Enseignement des sciences et technologies: La Banque mondiale appuie le Burkina Faso

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Dans le but de renforcer les capacités des filières d’enseignement spécialisées dans les domaines de la science, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STIM), mais aussi de l’agriculture, de la santé et de la recherche et développement, la Banque mondiale s’est donnée comme objectif de créer des centres d’excellence en Afrique de l’Ouest et en Afrique Centrale. Au Burkina Faso, l’Institut international de l’eau et de l’environnement (2iE) a été identifié comme un des centre d’excellence qui va bénéficier d’un appui.Cette initiative vise surtout à pallier la pénurie de main-d’oeuvre qualifée dans des secteurs en plein essor, pénalisant ainsi les industries africaines et le marché de l’emploi. Le projet de centre d’excellence permettra d’une part aux jeunes de satisfaire leurs aspirations sans devoir s’expatrier, et d’autre part, aux entreprises de ne plus faire appel aux expatriés pour renforcer leur compétitivité.

Selon Peter Materu, responsable du secteur de l’éducation pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique Centrale à la Banque mondiale, “Les étudiants d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale ont impérativement besoin de programmes scientifiques et technologiques de qualité pour pouvoir se positionner sur les marchés régionaux et mondiaux de l’emploi, sachant qu’aucune université de la région ne figure actuellement dans les palmarès consacrant les 500 meilleurs établissements de la planète”.

Laboratoire biomasse, énergie et carburant à 2iE. Crédit photo : Bruno Barbey pour Magnum Photos
Laboratoire biomasse, énergie et carburant à 2iE. Crédit photo : Bruno Barbey pour Magnum Photos

Le Burkina-Faso a été cité par la Banque mondiale comme étant l’un des pays où la proportion de chercheurs dans la population active reste excessivement faible. On parle d’un ratio de 45 experts par million d’habitants.

En outre, la Banque mondiale l’a sélectionné comme un des pays possédant un centre d’excellence méritant d’être appuyé.  Ainsi, l’Institut international de l’eau et de l’environnement (2iE) a reçu à cet effet 8 millions de dollars à titre d’encouragement et de soutien.

Source : Communiqué de presse de la Banque mondiale.

Bintou Diallo

Correspondante de Burkin24 au Canada

 
 


B. Diallo

Correspondante de Burkina24 au Canada (Sherbrooke) Diplômée en Maîtrise en administration publique (concentration internationale) de l’École nationale d’administration publique de Montréal et en science politique de l’Université de Montréal.

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