1er-Mai 2014 : Le ministre Zakané invite les syndicats à “s’investir” davantage dans la négociation des conventions collectives

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Ceci est le message du ministère burkinabè de la Fonction publique, du travail et de la sécurité sociale, Vincent Zakané, à l’ensemble des travailleurs du Burkina à l’occasion de la fête du travail, qui sera célébrée ce 1er mai 2014. Il souhaite, entre autres, un renforcement du dialogue entre les partenaires sociaux et le gouvernement et invite les premiers à s’investir davantage dans la négociation des conventions collectives.

Vincent Zakané, ministre en charge de la Fonction Publique (Ph : B24)
Vincent Zakané, ministre en charge de la Fonction Publique (Ph : B24)

Travailleuses et travailleurs du Burkina Faso,

En cette solennelle occasion de commémoration de la journée internationale du travail, je souhaite, au nom du Gouvernement et à mon nom personnel, une bonne et heureuse fête du travail à toutes les travailleuses et à tous les travailleurs du Burkina Faso et aux travailleurs Burkinabè vivant à l’étranger.

J’exprime une compassion particulière à l’endroit des travailleuses et des travailleurs qui, au cours de l’année écoulée ont été touchés, d’une manière ou d’une autre, par des évènements tristes et douloureuses.

Je souhaite un prompt rétablissement aux travailleurs malades ou accidentés et exprime ma solidarité à l’endroit des travailleurs ayant perdu leur emploi au cours de cette année.

Aux travailleurs admis à la retraite, j’exprime la reconnaissance du Gouvernement pour les bons et loyaux services rendus à la nation, souvent au prix de nombreux sacrifices. Je leur souhaite une retraite paisible et une santé de fer.

Travailleuses et travailleurs,

Dans son contexte historique, la fête du travail nous rappelle le massacre des travailleurs de Chicago en 1886 qui a coûté la vie à de nombreux travailleurs. C’est en leur mémoire, que la communauté internationale a décidé de commémorer cette journée, faisant du 1er mai de chaque année une des journées les plus importantes pour les travailleurs du monde entier.

Chargée de symboles et d’enseignements, la journée du 1er mai ne doit pas être simplement une journée chômée et payée au cours de laquelle une pensée pieuse est réservée aux travailleurs tombés en 1886. Elle doit être aussi une journée de réflexions profondes et d’analyses sur la condition des travailleurs du monde entier en général et du Burkina Faso en particulier.

Ainsi, le 1er mai constitue une occasion pour la communauté des travailleurs de dresser un bilan des actions menées et d’envisager des perspectives pour un avenir meilleur pour tous les travailleurs de notre pays.

Travailleuses et travailleurs du Burkina Faso,

La commémoration, cette année, du 1er mai intervient dans un contexte national marqué par des revendications sociales sans cesse croissantes des différentes couches de notre société, en particulier celles des travailleurs.

Le gouvernement, malgré les ressources économiques et financières limitées du pays, ne ménage aucun effort pour prendre des mesures allant dans le sens de l’amélioration des conditions de vie des populations en général et des travailleurs en particulier.

Je voudrais saisir cette occasion, pour féliciter et remercier l’ensemble des organisations syndicales de travailleurs qui ont toujours su apporter leur contribution à la construction de l’édifice national à travers leurs analyses de la situation sociale nationale, leurs critiques objectives et leurs propositions de solutions face aux difficultés du monde du travail. Le Gouvernement a toujours apprécié à sa juste valeur le rôle qu’elles ont toujours joué dans la consolidation de l’Etat de droit et dans l’amélioration des conditions de travail dans notre pays.

Grâce à leur sens très élevé de responsabilité et à leur attachement au dialogue social, les organisations syndicales ont toujours contribué à trouver des réponses judicieuses aux nombreuses préoccupations des travailleurs de notre pays.

Grâce au dialogue Gouvernement/Syndicats, il a été possible de conclure, en février 2014, les négociations sur la relecture de la grille indemnitaire applicable aux agents de la Fonction Publique.

La nouvelle grille consensuelle permet non seulement de corriger des disparités dans le traitement indemnitaire des agents publics de l’Etat, mais surtout de rehausser leur pouvoir d’achat et par conséquent leur niveau de vie.

