJ (Alternance-démocratie-justice) a confié plus tard à Burkina 24, qu’il reproche au PM d’avancer ces chiffres sans faire de ratio.

Burkina : LAT fait confiance à Blaise Compaoré

Il y a des acquis donc, mais les défis n’en demeurent pas moins nombreux. C’est ainsi que Luc Adolphe Tiao note que l’insécurité a besoin d’un traitement spécial, que le faible taux de réussite aux examens du BEPC et du BAC est « préoccupant », que le gouvernement doit davantage investir pour améliorer les infrastructures et la qualité de l’enseignement, qu’il faut réfléchir à mieux faire profiter aux Burkinabè le boum minier, etc.

C’est ainsi que des actions sont prévues, dont notamment 229 milliards de F CFA qui sont prévus pour renforcer les infrastructures hospitalières et l’offre de la santé, le code minier qui est en relecture, etc.

Pour ce qui concerne la vie politique du pays, LAT a déclaré que le Sénat demeure d’actualité car l’institution figure dans l’ordonnancement juridique du pays. Quant à la tension sur 2015, le PM estime qu’il n’y a pas de crise au Burkina et qu’il s’agit de « débats animés », signe d’expression de la démocratie.

Avis de députés

Avant que le PM ne reçoive les questions des députés, certains d’entre eux ont livré leurs premiers sentiments à la presse. Ce discours s’est révélé « positif » pour Alain Yoda, président du Groupe parlementaire CDP. Zacharia Tiemtoré, du groupe ADF-RDA, estime que certaines questions méritent d’être mieux approfondies : la dépolitisation de l’administration et le découpage administratif des régions. Me Bénéwendé Sankara a trouvé curieux que le PM n’ait pas abordé la question du vote des Burkinabè de l’étranger. Rose Marie Konditamdé, présidente du groupe UPC, pour ce qui la concerne, « aucun sujet » n’a été abordé de façon satisfaisante.

 

 

Du reste, il fait confiance au Président du Faso Blaise Compaoré et il croit qu’il ne démentira pas Martin Luther King : « la mesure ultime d’un homme ne s’apprécie pas dans les moments confortables mais lorsqu’il se tient face aux défis et aux controverses ».

Abdou ZOURE

Pour Burkina 24 



Abdou ZOURE

Abdou Zouré est le rédacteur en chef de Burkina24.

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Il y a 7 commentaires

  1. 6,8% de croissance c’est pas mal mais c’est loin des objectifs de la SCADD ( des taux de croissance ? deux chiffres). L’ann?e pr?c?dente c’?tait 9%. une diminution du taux de croissance est diff?rente d’une diminution des richesses produites. En fait le Burkina a pu produire plus que l’an pass? mais seulement ? une vitesse moindre. Au del? de ces chiffres, une analyse ?conomique est n?cessaires pour appr?cier le degr? d’in?galit? dans la redistribution des fruits de la croissance. Ce serait frustrant s’il en ressort par exemple que 10% des Burkinab? d?tiennent 80% des richesses, mais une observation des faits incite ? en penser. La balle est dans le quand de mes coll?gues ?conomistes

  2. Monsieur le journaliste, apprenez ? mieux pr?senter vos titres. Il ne s'agit pas d'une baisse de 3% mais de 3 points de pourcentage, ces deux expressions sont totalement diff?rentes.

  3. C’est pas ?tonnant que la croissance soit en baisse puisque nos dirigeants continuent de se remplir les poches.

  4. Je suis ?tonn? par le taux de croissance annonc? par le PM qui passe de 9 ? 6% entre 2012 et 2013 alors que le ministre de l’?conomie et des finances suite au conseil des ministres extraordinaire du 24 mars dernier annon?ait au titre des mesures sociales qui engendraient une incidence budg?taire de 110 Milliards que c’est la r?partition des fruits de la croissance. Mr le ministre o? se trouve la croissance quand on passe de de 9 ? 6? Je ne suis pas ?conomiste mais il y’a lieu d’?clairer ma lanterne. Est ce une forme d’achat de l??lectorat dans la perspective de …….?
    Je cherche ? comprendre s’il vous plait et sachez que …………. LES BURKINAB? RESTERONT INT?GRES QUOI QUE ……………

  5. Attention, il pr?pare les esprits. En 2015, fin de mandat des Compaor?, on vous dira que l’Etat est en faillite.

  6. Je pr?sume que ce taux de croissance est m?me inf?rieur ? 6%. M?me avec le boum minier, la croissance diminue. O? sont les pr?visions de ls SCADD? D?cid?ment que cette gestion disparaisse pour de bon en 2015.

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