Kombissiri: le ministère de la santé et l’UNFPA mènent un plaidoyer en faveur de la planification familiale

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La semaine du 19 au 25 mai est consacrée à la planification familiale au Burkina Faso. Une semaine durant laquelle le ministère de la santé et ses partenaires, en l’occurrence l’UNFPA sensibilisent et mobilisent les populations en faveur de la planification familiale dans toutes les régions sanitaires du pays. Ce mercredi, le cap a été mis sur Kombissiri, au centre sud du Burkina, où a eu lieu une activité de plaidoyer à l’endroit des populations et des leaders communautaires.

Une vue du présidium à la cérémonie de plaidoyer ce mercredi 21 mai a Kombissiri. Crédit photo: Burkina 24
Une vue du présidium à la cérémonie de plaidoyer ce mercredi 21 mai a Kombissiri. Crédit photo: Burkina 24

Depuis quelque temps, la planification familiale a regagné de l’intérêt au Burkina Faso, avec notamment un plan de relance de la planification familiale adopté en 2011 par le Gouvernement et des partenaires techniques et financiers. La Semaine nationale de la planification familiale, initiée par le ministère de la santé dans le cadre de ce plan, est l’une des expressions de ce regain d’intérêt et de ce re-positionnement de la planification dans la stratégie de lutte contre la mortalité maternelle. A Kombissiri dans le Bazéga, une activité de plaidoyer a mobilisé les femmes de la localités et des leaders communautaire, religieux et coutumiers, ce mercredi matin, pour marquée la semaine nationale de la planification familiale.

Selon le Dr Olga Sankara, représentante assistante au UNFPA, l’un des objectifs de cette semaine nationale est d’attirer l’attention de la communauté sur les problèmes lié à la santé maternelles et les opportunités qu’offre la planification familiale pour réduire la mortalité maternelle. Et pour convaincre que “la planification familiale sauve des vies”, le Dr Jean Ouédraogo, CMD du CSPS urbain de Kombissiri a démontré, chiffres à l’appui, le lien entre la croissance du taux d’utilisation des méthodes contraceptives pour la période de 2009 à 2012 et la baisse de la mortalité maternelle pour la même période.

Selon les chiffres des autorités sanitaires locales, le taux d’utilisation des méthodes contraceptives est de 30% pour Kombissiri. Et pour le docteur Jean Ouédraogo, la situation à Kombissiri est à l’image de celle de l’ensemble du pays: “Il y a des efforts qui sont faits mais nous ne sommes pas toujours satisfaits parce qu’il y a encore des gens qui doutent, des poches de résistances”, a-t-il expliqué. Les services de santé tablent sur l’accroissement du nombre de nouvelles utilisatrices, très faible pour l’instant, et la compréhension des hommes pour atteindre un taux de 40% bientôt.

La semaine nationale de planification familiale est également mise aussi a profit pour offrir gratuitement des prestations de planification familiale. Selon Mme Yanogo/Oubda Marie Jeanne, la sage-femme maitresse de la maternité, le premier jour 117 femmes ont bénéficié de ces prestations gratuites.

Pour les bénéficiaires des prestations de planification familiale, le coût n’est plus une barrière, toute chose qui encourage les femmes. “Avant, certaines femmes qui n’avaient pas l’accord de leurs maris, devaient encore trouver par elle-même l’argent pour payer les contraceptifs et cela nous décourageait. Mais désormais, cela ne constitue plus une barrière”, a confié une bénéficiaire rencontrée à la maternité du CSPS. Selon elle, l’accent devrait être mis dans l’information, car beaucoup de femmes ne vont pas à la bonne source pour s’informer.

Depuis 2011, le Gouvernement Burkinabé a redonné une place prioritaire à la planification familiale, en adoptant notamment le plan de relance de la planification familiale dont l’un des défis est d’accroitre la demande. Cela passe entre autres par la subvention des produits contraceptifs. L’UNFPA, dans  le cadre du 7e programme de coopération entre le Fonds des Nations-Unies pour la population et le Gouvernement burkinabé, à travers le programme national de santé de la reproduction, accompagne le Gouvernement dans la fourniture des produits contraceptifs, le renforcement de la qualité des soins et la décentralisation des services au niveau communautaire. Le Fonds a ainsi appuyé le gouvernement burkinabé pour la subvention des produits, a rappelé le Dr Olga Sankara.

Justin Yarga
Pour Burkina 24


Justin Yarga

Journaliste web qui teste des outils de Webjournalisme et datajournalisme, Media strategy consultant.

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