 Très attentif aux préoccupations et aux attentes des travailleurs qui sont en quête permanente d’un mieux-être, le Gouvernement a pris, en septembre 2013 et en mars 2014, d’importantes mesures sociales qui contribuent à l’amélioration des conditions de vie des populations et des travailleurs et qui ont été unanimement saluées.

Ces mesures vont dans le sens de la création d’emplois et de revenus, de l’amélioration du pouvoir d’achat des travailleurs et des retraités, du renforcement des capacités des fonds nationaux de financement, de la consolidation des filets sociaux en faveur des groupes vulnérables, de la baisse des prix des produits de grande consommation, du renforcement des infrastructures universitaires et de l’accompagnement social des étudiants.

Travailleuses et travailleurs du Burkina Faso,

Au cours de l’année 2014, d’importants chantiers et défis nous attendent. Pour leur réalisation effective, la participation des travailleurs est nécessaire. Il s’agit, entre autre, de :

– la conclusion de la rencontre Gouvernement/Syndicats de l’année 2013 et l’organisation de la rencontre Gouvernement/Syndicats de l’année 2014 ;

– la relecture de la loi 013/98 du 28 avril 1998 portant régime juridique applicable aux emplois et aux agents de la fonction publique et des textes d’organisation des emplois spécifiques ;

– la réforme du système de sécurité sociale ;

– la mise en œuvre du Programme pays de promotion du travail décent qui est un programme transversal dont la mise en œuvre doit se faire sur la base de tripartisme ;

– la mise en œuvre des autres programmes de politiques sectoriels inspirés de la SCADD et du Programme présidentiel « Bâtir, ensemble, un Burkina émergent » en faveur du monde du travail ;

– la réfection et l’extension des bourses du travail de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso ;

– la mise en place d’un système national d’assurance maladie universelle ;

– le développement des mutuelles sociales.

Par ailleurs, le Burkina Faso abritera, en septembre 2014, un sommet extraordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine sur l’emploi, l’éradication de la pauvreté et le développement inclusif, dénommé sommet de Ouagadougou 2004 + 10.

La réussite de l’organisation de ce sommet, qui sera un cadre d’évaluation de la mise en œuvre des engagements pris par les Chefs d’Etat et de Gouvernement en 2004 en vue de déterminer la voie à suivre pour les années à venir, est un défi pour notre pays et les contributions des partenaires sociaux sont fortement attendues à tous les niveaux de l’organisation.

Travailleuses et travailleurs du Burkina Faso,

Le Gouvernement est reconnaissant à l’égard des partenaires sociaux pour leur disponibilité constante à la promotion du dialogue social comme cadre et instrument de consolidation de la gouvernance nationale, mais aussi comme un espace d’expression et de résolution des préoccupations des travailleurs.

A cet égard, je voudrais inviter tous les acteurs du monde du travail à une profonde introspection afin de parvenir à une vision concertée d’un cadre de dialogue social consensuel et constructif à même de préserver un climat social apaisé dans notre pays.

Enfin, je voudrais saisir cette occasion pour inviter l’ensemble des partenaires sociaux à s’investir davantage dans le processus de négociation des conventions collectives en cours et à entreprendre des initiatives pour engager des négociations de conventions collectives de travail dans les secteurs d’activités où il n’en existe pas afin de pouvoir asseoir des relations de travail sur la base de règles juridiques consensuelles négociées.

Bonne et heureuse fête à toutes et à tous



Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

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Il y a 3 commentaires

  1. que le gouvernement fasse les paroles deviennent des actes et les plus vites possibles car par les actes que l ‘on juge la credibilite de l action gouvernementale. si gouvernement est decrie aujourd hui c est justement parce qu’il ne joint pas l acte a la parole.

  2. M. Sawadogo, je vous comprends, mais je pense que nous devons plutot f?l?citer tous ceux qui ont du “zele pour faire savoir au patron qu’ils travaillent”. S’ils changent positivement, je crois que c’est tant mieux. Attaquons nous ? ceux qui n’arrivent pas ? changer malgr? la n?c?ssit? de se montrer “z?l?” pour plaire. Moi j’encourage le ministre Zakan? car je le trouve assez proche des travailleurs m?me si beaucoup restent ? faire.

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