Nouvelles mesures sociales: la JEP/MPCP s’interroge sur leur véritable finalité

863 3

En mars dernier, le gouvernement burkinabé a débloqué la somme de 110 milliards dans le cadre des mesures sociales. Dans la déclaration qui suit, la Jeunesse Engagée pour la Patrie, Mouvement pour le Patriotisme le Civisme et la Paix (JEP/MPCP), donne son point de vue sur les conditions dans lesquelles ces mesures ont été prises et sur leur financement. Tout en saluant l’intention de soulager la souffrance des Burkinabè, le mouvement s’interroge sur la véritable finalité de ces mesures. Ci-dessous, l’intégralité de la « Déclaration de la JEP/MPCP face aux nouvelles mesures sociales du Gouvernement et à l’alternance politique » Burkinabè de toute classe sociale et de tout bord, aujourd’hui face au défi de l’alternance politique, il est normal et tout à fait juste que les organisations politiques se lancent dans une course vers la conquête du pouvoir d’Etat en 2015.

Toutefois, nous constatons que certaines d’entre elles appliquent quelque fois des stratégies peu honorables et non patriotiques au regard de certains propos belliqueux, ségrégationnistes, divisionnistes (teintés d’un registre ethnique) et violents.

La Jeunesse Engagée pour la Patrie, Mouvement pour le Patriotisme le Civisme et la Paix (JEP/MPCP), mouvement fondamentalement apolitique, attire encore une fois de plus l’attention des organisations politiques sur la nécessité précieuse de préserver et d’enrichir le bien commun qu’est le Burkina Faso, notre cher Patrie.

Aussi, lorsque le gouvernement en exercice censé représenté l’ensemble des Burkinabè et être au dessus de toutes les organisations politiques se lance dans la mise en application hasardeuse de nouvelles mesures sociales avec des justifications peu convaincantes, nous nous posons la question de savoir si nos gouvernants pensent véritablement au peuple ou cherchent-ils simplement à le manipuler en vue des consultations électorales de 2015.

Pour revenir de manière plus approfondie aux mesures sociales, nous saluons véritablement l’intention de soulager un temps soit peu la souffrance des Burkinabè. Cependant nous regrettons le fait que ces mesures n’aient été planifiées (elles ne figurent aucunement dans le budget 2014), mais apparaissent du coup à type d’urgence médicale ou chirurgicale.

Pour peu que nous le sachions le pays n’est ni en crise alimentaire, ni en face d’une catastrophe naturelle nécessitant un réaménagement budgétaire ministère par ministère afin de réunir plus de mille (1000) milliards nécessaires à ces mesures sociales. Si nous parlons de réaménagement budgétaire, c’est au regard des propos tenus par le Ministre chargé des reformes politiques (Monsieur Arsène Bognessan YE), sur la première chaine télévisuelle nationale qui justifiait la source de financement de ces mesures sociales à travers un réaménagement budgétaire des ministères et ordonné par son excellence le Premier Ministre. Sans être dans le secret des dieux et si tel est véritablement le cas, nous trouvons une telle initiative non ingénieuse, regrettable et encore regrettable ; car un gouvernement qui prend toute une année pour préparer un budget annuel, le défendre devant l’Assemblée Nationale, le faire voté, et revenir opérer après des changements immédiats avant l’atteinte du premier semestre de l’année budgétaire ; cela fait preuve de manipulation grave et d’insulte à l’endroit du peuple, avec en plus l’utilisation de moyen colossaux à l’allure de campagne sur la base de sorties de binômes de ministres dans les régions, pour tenter de justifier ces nouvelles mesures sociales prises, comme si lorsqu’il s’agissait d’élaborer initialement le budget annuel de l’Etat basé sur des programmes précis, ils avaient adopté les mêmes sorties d’explications.

Ne dit-on pas dans la vie pratique que « qui s’explique, s’accuse » ; alors nous sommes en droit de penser que s’il y a des explications multiples du gouvernement, c’est probablement parce que ces mesures ont une autre finalité autre que l’épanouissement et le soulagement direct du peuple.

La JEP/MPCP pense fermement qu’il faut opérer des changements dans la manière de faire et de conduire les affaires  politiques et sociales au Burkina Faso.

Dans notre pays, il est plus qu’impérieux que les hommes politiques du moment intègre le politique dans leurs actions politiques, car le politique doit servir le peuple et non se servir. Excellente réflexion et contribution à tous.

Vive la JEP/MPCP dans son combat pour le Patriotisme, le Civisme et la Paix !
Vive les Burkinabè pour l’enrichissement de leur divergence politique dans la paix et la construction du pays !
Vive le Burkina Faso pour un devenir meilleur !

Pour Le Bureau Exécutif
Le Coordonateur National
Dr Aristide OUEDRAOGO.



B24 Opinion

Les articles signés B24 Opinion sont soumis par nos lecteurs et/ou des libres penseurs et n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

Article similaire

There are 3 comments

  1. Non au S?nat |

    Sidzabda du journal lepays a d?crit clairement que ces mesure sociales vise ? baliser le terrain pour faire passer le referendum. Mais l?, je dis ceci: le gouvernement a jou? bid? comme on le dit. Ils ont d?j? oubli? leur sortie pour expliquer le bien-fond? du S?nat? Mais c’?tait un ?chec total. L? aussi c’est l’?chec programm?. Ils pensent utiliser encore l’ignorance de la population pour la manipuler conmme ils veulent, mais ils ne sont pas capables de lire entre les lignes ces gens-l?. Les r?sultats des ?lections municipales de l’arrondissement 4 montrent que la population n’est plus le b?tail ?lectoral d’avant. Ils vont prendre dra avec leur r?f?rendum. Wait and see!!

  2. merci camarade.des dirigeants irresponsables qui prennent leur people pour sot.pour d?gager blaise et ses complices mobilisons-nous!

  3. Analyse tr?s pertinente de votre part. Je vous prie de continuer dans ce sens et le pays sera d?polluer de tout ces politiques parasites qui nous exploitent au quotidien.

Leave a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *