Tirs mortels sur des manifestants à Kiev : Les nouvelles autorités pro-européennes d’Ukraine accusent la Russie et l’ancien président Viktor Ianoukovitch.

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La violence qui s’est déchaînée entre le 18 et le 20 février dernier à Kiev, entre les forces de l’ordre et les manifestants, aurait entraîné la mort de près de 90 personnes. En effet, depuis le haut des immeubles sur Maïdan, la place de l’Indépendance à Kiev, des snipers ont tiré sur la foule.

(Ph : Lemonde.fr)
(Ph : Lemonde.fr)

Le procureur général, le ministre de l’intérieur et le chef des services de sécurité ukrainiens, Valentin Nalivaïtchenko ont présenté, ce jeudi 3 avril, les premières conclusions de l’enquête sur les tueries qui ont lieu pendant le soulèvement qui a abouti à la chute du président Viktor Ianoukovitch.

Ils soupçonnent tous, les services secrets russes (FSB) et Ianoukovitch d’être impliqués dans les tirs de snipers à Kiev. Selon Nalivaïtchenko : “Ianoukovitch a donné l’ordre criminel pour l’opération antiterroriste du 18 au 20 février et autorisant l’usage d’armes contre les manifestants”.

Il affirme également que des agents du FSB ‘‘ont participé à la planification et à la mise en œuvre de la soi disant opération anti-terroriste’’. Le ministre de l’intérieur, Arsen Avakov a rajouté que : ‘‘Tout a été coordonné par des membres des forces de l’ordre ’’.

Cependant, le FSB a démenti cette déclaration en niant toute implication dans cette tuerie. Interrogé par l’agence russe Ria Novosti, le service de presse du FSB souhaite ‘‘que ces déclarations restent sur la conscience des services de sécurité ukrainiens ’’.

Quant à Ianoukovitch, il s’est réfugié en Russie depuis les violences survenues à Kiev. La justice ukrainienne a lancé un mandat contre lui.

À ce jour, 12 membres d’une unité nommée ‘‘unité noire’’, dédiée aux opérations spéciales ont été interpellés et mis aux arrêts. Ils auraient distribués des armes, dont des fusils de snipers. D’autres membres de cette même unité sont sur le point d’être identifiés.

Bintou Diallo

Correspondante de Burkina24 au Canada

 



B. Diallo

Correspondante de Burkina24 au Canada (Sherbrooke) Diplômée en Maîtrise en administration publique (concentration internationale) de l’École nationale d’administration publique de Montréal et en science politique de l’Université de Montréal.

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