Deux ans et demi après son lancement, Droit Libre TV s’étend à la CEDEAO

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WP_20140604_014Droit Libre TV, la téléphone poursuit son aventure de promotion des droits humains et de la liberté d’expression par la diffusion de contenu en ligne. Fort d’un succès surprenant, cette webtélé fortement liée au festival Ciné Droit Libre, s’étend désormais à tous les pays francophones de la CEDEAO.

Droit Libre TV aura bientôt trois ans, et les chiffres en terme d’audiences pour Droit Libre TV, au-delà des prévision de ses initiateur, sont de nature à satisfaire. Plus de 275 vidéo en lignes vues par 2 millions d’internautes pour 2000 visites quotidiennes. Des chiffres qui nourrissent surtout le rêve d’extension de la web télé à la CEDEAO, en l’occurrence aux pays francophones de cette espace. Le rédacteur en chef, Bakary Ouattara, et le Directeur artistique, Gidéon Vink, ont dévoilé cette extension en cours, ce mercredi 04 juin, à l’occasion du 10e festival Ciné Droit Libre qui se tient en ce moment à Ouagadougou depuis le 1er juin.

La web télé a déjà une présence au Mali, en Côte d’Ivoire et au Sénégal, avec des correspondants et la diffusion de contenu spécifique à ce pays, a rappelé son rédacteur en chef, Bakary Ouattara. La prochaine étape d’extension amorcée devra permettre de couvrir huit autres pays pour être présents dans tous les pays francophones de la CEDEAO, plus la Guinée Conakry. “On a voulu s’installer dans les pays où il manque une liberté de ton” a indiqué Gidéon Vink, qui cite en exemple le Togo où, tout comme le Niger, “les choses sont déjà en place”.

Cette nouvelle ambition se manifeste à travers un site relooké qui va afficher des rubriques et du contenu spécifique pour ces nouveaux pays, a annoncé l’équipe du média. Un travail spécifique de promotion du média est prévu dans ces pays, ainsi que des partenariats avec des médias et organisations de défense des droits humains.

Droit Libre TV comme le prolongement du festival Ciné Droit Libre

Selon Gideon, le gros du trafic vient des pays de la sous région qui ont accès à internet en haut débit comme le Sénégal et la Côte d’Ivoire, et aussi de la diaspora. Ce qui met une fois de plus en évidence l’environnement dans lequel la web télé mène ses activités, un environnement national marqué par les difficultés d’accès à internet.
Au début, rien n’était sûr. “On était pas très sûr que ça allait fonctionner, à cause des problèmes d’accès à internet” a avoué Gidéon Vink.

Même si le problème de l’internet reste encore, le fait de s’étendre à d’autres pays constitue une solution de contournement. Et pour toucher le maximum de personnes au niveau national, les responsables de la web télé ont produit des coffrets DVD contenant les films diffusés en ligne.

Malgré les difficultés liées à internet, diffuser en ligne est surtout capitale dans une perspective de contournement de la censure et pour tirer profit de la liberté de ton sur internet. Comment contourner la censure et permettre la diffusion de films censuré ou touchant à des sujets de droit de l’Homme? “On a pensé qu’internet était le meilleur moyen de le faire” a déclaré Gideon.
Le festival qui joue déjà ce rôle le fait bien, mais reste limité dans le temps à une semaine. D’où la raison d’être de la web télé qui répond au besoin de prolongement du festival dans le temps, avec la même vision et les mêmes objectifs.

Justin Yarga

Justin Yarga

Journaliste web qui teste des outils de Webjournalisme et datajournalisme, Media strategy consultant.

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