“Nous avons opposé la légitime défense à une agression de l’armée malienne”, estime le MNLA

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Les représentants des groupes armés du Nord-Mali ont estimé ce jeudi que les forces de l’AZAWAD ont opposé la légitime défense à une agression de l’armée malienne. C’est la version livrée par les représentants du MNLA, du HCA et du MAA, en conférence de presse ce jeudi 22 mai dans la capitale burkinabé, à propos de la reprise des affrontements ces derniers jours à Kidal et dans la partie Nord du Mali.
A Ouagadougou, les représentants des groupes armés du Nord du Mali, MNLA, HCA et MAA, ont rejeté la faute sur l’armée malienne qu’ils tiennent pour responsable de la reprise des affrontements ces derniers jours, affrontements déclenchés suite à la visite à Kidal du premier ministre malien, Moussa Mara.

Une visite que n’ont pas appréciée les groupes armés du Nord, qualifiée ce jeudi de “visite inopportune dans un contexte de tension extrême”.

Face aux journalistes burkinabè, les représentants des groupes armés ont déclaré fermement que Kidal demeure en territoire belligérant et que “un premier ministre malien ne peut absolument pas aujourd’hui se permettre de faire des parades dans ces régions-là sans accord de l’ensemble des populations et des mouvements de l’AZAWAD“.

Pour le porte-parole du MNLA, Mossa Ag Attaher, “les conditions aujourd’hui ne sont pas réunies pour qu’un premier ministre de Bamako pense qu’il est aussi premier ministre de la population de la population de Kidal”.

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La visite du premier ministre a été suivie d’une attaque de l’armée malienne, en directions des positions des forces de l’AZAWAD, accusent les représentants des groupes armés de l’AZAWAD. Ils ont affirmé fermement que “l’armée malienne a été la première à tirer” et que “les forces de l’AZAWAD ont réagi, ont riposté en légitime défense”, promettant de “continuer à opposer la légitime défense jusqu’à un nouveau cesser-le-feu”.

En plus de Kidal, le MNLA affirme contrôler plusieurs autres zones au Nord

“Nous sommes prêts, tout de suite et à tout moment à mettre fin aux combats, à condition que l’armée malienne fasse de même”, a assuré Mossa Ag Ataher. “Notre objectif ce n’est pas de gagner des batailles, notre objectif c’est de gagner la paix, le développement et d’arracher les droits légitimes des peuples de l’AZAWAD”, a ajouté le porte-parole des mouvements, expliquant que “si l’armée malienne ne nous avait pas attaqué, on n’allait jamais ouvrir le feu à Kidal”.

Les représentants des groupes armés de l’AZAWAD ont aussi dressé le bilan des affrontements des derniers jours. Les forces de l’AZAWAD auraient enregistré deux morts dont un officier dans leurs rangs.

Du côté de l’armée malienne, il y aurait provisoirement une quarantaine de morts et autant de prisonniers selon le bilan des représentants des groupes armés de l’AZAWAD.

Le flou demeure cependant à propos de la mort des deux préfets, les groupes armées du Nord du Mali ayant démenti les accusations selon lesquelles ils ont été exécutés par eux.

“Au moment où je vous parle, il n’y a pas un seul soldat malien à Kidal”, désormais sous contrôle des groupes armés de l’AZAWAD, ont réaffirmé leurs représentants. “Toutes les positions de l’armée malienne ont été récupérées par les mouvements de l’AZAWAD” a déclaré le porte-parole du MNLA.

En plus de Kidal, les groupes armés de l’AZAWAD affirment occuper également Anefis, la région de Menaka jusque-là occupée par l’armée malienne et où des soldats maliens seraient réfugiés dans le camp de la MINUSMA, ainsi que d’autres positions à Ansongo, à la frontière du Niger, à Gao.

Le bilan donné par les représentants des groupes armés de l’AZAWAD fait état également de 50 véhicules 4X4 tout-terrain, 10 camions de transport de troupes et de matériel, 12 blindés et des tonnes de minutions et d’armes saisis.

Justin Yarga
Burkina 24


Justin Yarga

Journaliste web qui teste des outils de Webjournalisme et datajournalisme, Media strategy consultant.

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Il y a 5 commentaires

  1. Vraiment je suis avec int?r?t la situation socio politique au Mali. Je suis constern? qu'au vue de la situation que le Burkina Faso, mon pays tant aim? ne peut pas servir de base arri?re pour d?stabiliser un pays voisin, fr?re. Si nous burkinab?, nous voulons r?ellement manifest? notre soutien au peuple malien, je pense qu'il est temps de sortir et demander au gouvernement que ces responsables de guerre qui s?journent chez nous s'en aillent. Si le Burkina esp?re un jour vivre en paix c'est le moment de couper tout lien avec ces bandits arm?s sur le continent. Un adage de chez nous dit " si on fait du mal aux hommes lors de leur passage, il faut t'attendre ? ce mal ? leur retour". Bon entendeur salut!

  2. ? les conditions aujourd?hui ne sont pas r?unies pour qu?un premier ministre de Bamako pense qu?il est aussi premier ministre de la population de la population de Kidal ? ca veut dire quoi ? Que Kidal n’est plus au Mali ? Allez faire votre conf?rence de presse ? Kidal

  3. je comprend plus rien la. on nous laisse comprendre qu’un pays comme le Nigeria la premi?re puissance africaine n’arrive pas a faire face un groupe terroriste comme boko aram .ensuite on nous dit que l’etat malien n?arrive pas a faire face ? des rebelles touareg sur son territoire mais franchement on se fou de nous. quelle honte

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